Collections et actualités des musées de la Ville de Liège

Cinémusée : Ingres

Le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres, évoqué au travers de 2 films :

Ingres, le regard captif d’Alain Jaubert – 26’ – 1991

Parvenu au terme de sa carrière, Ingres rassemble, dans une toile amoureusement préparée, 25 femmes nues. Certaines évoquent des femmes de sa vie, d’autres sont inspirées par des gravures que le peintre collectionnait et qu’il reprenait régulièrement pour ses tableaux. L’examen des archives abondantes du peintre à Montauban et l’analyse en laboratoire permettent aujourd’hui de reconstruire l’histoire d’un tableau qui suscita autant la fascination – par exemple chez Picasso ou Man Ray – que la répulsion. Paul Claudel voyait dans Le Bain turc « une galette d’asticots ».

 

Ingres d’Hector Obalk – 26′ – 2009

En explorant de part en part les plus somptueux portraits du 19e siècle qu’Ingres nous a laissés, sans oublier ses dessins voluptueusement pointillés, il s’agira de montrer qu’un des peintres les plus réactionnaires de son temps n’a rien d’académique — mais qu’il a jeté les bases d’une esthétique de la photogénie contemporaine, selon cette course aux définitions toujours plus hautes de l’image, telle que nous la vivons aujourd’hui.

Mercredi 17 septembre
à 12h30 : Cinémusée Lunch avec projection du film, un sandwich et une boisson : 5 €
à 18h : Cinémusée classique avec projection du film et débat  : 3€

Cinémusée, c’est tous les 3e mercredi du mois au Grand Curtius

Apéro littéraire : André-Joseph Dubois et Jean Camille Kech

André-Joseph Dubois « Ma Mère, par exemple »| Weyrich Edition, 2014 428213_170380546409681_978842450_n

« Ni biographie, ni fiction » : c’est à une traversée du XXe siècle que nous convie A.-J. Dubois avec ce cinquième livre. En suivant sa mère, « par exemple », de la Belle Epoque aux années 2000, l’histoire vécue par les anonymes est restituée au fil des pages. Deux guerres mondiales, la survenue des Trente Glorieuses, l’émergence de la société de consommation, la transformation de nos quotidiens et de nos villes, tant d’autres choses qui ont jalonné le siècle. Et en filigrane, cette question qui court au long du texte : qu’est-ce donc qu’avoir été une femme « alors » ? Sous le scalpel du style, l’émotion affleure continuellement : c’est que, pour un fils, une mère n’est jamais une femme ordinaire. Et celle-ci n’a pas ménagé ses luttes, en dépit du « monde qu’on lui proposait », jusqu’à enfin réaliser, dans la dernière partie de sa vie, le rêve qu’elle poursuivait depuis l’enfance. André-Joseph Dubois a publié en 1981 un premier roman intitulé L’Œil de la mouche (Balland, Paris, réédition Espace Nord, 2013 ). Et si la conquête de la « belle langue », quand on est d’origine modeste, était une forme de trahison ? C’est cette question, celle de l’identité sociale, que posait le narrateur. En 1983, il fait paraître un deuxième roman qui rompt avec le classicisme apparent de L’Œil de la mouche par une écriture ostensiblement « baroque » : Celui qui aimait le monde (Balland, Paris, 1983). Ces deux livres ont marqué une certaine approche de la Wallonie dans les années 80. Après un silence de plusieurs décennies, André-Joseph Dubois revient à l’édition avec Les Années plastique et Le sexe opposé en 2013 (Weyrich,« Plumes du Coq »).

 

 

740754_464118513644988_1086533735_oJean Camille Kech L’odyssée galante | Les Editions Amalthée, 2013

«Son regard ne quittait pas ce petit coffre en cuir brun qu’elle crut fermer définitivement quelque vingt-sept longues années plus tôt. Et depuis lors, jamais plus elle n’y toucha !
Pourquoi ne pas tout simplement le détruire ?
Peut-être parce que cette valisette contenait les souvenirs intimes d’une tranche de sa vie. À moins que, ayant voulu tout oublier de cette période, elle oublia aussi l’existence de la valise ! Aujourd’hui, à l’âge de soixante-quinze ans, elle venait de la retrouver…»

Cette tranche de vie, c’est la passion qu’elle vécut, sept années durant, avec Étienne, à l’époque Directeur général du Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie à Paris. Il était français et marié ; elle était italienne et célibataire. Leurs professions leur permirent de se retrouver pour vivre leur amour profond dans de nombreuses villes d’Europe où ils se trouvaient confrontés à la civilisation de cette fin de XXème siècle. Plus que le récit d’un amour avorté mais jamais effacé, leur histoire est le prétexte à l’observation, l’analyse et la critique des événements psychologiques, politiques, économiques, philosophiques et sociaux d’un pan de l’Histoire.

Installé à Liège, en Belgique, l’auteur a enseigné dix ans dans le secondaire avant de travailler dans divers Cabinets ministériels. Président de l’Association européenne des Enseignants, il se déplaçait de réunions en réunions, un peu partout en Europe, ce qui, une fois retraité, lui a inspiré l’idée de cet ouvrage.

 

Rencontre animée par Christian Libens

Vendredi 26 septembre à 18

Grand Curtius Féronstrée 136 4000 Liège

 

Gratuit

Visite thématique : Beauté – parures et mode

Tous les 3e dimanches du mois, venez (re)découvrir les collections des musées autrement. Chaque mois, un thème est mis à l’honneur, analysé, décortiqué, mis « sous la loupe ». Une manière originale d’approfondir les richesses de notre patrimoine muséal.

Le Grand Curtius vous invite à découvrir les modes et habitudes vestimentaires d’un autre temps.

Dimanche 21 septembre 2014
Visite de 1h30
Rdv à 14h à l’accueil du musée
Inscription Office du Tourisme 04/221.92.21

Au Grand Curtius
Féronstrée, 136
4000 Liège

Tarifs : 10€/ adulte et 6€/enfant – 12 ans

Journée du patrimoine

A l’occasion des journées du Patrimoine les samedi 13 et dimanche 14 septembre,  les musées communaux sont accessibles gratuitement (collection permanente).

Profitez également au Grand Curtius d’une visite guidée gratuite le samedi et dimanche à 14h et 16h00.

Thématique : au travers de la guerre

Dieudonné Lambrecht, fondateur et dirigeant d’un réseau de renseignements opérationnel dès décembre 1914, est arrêté le 25 février 1916 et fusillé par les Allemands à la Chartreuse le 18 avril. Le monument commémoratif de la place Saint-Barthélemy rend hommage à son courage et à celui de 47 autres fusillés. Le Grand Curtius conserve une des plus grande collection d’armes. En prélude à l’ouverture d’un nouveau département d’armes militaires , le musée propose au public de découvrir une sélection d’armes liées à la première Guerre Mondiale. 

Créamusée : Les impressionnistes

Tous les premiers dimanches du mois, les musées sont accessibles gratuitement. Une bonne occasion de vivre le musée autrement et de découvrir en famille les ateliers créatifs ! Petits et grands sont ainsi invités à laisser parler l’artiste qui sommeille en eux…

Organisé dans le cadre de l’expo « Un siècle de peinture belge« , cet atelier  sera consacré aux techniques des Impressionnistes et des Pointillistes.

 

Dimanche 5 octobre entre 14 et 17h

au BAL, Féronstrée 86, 4000 Liège

Dès 5 ans (accompagnés des parents)

Entrée et participation GRATUITES

Pas d’inscription

La Nocturne des musées

à l’occasion de la Nocturne des Coteaux 2014, le Grand Curtius, le Musée d’Ansembourg, le Musée des Beaux-Arts (BAL) et le Musée du Luminaire (MULUM) sont gratuits de 18h00 à 22h00. A la lueur des bougies, venez (re)découvrir les musées du coeur historique.

Au Grand Curtius

Installation interactive de l’artiste liégeois Gyuri Macsai en collaboration avec le collectif 3Kd. Basée sur le principe de l’arythmie, des capteurs, dans la cour principale du musée, convertissent les pulsations cardiaques des visiteurs en son et en lumière. La chorale Musica Cantica (Eupen) enchante la cour du musée. Ce choeur mixte reprend des cantiques a capella, mais aussi des morceaux de jazz et de la musique d’aujourd’hui. . Spectacle : 20h30 et 21h30

 

Au Musée d’Ansembourg

Écrin préservé de la vie bourgeoise du XVIIIe siècle, le Musée d’Ansembourg est un témoin exceptionnel de l’art décoratif liégeois. à l’occasion des Coteaux, la cour et le rez-de-chaussée du musée sont accessibles gratuitement.

 

Au Musée des Beaux-Arts (BAL)

L’exposition Un siècle de peinture belge. Rencontre entre deux collections offre un regard croisé sur la collection Belfius et celle du BAL. La salle Saint- Georges est accessible durant la Nocturne.

 

Au Musée du Luminaire (MULUM)

Le Musée du Luminaire offre un incroyable voyage dans l’histoire de l’éclairage. à l’occasion de la Nocturne venez faire toute la lumière au MULUM. Dans le cadre exceptionnel de l’areine de Richonfontaine, Rumelin emmène petits et grands dans les contes et légendes de chez nous. Contes : de 20h00 à 22h00

Espace Jeunes artistes : Anne Denis

 

Chaque mois, des artistes liégeois, œuvrant dans le domaine des arts plastiques, ont l’opportunité d’accéder à un espace d’exposition au sein de la Salle Saint-Georges.Ce projet s’adresse aux artistes, mais aussi à ceux dont la démarche, indépendamment de l’âge, est récente/nouvelle et qui n’ont pas ou peu proposé d’exposition à titre personnel. Un comité de sélection se réunit plusieurs fois par an et est seul juge dans le choix des artistes sélectionnés.

 

Au Beaux-Arts de Liège (BAL)
En Féronstrée, 86
4000 Liège
www.lesmuseesdeliege.be

Du 4 septembre au 19 octobre 2014
Tarif: Gratuit
Renseignements:
jeunesartistes@liege.be
04/221 93 23

Les tableaux de Lucerne sous la loupe

Analyses du Centre Européen d’Archéométrie

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Dans le cadre de l’exposition « L’Art dégénéré selon Hitler »  qui se tiendra à la Cité Miroir à partir du 17 octobre 2014, le Centre Européen d’Archéométrie de l’Université de Liège a entrepris une analyse scientifique complète des tableaux issus de la vente de Lucerne en 1939 et qui sont conservés au Musée des Beaux-Arts de Liège.

Ces tableaux sont classés comme Trésor de la Communauté Française depuis 2010. Il s’agit d’un ensemble de 9 tableaux réalisés par des peintres prestigieux, à savoir : Picasso, Gauguin, Chagall et Pascin, Laurencin, Lieberman, Kokoshka et Ensor.

En étudiant ce groupe d’œuvres par le biais de techniques d’examen et d’analyse scientifiques nous cherchons à apporter un regard nouveau sur la technique picturale de ces grands artistes du 20è siècle, au cours duquel s’opére le renouvellement de la palette des peintres. L’étude archéométrique de chacune de ces œuvres nous permettra d’identifier et de comparer les matériaux utilisés par leurs auteurs et par conséquent de mettre en avant l’idiosyncrasie de chacun, non pas d’un point vue stylistique mais technique. Ce projet s’inscrit également dans une  recherche en conservation préventive étant donné que plusieurs de ces tableaux présentent les signes typiques d’altérations imputables à l’utilisation de matériaux modernes. Par exemple, le palissement et la transparence accrue du fond bleu de La famille Soler par Picasso pourrait résulter des effets délétères de la combinaison du blanc de zinc et du bleu de Prusse.

David Strivay