Collections et actualités des musées de la Ville de Liège

Conférence « Cornelis Cort, graveur d’après l’Antique : l’exemple du Spinario »

Conférencier : Alec MONCOUSIN, Etudiant du Séminaire de Master en Histoire de l’art des Temps modernes (ULiège)
Conférence du cycle de conférences «Gravures anciennes Enquêtes de sens»

Qu’est-ce qu’une gravure ? Comment aborder la question de son authenticité, de sa datation ? Comment identifier son auteur ? Enquête, loupe en main, en compagnie de jeunes historiens de l’art, sur une sélection de gravures anciennes du Musée Wittert de l’Université de Liège. Une belle occasion de découvrir que toute gravure raconte une histoire, recèle un sens et même parfois plusieurs couches de sens.

Apprendre à examiner, déchiffrer et comprendre des gravures anciennes : tel sera l’objectif de ce cycle de six conférences co-organisé par le Grand Curtius et le Musée Wittert (« Wittert Project » porté par le Service d’Histoire de l’Art des Temps modernes) en février-mai 2023. Elles permettront au public de s’initier à l’étude de gravures anciennes aux côtés des étudiants du Séminaire de Master en Histoire de l’art des Temps modernes et de leur professeure, Dominique Allart.

Le cycle portera sur les œuvres d’un graveur mythique du XVIe siècle, Cornelis Cort, l’un des principaux centres de production d’estampes en Europe à cette époque. Cort devint le graveur attitré du Titien et fit une carrière brillante en reproduisant en gravure les chefs-d’œuvre de la Renaissance italienne.

Infos pratiques

> Conférence «Cornelis Cort, graveur d’après l’Antique :  l’exemple du Spinario» 
> Jeudi 16 mars 2023 à 18h30
> Auditorium du Grand Curtius
> 5 eur / gratuit pour les étudiants
Inscription souhaitée en ligne ! ou via : animationsdesmusees@liege.be +3242216832-37

Visuel : (Détail d’après) Cornelis Cort, d’après une statue antique, Jeune homme assis se tirant une épine du pied (le Spinario), gravure au burin, 282 x 198 mm, s.d., Liège, Musée Wittert, inv. 1648. © Musée Wittert ULiège

Visite en famille : le musée et la lumière

Depuis la Renaissance, les artistes cherchent à traduire en peinture un miroir du monde. La lumière leur permet de rendre crédible l’atmosphère et l’espace de leurs œuvres. De plus, ils utilisent la lumière comme un outil afin de diriger le regard du spectateur et susciter diverses émotions. Au fil du temps, la perception de la lumière évolue et avec elle, les préoccupations des artistes.

Dimanche 12 mars à 14h
Rendez-vous à l’accueil du musée
10 euros adulte / 6 euros enfants

Réservation en ligne

Espace Jeunes Artistes : Clarisse Thomas

« La gravure contemporaine a accepté le concept « d’accident », non pas comme stratégie de travail, mais plutôt comme élément possible d’une œuvre plasticienne.
La gravure qui fut l’art de la technicité a trouvé dans cette notion les moyens de transcender celle-ci.
Clarisse THOMAS a pris comme point de départ un voyage à Lisbonne, qu’elle visite par trois fois, à trois âges différents, entourée de personnes différentes.
Son sujet n’est bien sûr pas Lisbonne.
Le sujet est la question de la mémoire. Quelle est-elle, qu’en faisons-nous, qu’en reste-t-il ?
Elle a choisi pour médiums l’image imprimée et la photographie.
C’est surtout la plaque de cuivre qui été son terrain de jeu. Une fois imprimées, elles ont été exposées tels les stigmates d’un réel advenu.
Chacun de ces supports dira autrement la mémoire. Le papier japon, la fragilité du temps, support de trace laissée par l’encre déposée dans le creux du cuivre. Le papier multigrade RC où le noir prend corps.
Travail concis, où chaque élément forme une somme, la somme du temps qui nous est compté. »
Maria Pace

A La Boverie
Du 2 février au 2 avril 2023
vernissage le 1er février à 18h
Entrée gratuite

De lignes et de formes

LA NOUVELLE SÉLECTION D’ŒUVRES SUR PAPIER À DÉCOUVRIR DANS LA GALERIE NOIRE

La collection du Cabinet des Estampes et des Dessins s’étend du 16e siècle à nos jours, avec plus de 50 000 œuvres.
La sélection présentée dès le mois de février 2023 dans la Galerie noire du musée, s’interroge sur le vocabulaire formel que des artistes tant liégeois qu’étrangers ont mis en place dans leurs travaux graphiques tout au long du 20e siècle, en adéquation avec une nouvelle conception du monde.

En rupture avec la vision traditionnelle de l’art comme imitation du réel, les artistes se repositionnent par rapport aux recherches chromatiques et formelles pour elles-mêmes. Autour de 1910, ils se livrent alors arbitrairement aux jeux des lignes, des formes et des couleurs. En effet, le néo-plasticisme  propose de créer un forme artistique au départ d’éléments purs, dont l’ordre régi par l’Homme s’oppose au foisonnement de lignes brisées et courbes. C’est l’abstraction,  tournant majeur que l’art prend au seuil d’un siècle qu’elle marquera d’une empreinte profonde jusqu’aujourd’hui.

Au fil de cette longue évolution de près d’un siècle, les artistes réinventent le langage de l’émotion par de grands aplats colorés composés de formes géométriques ou libres. Certains créent un langage formel puissant, ordonné par des lignes et des couleurs dites « pures », d’autres s’attellent à simplifier au maximum leurs formes vers une stylisation du langage pictural.

D’autres encore introduisent le mouvement par des vibrations chromatiques formelles, voire musicale. Ces expériences nourrissent une esthétique qui se diffuse par divers relais : la critique d’art, la conversation d’atelier et les traités d’artistes.

Par la multitude de formes d’abstraction, les artistes explorent ainsi de nouvelles voies et emmènent le public dans un univers où les repères s’ouvrent vers des champs plus larges.

INFOS PRATIQUES
A voir dans la Galerie noire (collections permanentes)

Festival « Le printemps Simenon »

L’année 2023 marque les 120 ans de la naissance de Georges Simenon, le romancier de langue française le plus vendu, traduit et adapté du vingtième siècle. Sa ville natale, Liège, entend célébrer cet événement. Pendant quatre jours, du 8 au 11 mars 2023, la Cité Ardente lui rend hommage avec une toute nouvelle initiative, un festival, Le Printemps Simenon. Ce dernier a pour ambition de faire découvrir et redécouvrir l’œuvre de Simenon au travers d’expositions, de rencontres littéraires, de projections cinéma, de conférences et d’une balade thématique.

À son initiative, John Simenon, par l’intermédiaire de sa société Simenon.tm et l’Université de Liège, en étroite collaboration avec la Ville de Liège. La grande majorité des événements inscrits au programme sont gratuits et accessibles sans réservation. Ils s’adressent à tous les publics et privilégient la convivialité et le plaisir de la rencontre et de l’échange.

Plusieurs événements se déroulent au Grand Curtius :

  • L’exposition « Simenon. Images d’un monde en crise ». Du 8 mars au 27 août 2023
  • Rencontres littéraires les 9 et 10 mars à 14h et 16h
  • Conférence « SIMENON, DU ROMAN DUR À LA BANDE DESSINÉE ». Découvrez les coulisses d’une adaptation de roman en bande dessinée avec l’équipe de Dargaud. Animation par Thierry Bellefroid – Mercredi 8 mars à 14h

A voir aussi aux Fonds Patrimoniaux :

  • L’exposition « SIMENON, DU ROMAN DUR À LA BANDE DESSINÉE ». Découvrez des planches issues des 3 bandes dessinées à paraître cette année chez Dargaud en lien avec Simenon.

Programme complet : https://www.printemps-simenon.com

Simenon, du roman dur à la bande dessinée

Exposition aux Fonds patrimoniaux
8.03 >12.05.2023

Auteur prolifique, Georges Simenon a touché à tous les genres de récits en prose : contes, nouvelles, récits de voyage, reportages, autobiographie… et bien sûr romans. C’est d’abord sous différents pseudonymes qu’il écrit, au cours des années 1920, près de deux cents romans populaires. Puis, parmi les livres publiés sous son nom propre à partir de 1929, on distingue la série des Maigret – 75 romans et 28 nouvelles – des « romans durs », qui ne mettent pas en scène le célèbre commissaire et ne relèvent pas, dans leur grande majorité, du genre policier.

S’il les a appelés « durs », c’est qu’ils étaient « durs à écrire », confie John Simenon, le fils du romancier, alors que l’écriture d’un Maigret s’apparentait presque à des vacances. Ce terme de « dur » convient aussi parfaitement au style de l’écrivain, précis et tranchant, ainsi qu’aux atmosphères des romans et à la vérité qu’y peint Simenon : celle d’une humanité nue et dépouillée, que des circonstances poussent à aller au-delà d’elle-même.

Convaincu que des adaptations de « romans durs » en bande dessinée s’imposent avec la même légitimité que celles qui se font depuis toujours pour le cinéma, la radio ou la télévision, John Simenon initie avec Jean-Luc Fromental et José-Louis Bocquet deux projets aux éditions Dargaud : la réalisation d’une bande dessinée biographique et une série de huit adaptations. Les trois premiers albums dont la parution est attendue dans le courant de 2023 seront présentés aux Fonds patrimoniaux, à travers une sélection de planches originales et documents préparatoires de Jacques de Loustal et Christian Cailleaux, d‘impressions du travail en cours de Bernard Yslaire :

– « Simenon l’Ostrogoth » de José-Louis Bocquet, Jean-Luc Fromental, John Simenon et Jacques de Loustal
– « Le Passager du Polarlys » de José-Louis Bocquet et Christian Cailleaux
– « La Neige était sale » de Jean-Luc Fromental et Bernard Yslaire

Cette exposition est agrémentée d’une sélection de publications, affiches et documents des Fonds patrimoniaux offrant un aperçu de la diversité de la production de George Simenon et illustrant les liens qu’entretient avec lui sa ville natale.

Réalisée en collaboration avec les éditions Dargaud, cette exposition est présentée dans le cadre du Festival « Le Printemps Simenon », un événement culturel ambitieux autour de Georges Simenon et son œuvre organisé par John Simenon, par l’intermédiaire de sa société Simenon.tm, et l’Université de Liège, en étroite collaboration avec la Ville de Liège.

Programmation de Festival : https://www.printempssimenon.com

Détails des œuvres exposées

  • « Simenon, l’Ostrogoth » de José-Louis Bocquet, Jean-Luc Fromental, John Simenon et Jacques de Loustal : 10 planches originales et leurs crayonnés, le cahier de storyboard des cahiers 1 et 2, la couverture et l’esquisse du cahier 1/3.
  • « Le Passager du Polarlys » de José-Louis Bocquet et Christian Cailleaux : la couverture, 10 planches originales, 8 croquis préparatoires.
  • « La Neige était sale » de Jean-Luc Fromental et Bernard Yslaire : reproductions de planches.

Infos pratiques

Du 8.03 au 12.05.2023

Ouvert du lundi au vendredi de 10h30 à 17h
Ouverture exceptionnelle le samedi 11 et le dimanche 12 mars de 10h30 à 17h

Entrée libre

Fonds patrimoniaux

Ilot St-Georges. Accès via la rue St-Georges (dalle) – 4000 Liège
04/221.94.72 | fonds.patrimoniaux@liege.be

Évènements aux Fonds patrimoniaux

> Vernissage le 8.03 à 16h30

> COMPLET ! Rencontre avec Jacques de Loustal le 9.03 à 10h | Gratuit | Sur réservation via fonds.patrimoniaux@liege.be

> COMPLET ! Rencontre avec Christian Cailleaux le 9.03 à 14h | Gratuit | Sur réservation via fonds.patrimoniaux@liege.be

Évènements liés

> Conférence « Simenon, du roman dur à la bande dessinée » animée par Thierry Bellefroid, en présence de José-Louis Bocquet, Jean-Luc Fromental, John Simenon, Christian Cailleaux, Jacques de Loustal et Bernard Yslaire, le 8.03 de 14h à 16h dans l’auditorium du Grand Curtius (Accès par le quai de Maestricht, 13 – 4000 Liège)

> Colloque « Du roman dur à la bande dessinée : adapter Simenon » animé par Jan Baetens et avec la participation de José-Louis Bocquet, Jean-Luc Fromental, Christian Cailleaux et Bernard Yslaire, le 9.03 de 11h à 12h30 à la salle Bovy (Complexe Opéra – 4000 Liège).

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Simenon, images d’un monde en crise

Photographies 1931-1935

Entre 1931 et 1935, Georges Simenon a voyagé à travers le monde et en a rapporté des reportages, des romans et, on le sait moins, des milliers de photographies, souvent de très grande qualité. C’est une sélection de celles-ci qui est présentée au Grand Curtius, au gré d’un parcours qui pose la question suivante : que nous dit Simenon photographe de Simenon romancier et reporter ? Comment chez lui l’image complète-t-elle ou éclaire-t-elle le travail d’écriture ?

Les motivations de Simenon pour voyager étaient en effet multiples : voir le monde, « vivre toutes les vies », découvrir, derrière la diversité des lieux et des coutumes, ce qu’il appellera plus tard « l’homme nu ». Ce que laissent pourtant apparaître ces clichés, c’est l’inquiétude d’un regard, hanté par le souvenir de la Première Guerre et habité par la crainte de la suivante : effets dévastateurs de la grande crise, rencontre brutale de la modernité triomphante et des modes de vie traditionnels, images obsédantes des grandes migrations,…

Ces photographies donnent donc à voir un Simenon immergé dans son époque et observateur de l’Histoire en marche, tout en fournissant le décor vrai de certains de ses plus grands romans tels que Le Coup de luneLes Gens d’en faceLes Clients d’Avrenos ou Quartier nègre. Mais le Simenon qui fixe ainsi sur la pellicule les images d’un monde voué à disparaître dans le cataclysme de la Seconde Guerre mondiale prépare aussi son œuvre romanesque de l’après-guerre en se lançant « à la recherche de l’homme nu », c’est-à-dire d’un homme de partout et de nulle part, tel qu’il apparaît une fois débarrassé de ses attributs de rang, de caste ou de race, seul horizon de réconciliation possible dans ce monde en crise.

  • Commissariat : Prof. Benoît Denis (Faculté de Philosophie et Lettres, ULiège) – Directeur du Fonds Simenon, ULiège
  • Fonds Simenon Patrimoine de la Fondation Roi Baudouin, avec l’apport de Simenon.tm. 

Festival « Le Printemps Simenon »

L’exposition Simenon, images d’un monde en crise s’inscrit dans le cadre du Festival « Le Printemps Simenon » qui se déroulera du 8 au 11 mars 2023. Son programme diversifié permettra de découvrir ou redécouvrir l’œuvre de l’écrivain, d’origine liégeoise, mondialement connu. 

John Simenon, par l’intermédiaire de sa société Simenon.tm, et lUniversité de Liège s’associent pour organiser au printemps prochain, en étroite collaboration avec la Ville de Liège, un événement culturel ambitieux à Liège autour de Georges Simenon et de son œuvre.

Parmi les événements du programme : « Simenon, images d’un monde en crise », une exposition autour de l’œuvre photographique de Georges Simenon au Grand Curtius, du 8 mars au 27 août 2023, une exposition de BD sur Georges Simenon, aux Fonds Patrimoniaux, la refonte du parcours touristique Simenon en Outremeuse et la visite de La Caque sur le mode d’une balade numérique, des rencontres avec des créateurs de BD, des rencontres littéraires, des projections de films aux cinéma Les Grignoux, un colloque. 

Tous les événements seront progressivement annoncés et détaillés sur le site internet du Festival «Le Printemps Simenon»  : https://www.printempssimenon.com

Infos pratiques

Tarifs exposition « Simenon, images d’une monde en crise »

  • Adultes : 10 €
  • Seniors/groupes : 8 €
  • Sans emploi : 2 €
  • Article 27 : 1,25 €
  • Jeunes < 26 ans : gratuit
  • Profs : gratuit
  • Accompagnateur PMR : gratuit
  • Presse : gratuit

Tarifs combinés exposition « Simenon, images d’une monde en crise » et collections permanentes du Grand Curtius

  • Adultes : 12 €
  • Seniors/groupes : 10 €
  • Sans emploi : 4 €
  • Article 27 : 1,25 €
  • Jeunes < 26 ans : gratuit
  • Profs : gratuit
  • Accompagnateur PMR : gratuit
  • Presse : gratuit

> Exposition Simenon, images d’un monde en crise : du 8 mars au 27 août 2023
> Infos sur les activités programmées dans le cadre de l’exposition prochainement en ligne et sur Le Grand Curtius | Liège | Facebook

Légendes et copyrights : 
  • G. Simenon, Enfants dans un quartier pauvre de Vilnius, alors ville polonaise, Mars 1933 © Simenon.tm / Collection Fonds Georges Simenon ULiège

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Expo « Collectionneuses Rothschild » : nocturne le 4 février

Passer la soirée au musée ? C’est possible, ce samedi 4 février !

L’exposition Collectionneuses Rothschild sera accessible jusqu’à 21h (dernières entrées à 20H30).

Petit bonus lors de la soirée, à 18H30, les poètes de « l’atelier d’écriture poétique » mettront en voix leurs productions.

Infos : www.laboverie.com

Réservations des tickets pour la nocturne : https://billetterie.laboverie.com/

Atelier d’écriture poétique

Le 4 février, La Boverie propose un atelier de création collective de textes poétiques autour de l’expo Collectionneuses Rothschild mené par la poétesse Catherine Barsics.

L’atelier se poursuivra dans la soirée par la lecture des textes, accessible à tous.

Pour participer à l’atelier, inscription sur www.laboverie.com
Atelier de 10h à 17 – lecture des textes dans l’exposition de 18h30 à 20h
Tarif : 20 euros la journée (entrée à l’expo comprise) – lectures des textes uniquement : gratuit à l’achat du ticket d’entrée à l’exposition