Collections et actualités des musées de la Ville de Liège

L’Académie royale des Beaux-Arts de Liège a 250 ans : 3 expositions à découvrir

La Ville de Liège, l’Echevinat de la Culture, l’Echevinat de l’Instruction publique et Académie royale des Beaux-Arts de Liège, célèbrent les 250 ans de cette dernière par le biais de trois expositions à découvrir de septembre 2025 à janvier 2026.

Histoire

L’Académie royale des Beaux-Arts de Liège – ou l’« Aca », comme l’appellent aujourd’hui familièrement celles et ceux qui la fréquentent – est la plus ancienne école de la Ville de Liège.
Elle fut en fondée en 1775, sous l’impulsion de François-Charles de Velbrück (1719-1784), alors Prince-évêque de Liège, homme des Lumières, grand protecteur des arts et initiateur de réformes en éducation. Le peintre Léonard Defrance (1735-1805) et le sculpteur Guillaume Evrard (1709-1793) firent partie de son premier corps professoral. Sous différentes appellations, en fonction des différents régimes politiques, l’institution fut liégeoise, française, hollandaise avant d’être belge. Aujourd’hui, elle regroupe trois établissements répartis sur deux implantations : le secondaire artistique, qui dépend du Centre d’enseignement secondaire Léonard Defrance, l’enseignement supérieur artistique, Beaux-Arts de Liège, et l’Académie royale des Beaux-Arts Horaire réduit.
Forte de ces 250 ans d’histoire, l’Académie a formé et continue à former des générations d’artistes qui font aujourd’hui sa réputation. D’autres ont produit, à Liège, des peintures qui ornent nos intérieurs, nos palais de justice, nos églises ou nos hôtels de ville, d’autres encore ont réalisé des illustrations, des caricatures, des bandes dessinées ou encore des sculptures dont certaines sont bien connues des Liégeoises et Liégeois : Li Torê des Terrasses, les Baigneurs devant l’hôpital de la Citadelle, le Charlemagne du Parc d’Avroy, les « Betchettes » du boulevard Frère Orban, les reliefs de la façade de l’Athénée de Waha, le Godefroid de Bouillon de la Place royale de Bruxelles ou l’Ambiorix de Tongres…

Trois expositions à Liège en 2025

Pour célébrer ces deux siècles et demi d’enseignement artistique, trois expositions sont proposées en étroite collaboration avec les trois établissements constitutifs de l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège, les Fonds Patrimoniaux de la Ville de Liège et le musée de La Boverie.

  • « L’Atelier de dessin » à la Galerie noire de La Boverie – Du 6/9/25 au 18/1/26

L’exposition « L’Atelier de dessin » organisée à la Galerie noire de La Boverie mettra en lumière une série de dessins rarement montrés et appartenant aux collections de la Ville de Liège. Ces dessins sont réalisés par des élèves, des professeurs ou des directeurs de l’Académie, parmi lesquels figurent Léonard Defrance, Emile Berchmans, Barthélemy Vieillevoye, Adrien de Witte, Richard Heintz et Draner. Un premier volet consacré aux artistes des 19e-20e siècles sera présenté en septembre et sera suivi d’une seconde partie, dès janvier 2026, consacrée aux artistes des 20e-21e siècles.

  • « Une école d’art sur quatre siècles » aux Fonds Patrimoniaux – Du 3/10/25 au 18/1/26

Les Fonds Patrimoniaux (Îlot Saint-Georges, 4000 Liège) présenteront l’exposition « Une école d’art sur quatre siècles » qui porte le nom de l’ouvrage éponyme de Philippe Delaite et Jean-Paul Depaire, paru en 2019, aux Éditions du Perron. Au travers de documents d’archives, d’affiches, de caricatures et de photographies d’époque, l’exposition retrace le parcours de l’institution. On pourra y découvrir que l’académie, au 19e siècle, avait son siège en Feronstrée avant de déménager en 1896 dans ses locaux rue des Anglais, que ces locaux ont servi d’hôpital de fortune au lendemain de l’armistice de 1918 où furent soignés 1159 soldats de toutes les nationalités, que la cour du bâtiment a accueilli les statues d’un pont des Arches qui avait sauté en juin 1914, que les caves de ce même bâtiment ont abrité Li Torê et la Vierge de Vinâve d’Île ainsi que la plupart des statues publiques en bronze pendant le seconde guerre mondiale… On y découvre aussi que la première intervention à Liège de Daniel Buren n’a pas eu lieu sur la verrière des Guillemins mais dans l’escalier de l’école 1979 et que l’Arc Majeur que Bernar Venet prévoyait d’élever près d’Auxerre, avait été présenté lors d’une conférence à l’académie en 1984, soit près de quarante ans avant qu’il ne puisse voir son projet aboutir sur l’E411 près de Rochefort.
Ouverture spéciale le dimanche 18 janvier de 14h à 17h . Visite guidée par les commissaires d’exposition à 14h30. Réservation souhaitée: fonds.patrimoniaux@liege.be

  • « Continuités » à la Galerie des Beaux-Arts (Rue Sœurs-de-Hasque, 4000 Liège) – Du 7/11 au 19/12/25

Continuités propose un dialogue engagé entre les collections du Musée des Beaux-Arts de Liège et des artistes issus des trois établissements de l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège. L’exposition entend mettre en évidence les filiations – visuelles ou thématiques – entre ces artistes qui ont tous·tes partagé à un moment donné un enseignement commun.
Onze œuvres des collections ont été sélectionnées, avec pour fil conducteur le fait que leurs créateur·trices ont arpenté les couloirs de l’institution, soit en tant que professeur·e, soit en tant qu’élève/étudiant·e. Elles entreront en résonance avec les créations de 18 artistes diplômé·es de l’Aca (ESAHR, ESA, Léonard de France) au cours de ces deux dernières décennies.
Organisée dans le cadre des 250 ans de l’institution, l’exposition se déroulera en deux temps. Deux dialogues différents, au départ de la même sélection patrimoniale, seront donc proposés pour une durée de 3 semaines chacun. Deux accrochages pour une mise en perspective des continuités entre passé récent, présent et futur.
Avec entre autres Karine Assima, Charles-Henry Sommelette, Jean-François Cuda, Patrice Turine, Honoré Ndayishimiye, Maria Vita Goral, Teresa Casares Montero, Anne-Sophie Fontenelle, Yann Freichels, Sarah Minutillo…
Et les œuvres de : Mady Andrien, Marc Angeli, Freddy Beunckens, René Debanterlé, Daniel Fourneau, Anne-Marie Klenes, Jacques-Louis Nyst, Pol Piérart, Jean-Pierre Ransonnet, Juliette Rousseff, Guy Vandeloise
Commissariat : Marc Sterkendries et Céline Eloy

Visite enfant : «  A la table de nos ancêtres »

Dans le cadre des Journées du Patrimoine en Wallonie 2025
Visite ludique à la découverte de l’évolution des pratiques alimentaires au fil du temps

Vaste site patrimonial au cœur de la Cité, le Grand Curtius réunit des bâtiments classés du 17e et 18e siècles.
De la Préhistoire à l’Art nouveau, les collections sont des témoignages d’art et d’histoire qui se racontent aux visiteurs. Dans le cadre du thème des Journées du Patrimoine, célébrant cette année la gastronomie, le musée propose un parcours ludique en famille.
Quelle vaisselle utilisaient les Gaulois ? Comment dressait-on la table au Moyen Âge ? Au 18e siècle, comment consommait-on les nouveaux produits exotiques comme le café ou le chocolat ? Découvrez les différents us et coutumes gastronomiques à travers l’histoire ! 

Informations pratiques
> Samedi 13 septembre 2025 de 11h à 12h et de 14h à 15h
> Grand Curtius
> Tarif : Gratuit
Réservation en ligne

Pour toute question : animationsdesmusees@liege.be ou +3242216832-37

Légende du visuel : Pieter Pieter Coecke van Aelst, La Cène, vers 1530, Beaux-Arts de Liège. Ce tableau est exposé dans les salles du Grand Curtius dédiées à la Renaissance.

Les Journées du Patrimoine en Wallonie dans les musées

Les 13 et 14 septembre, les Journées du Patrimoine sont consacrées, pour cette 37e édition, au patrimoine gourmand.

Au Grand Curtius, le samedi à 11h et 14h, partez en famille à la découverte de la table de nos ancêtres et des pratiques alimentaires de la Préhistoire à l’Art nouveau. Comment les Gaulois dressaient-ils leur table ? Quels produits exotiques découvrait-on au 18e siècle ?

Le dimanche à 11h, la conservatrice du département du verre Isabelle Verhoeven et l’historien de l’alimentation Pierre Leclercq proposeront la conférence dégustation « À votre santé ! Verres et boissons de 1900 aux années ’50 ».

À La Boverie, venez découvrir l’accrochage exceptionnel d’œuvres illustrant la gastronomie à travers les siècles : natures mortes, scènes de genre et vaisselle. Cette mini exposition est accessible le samedi et le dimanche des Journées du Patrimoine

Le musée du Luminaire et le musée Grétry seront également accessible gratuitement

L’accès aux différents musées et les animations sont gratuits.
Les visites guidées et la conférence sont accessibles sur réservation : https://shop.infinitix.be/MUSEEGRANDCURTIUS

Conférence/dégustation : A votre santé ! Verres et boissons de 1900 aux années ‘50

Dans le cadre des Journées du Patrimoine en Wallonie 2025
Conférence/dégustation d’Isabelle Verhoeven, Conservatrice du Département du Verre du Grand Curtius et Pierre Leclecq, Historien de l’alimentation. 

Le Grand Curtius présente des collections d’Archéologie, Armes, Art religieux, Arts décoratifs et Verre.
Dans le cadre du thème annuel « patrimoine gourmand », le musée propose un focus sur son extraordinaire collection du verre.
Témoin d’un art de vivre de la société, le verre à boire en illustre, au fil du temps, les modes et les goûts. Si le contenant est essentiel… le contenu l’est tout autant !
« Boire un verre » est un véritable rite social qui resserre les liens sociaux. Contenu et contenant partagent une histoire passionnante et innovante dès le 20e siècle.

Informations pratiques  

> le dimanche 14 septembre 2025 à 11h.
> A l’auditorium du Grand Curtius 
> Tarif : Gratuit 
Réservation en ligne

Pour toute question : animationsdesmusees@liege.be ou +3242216832-37

Légende des visuels Copyright Ville de Liège – Grand Curtius
– Carafe et verres du service « Eure », création J. Simon, Val Saint-Lambert, 1933-1939, cristal teinté topaze (ambre), soufflé et taillé de côtes plates.

Cinémusée : « Jan Hoet, Thank god for the gift »

Réalisateur : Luc Vrydaghs. Durée : 80′ – 2024 

Portrait d’un curateur et d’une époque où le talent permettait tous les abus.  

Jan Hoet, curateur anversois, a fait durant des années la pluie et le beau temps sur le monde de l’art contemporain. Adulé et haï, ce personnage haut en couleurs est sans aucun doute le protagoniste idéal pour un portrait édifiant. À son évocation, les adjectifs ne manquent pas : misogyne, charismatique, colérique, affectueux, il a fait et défait des carrières (et des vies) au gré de ses envies. À l’heure du #Metoo et des accusations pour abus de pouvoir de personnalités d’ailleurs présentes dans ce documentaire comme l’artiste Jan Fabre, le film montre une forme de domination et des pratiques qu’on espère bientôt révolues.  

Source : https://www.centredufilmsurlart.com/en/films/jan-hoet-thank-god-for-the-gift/

Le Service des Animations des Musées, en collaboration avec le Centre du Film sur l’Art, propose tous les 3e mercredis du mois une projection cinématographique ayant pour thème l’art. Au cours de ce cycle, une variété de sujets liés à l’art, aux artistes et aux mouvements artistiques sera explorée à travers des films soigneusement sélectionnés, destinés aux étudiants, aux passionnés et à tout un chacun. 

Informations pratiques

> Mercredi 17 septembre 2025 à 12h30
> A l’auditorium du Grand Curtius 
> Participation : 3€ 
Réservation en ligne.

Pour toute question : animationsdesmusees@liege.be ou +3242216832-37

Conférence  « Citytrip Verrier – Escale en France »

Conférence par Isabelle Verhoeven, Conservatrice du département du Verre, Grand Curtius 

Le verre filé dit de Nevers fait naître des figurines miniaturisées qui constituent une production singulière et attachante au 18e siècle. Terre d’activités verrières depuis le Moyen Âge, la Lorraine devient le théâtre d’un extraordinaire dynamisme aux 19e et 20e siècles.

Des exemples ? Le développement des cristalleries de Saint-Louis ou Baccarat au début du 19e siècle, le succès retentissant des œuvres japonisantes et Art nouveau de l’École de Nancy fondée par Gallé et, bien sûr, les créations de Lalique qui porte le verre Art déco à l’excellence.

L’art verrier s’épanouit également en d’autres régions de France. Legras, Goupy, Marinot ou Sabino installent leur atelier en région parisienne. En Normandie, Décorchemont métamorphose la pâte de verre en créations subtiles et poétiques. De nombreux artistes verriers expérimentent le façonnage à chaud, à Biot, dans le sud de la France.

Ne manquez pas le départ, à Liège, de ce tour de France singulier !  

« Des verres ? Je viens ! »  

Au chantier du tram succède le réaménagement du département du verre. Si la collection est toujours invisible, une série de rendez-vous offre l’occasion de poser notre regard sur ces précieux objets au travers de projections et d’une petite exposition montrant des œuvres sorties exceptionnellement des réserves. Ces conférences trimestrielles sont organisées le dimanche à l’auditorium du Musée. Cette année, elles s’articulent autour du thème de city trip verrier en Europe. 

Informations pratiques  

> Dimanche 21 septembre 2025 à 11h
> Auditorium du Grand Curtius 
> Participation : 5€ 

Réservation en ligne

Légende du visuel (Composition à partir d’oeuvres du Musée, de gauche à droite). Copyright Ville de Liège – Grand Curtius
– Emile Gallé, soliflore, v. 1910, verre soufflé, gravé à l’acide, 17 cm H, n° inv. 61/91 
– François Décorchemont, coupe en pâte de cristal, 1921, 7,5 cm H, n° inv. C/9 
– Jean Claude Novaro et Jean-Paul Van Lith, vase décoratif, 2e moitié du 20e s., création à Biot, verre soufflé, émaillé et doré, 12 cm H, n° inv. 81/254 

Trésors cachés de l’Institut archéologique liégeois

175 ans de l’IAL célébrés au Grand Curtius 

Naissance de l’IAL

Le 4 avril 1850, seize « amis du passé » se sont réunis dans les locaux de la Société d’Émulation à Liège pour jeter les bases d’une société savante ayant pour premier objectif de rechercher, rassembler et conserver les œuvres d’art et monuments archéologiques témoignant du passé liégeois. Cette mission figure toujours à l’article 1er des statuts de l’Institut archéologique liégeois (IAL), nom donné à la nouvelle association.

Très tôt dans son histoire et grâce à de généreux donateurs, l’IAL a pu rassembler de multiples objets relatifs, pour l’essentiel, au passé de la région liégeoise. Quelques œuvres majeures y figuraient déjà, comme le mausolée du prince-évêque Velbruck aujourd’hui en dépôt dans le cloître de la cathédrale ou bien le bas-relief de la Vierge de dom Rupert, l’un des chefs-d’œuvre des collections du Grand Curtius.  

L’exposition

Aujourd’hui, près de six cents pièces appartenant à l’IAL sont présentées dans le parcours permanent du Grand Curtius, des milliers d’autres sont en réserve. C’est un échantillon d’environ 250 pièces, et pas toujours des moindres, tirées de ces réserves qui seront présentées, parfois pour la première fois, dans l’exposition qu’organise le Grand Curtius à l’automne 2025, à l’occasion des 175 ans de l’IAL. Cette exposition a pour premier objectif de montrer la diversité des collections qui se sont développées au cours du temps grâce à des amis du passé liégeois soucieux de conserver les témoins de ce passé.   

L’exposition sera l’occasion de présenter les acquisitions récentes, avec des pièces souvent inédites, qui démontrent combien l’IAL reste actif quant à l’enrichissement des musées de Liège.   

Dans cette exposition jubilaire seront notamment présentées quelques pièces majeures des collections égyptologiques que l’IAL a reçues de son premier président, le baron d’Otreppe de Bouvette, en 1865. C’est la plus importante collection de ce genre en Wallonie. Par l’origine des objets, elle est même tout à fait complémentaire à la grande collection des Musées royaux d’Art et d’Histoire au Cinquantenaire.   

La plus ancienne pièce présentée à l’exposition sera un biface acheuléen, sorte d’outil à tout faire utilisé pour couper du bois, de la viande ou même à racler les peaux. Cet objet remonte à près de 300.000 ans et provient du quartier de Sainte-Walburge. Il fut donné à l’IAL par son découvreur, Marcel De Puydt, un pilier de l’Institut qui fut l’un des principaux fondateurs de la fameuse école liégeoise de préhistoire.  

En raison du rôle prééminent joué par l’IAL dans les fouilles archéologiques en province de Liège au 19e siècle, ses collections en la matière sont extrêmement riches et aident à comprendre le faciès culturel de nos lointains ancêtres. On trouvera dans l’exposition des artefacts non seulement préhistoriques, mais également des pièces gallo-romaines et mérovingiennes illustrant la vie quotidienne dans nos régions durant l’Antiquité et le Haut Moyen Âge. Ces objets rappellent l’importance de plusieurs sites archéologiques qui furent fouillés au XIXe siècle, comme la place Gît-le Coq Jupille ou encore les nécropoles mérovingiennes du Mont-Saint-Sauveur à Fallais et du Pré des Princes à Seraing.   

Des grands noms de la sculpture principautaire seront présentés, avec en premier lieu notre fameux sculpteur baroque Jean Del Cour, mais également des meubles liégeois du 18siècle,  relevant du rococo épanoui.

En peinture, on trouvera comme un condensé de l’histoire de la peinture liégeoise de la fin du XVIe à la fin du 18e siècle, avec des noms tels que Jean Ramey (élève de Lambert Lombard), Gérard Douffet (fondateur de l’école liégeoise du 17e siècle), François Walschartz (grand peintre caravagesque aujourd’hui presque complètement oublié),  mais aussi Walthère Damery, Jean-Guillaume Carlier, Louis Counet, Léonard Defrance ou encore Pierre-Michel de Lovinfosse. On trouvera encore des vues topographiques gravées de monuments liégeois ainsi qu’un dessin du Spadois Remacle Le Loup préparatoire à l’une des gravures des célèbres « Délices du païs de Liège ».  

Les verres et les céramiques constitueront deux sections majeures de l’exposition par le nombre et la qualité des témoins qui ont été sélectionnés.  

Les grès, la faïence et la porcelaine ne seront pas en reste ; on trouvera quelques-unes des rares pièces liégeoises du 18e siècle issues de la manufacture de Saint-Léonard, mais aussi des pièces provenant des manufactures de Meissen, Strasbourg, Septfontaines, Raeren, Tournai, Andenne, Bruxelles, Lunéville, Delft…, et enfin des pièces commandées par des Liégeois en Chine et au Japon.  

Quelques très belles pièces en verre confirmeront que le Grand Curtius détient l’une des plus conséquentes collections européennes de verres anciens. Pour rappel, le Musée Curtius fut à l’origine de la création de l’Association internationale pour l’Histoire du Verre. Les pièces exposées iront des verres 17e et 18e de la région mosane, dont de magnifiques témoins dits à la façon de Venise, à des pièces Art nouveau de Gallé, Lalique ou du Val Saint-Lambert.  

Bon nombre de pièces d’orfèvrerie civile liégeoise ont été acquises ces dernières années pour combler des lacunes de la collection, avec notamment des pièces d’orfèvres locaux qui n’y étaient pas encore représentés. La plupart seront exposées pour la première fois. Quelques pièces en étain, spécialement des étains de Liège et de Huy, évoqueront l’important don de plus de près de quatre cents pièces en étain dont le professeur Roger Lemaire a récemment fait bénéficier l’IAL.  

Cet ensemble sera complété par quelques documents manuscrits, comme un livre de recettes médicales du 17e siècle, une généalogie illustrée de la famille Curtius, la correspondance d’un imprimeur liégeois de la fin du 18e siècle et même des carnets de fouilles des pionniers de l’archéologie au pays de Liège.  

Enfin, une section ethnographique exhibera quelques objets sélectionnés au sein de la centaine que l’IAL a, de longue date, mis en dépôt au Musée de la Vie wallonne, institution la plus appropriée pour conserver des pièces de ce type. On trouvera, par exemple, dans l’exposition aussi bien un robinet du 17e siècle qu’un collier de chien du 18e ou un moule à couque et une enseigne de brasserie du XIXe. 

Enfin, un catalogue richement illustré sera publié à l’occasion de cet anniversaire.

Cette exposition est réalisée par le Grand Curtius avec la collaboration de l’Institut archéologique liégeois.

Commissaire d’exposition : Jean-Luc Schütz, Conservateur du département d’Archéologie du Grand Curtius

Infos pratiques

Gand Curtius
Du 26.09.25 > 11.01.26

Légende : Jean-Baptiste Van Loo, projet de calendrier pour le chapitre de la cathédrale de Saint-Lambert, détail, 1730, toile, 170 x 75 cm, Liège, Grand Curtius, inv. I/35/11 – Copyright Ville de Liège – Grand Curtius

Télécharger le dossier pédagogique de l’exposition

15 ans de la disparition de Corneille : conférence et courts-métrage à La Boverie

A l’occasion des 15 ans de la disparition de Guillaume Corneille, le musée de La Boverie et la Fondation Corneille vous propose deux événements :

Conférence de Cédric Pernot (Fondation Corneille) – Jeudi 18 septembre 2025 à 18h30
La conférence intitulée « Guillaume Corneille (1922-2010). Dans le sillage d’Ernest van Zuylen et de Fernand Graindorge » met en lumière les liens et les échanges entre trois figures majeures de la scène artistique liégeoise. Elle permettra de redécouvrir l’univers singulier et le parcours de Corneille, né à Liège, tout en soulignant l’influence déterminante d’Ernest van Zuylen et de Fernand Graindorge, ayant joué un rôle décisif dans le monde culturel à Liège, intégrant le Musée des Beaux-Arts de Liège (La Boverie) à la modernité. Cette rencontre apportera un éclairage précieux sur une période charnière de l’histoire artistique locale et sur l’héritage durable laissé par ces protagonistes.

Tarif : 3 € / 1,25 € article 27 / Gratuit pour les moins de 26 ans
Réservation en ligne : https://shop.infinitix.be/MUSEELABOVERIE/

Projections de 2 courts métrages – Jeudi 18, vendredi 19 et samedi 20 et dimanche 21 septembre 2025
Projections en boucle dans les collections permanentes de 2 courts métrages de 8 minutes présentant d’une part Corneille dans son atelier, et d’autre part, l’exposition CoBrA 1951 au Palais des B-A (Boverie).
Inclus dans le prix d’entrée aux collections permanentes : 5 € / 3 € /1,25 € article 27 / Gratuit pour les moins de 26 ans

Visuel : Guillaume Corneille, La Ville, huile sur toile, 1953, Musée des Beaux-Arts de Liège/La Boverie

Espace Jeunes Artistes : Michaël Lecomte

« Danser sur les volcans » naît d’une urgence. Celle de faire, de peindre, de dire. Du chaos oui – mais du chaos digéré.

C’est une peinture qui déborde du cadre, qui refuse la bienséance, qui ne cherche pas à séduire. Une peinture qui tape. Qui crie et qui sature.

Chiara Canullo Stefanelli

Michaël Lecomte
du 24 juillet au 14 septembre 2025
vernissage mercredi 23 juillet à 18h
Entrée Libre