Collections et actualités des musées de la Ville de Liège

Espace Jeunes Artistes : Florence Marchand

WILD WILD WEST…
Les Bons, les Brutes et le Truand

Artiste textile autodidacte et infirmière, Florence Marchand propose une installation mêlant culture populaire et savoir-faire de grands-mères.
Une œuvre qui nous confronte à nos émotions contradictoires, à la fois ludiques et nostalgiques de nos soirées télé familiales devant le Western de 20h avec nos rêves de héros justicier et de grand Ouest sauvage, mais aussi sources de réflexion sur le prix de la « conquête américaine », entre génocide et soft-power.

La Boverie
Du 5 mars au 26 avril 2026
Vernissage le 4 mars à 18h
Entrée gratuite

Doisneau. Regards croisés

« Je ne regarde mes vieilles photographies que par nécessité. L’examen, à chaque fois, me charge de cette nostalgie qui apporte tout ce qui évoque une jeunesse enfouie. Seules sont supportables celles où je retrouve ma maladresse de débutant, comme on retrouve avec émotion un devoir scolaire bourré de fautes d’orthographe. » – Robert Doisneau.

…nostalgie…une jeunesse enfouie…

Il était, donc légitime que des étudiants en photographie confrontent leurs regards présents à l’ombre de la luminosité humaniste de celui qui photographiait «  à l’imparfait de l’objectif ».

DEUX ÉCOLES, UN PROJET, UNE SOURCE D’INSPIRATION

Dans le prolongement de la rétrospective Robert Doisneau. Instants donnés, La Boverie accueille une exposition de photographies réunissant les étudiants de l’Académie des Beaux-Arts de Liège et de l’ESA Saint-Luc.

Inspirés par l’univers de Robert Doisneau, les étudiants ont été invités à confronter leur pratique à celle du photographe, non pas dans une logique d’imitation, mais comme un point de départ pour affirmer leur propre langage. À partir des thèmes chers à l’artiste – la rue, l’enfance, les rencontres, la tendresse, la fragilité humaine – chacun a exploré ce qui, dans son regard et sa sensibilité, entre en résonance avec l’œuvre de Robert Doisneau.

Présentée dans l’espace Roseraie, l’exposition invite à découvrir le regard unique de chaque étudiant sur le monde qui nous entoure.

La Boverie, Liège
Du 20 février au 19 avril 2026
Vernissage le 19.02 à 18h
Entrée gratuite

250 ans de l’Académie royale des Beaux-Arts : L’Atelier de dessin – Volet 2

La Ville de Liège, l’Echevinat de la Culture, l’Echevinat de l’Instruction publique et l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège, célèbrent les 250 ans de cette dernière.

Fondée au 18ᵉ siècle, l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège, doyenne des écoles de la Ville et véritable pilier de l’enseignement artistique en Belgique, célèbre ses 250 ans d’existence. À l’occasion de cet anniversaire, les Musées de Liège organisent, en collaboration étroite avec l’Institution, un ensemble d’expositions programmées tout au long de l’année 2025-2026.

Après le premier volet présenté, jusqu’au 18 janvier 2026, à la Galerie Noire, au sein des collections permanentes du Musée de La Boverie, et consacré aux artistes de l’atelier de dessin de l’Académie (du 18ᵉ au début du 20ᵉ siècle), une seconde partie prend place du 24 janvier au 10 mai 2026. L’exposition « L’Atelier de dessin » met à l’honneur les créateurs issus de l’atelier de dessin au milieu du 20ᵉ siècle.

Ouvert depuis la fondation même de l’Académie, l’atelier de dessin constitue un passage incontournable pour toutes les sections artistiques. Cette nouvelle exposition invite le public à découvrir les artistes qui ont marqué leur époque et dont les œuvres enrichissent aujourd’hui les collections du Musée des Beaux-Arts de la Ville de Liège. Parmi la sélection, des œuvres de Joseph Bonvoisin, Marcel Caron, Luc Lafnet mais aussi Jacques-Louis Nyst, Jacques Lizène ou encore Fanny Germeau. 

Informations pratiques :

  • La Boverie – Galier Noire
  • Exposition visible du 24/01/26 – 10/05/26 – Fermé le 1er mai 2026.
  • Accessible sur base d’un billet d’entrée aux collections permanentes, du mardi au dimanche de 10h à 18h.

A gauche : F. Germeau, Retrouvailles, 1980-90, fusain, don de l’artiste en 1988 – A droite : J. L. Nyst, Sans titre (Arbre et panier), non daté, gouache et lavis, legs de l’artiste

Espace Jeunes Artistes : Maud Le Bel

INNER QUEST


Au cœur du pays de Herve, une étoile (une météorite ? *) s’est plantée dans la campagne de Soiron.

Maud Le Bel – palindrome prédestiné !! – ingénieure géologue et peintre autodidacte, creuse le sol, débusque les sources, détaille les végétaux, piste les ruisseaux de nos forêts d’Ardenne.

Dans un foisonnement de couleurs, – aucun pixel ne lui échappe – elle met à jour les naissances, les détours des ruisseaux, leurs parcours serpentés.

Observatrice des minéraux et des végétaux, son propos de peintre va au-delà de la représentation. Inscrite à l’Académie des Beaux-Arts de Liège en 2020, elle a fait sienne la tradition picturale des maîtres wallons, de Richard Heintz à Auguste Donnay mais ce sont désormais les interprètes contemporains de l’évocation de la nature : Per Kirkeby, Cy Twombly, Peter Doig, et, chez nous, Jean-Pierre Ransonnet… qui guident ses recherches.

Les traces et correspondances qu’elle établit entre le monde minéral et organique situent subtilement l’humain à sa juste place de fragment infime d’un tout qui le dépasse.

Vibrant hommage à la nature et tout ce qu’elle comporte, elle organise les liens indissolubles entre terre et ciel, elle appelle au sauvetage, s’il est encore temps, de notre mère nature.

Plongés dans la contemplation de l’œuvre de Maud Le Bel, laissons-nous emporter par son questionnement et adhérer sans réserve à l’art de l’acceptation, du lâcher-prise et du renouveau. Une ode à la sagesse de la patience, loin du tumulte actuel.

Jean-Paul Laixhay

*météorite : selon Wikipédia, fragment de corps céleste (comme un astéroïde ou une comète) qui survit à sa traversée de l’atmosphère terrestre et atteint le sol.


La Boverie
Exposition en libre accès du 8 janvier au 1er mars 2026

Visuel : Maud LE BEL, Coule une rivière, bleue, huile et acrylique sur toile de lin, 100 x 150 cm, 2024
©Maud Le Bel

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Soutien à la jeune création

Deux œuvres de Lucie Dumay et Camille Schoofs accompagneront l’exposition de Maud Le Bel, mettant en lumière la créativité de la jeune génération.

Cette initiative vise à encourager leur pratique artistique et valoriser les talents de moins de 18 ans. 

Espace Jeunes Artistes : Cécile Pichault

« Entre le geste et l’oubli, mes dessins tentent de capter ce qui demeure un instant avant de disparaître : la trace d’un souffle, d’une lumière, d’un souvenir. Inspirées par la nature, mes œuvres évoquent la fragilité du vivant et la mémoire du passage. Le trait devient empreinte, fragment, invitation à ralentir et à regarder autrement. » Cécile Pichault

La Boverie
Du 13/11/25 au 4/01/26
Vernissage le mercredi 12 novembre à 18h
Entrée gratuite

Copyright visu: © Cécile Pichault_Fragment_2025

Robert Doisneau. Instants donnés

Dans un parcours prodigieux de plus de 400 photographies, découvrez l’œuvre du célèbre photographe Robert Doisneau à Liège !

La Boverie accueille une rétrospective d’envergure consacrée à l’un des plus grands maîtres de la photographie du XXe siècle. Près de 400 clichés allant de ses débuts dans les années 1930 jusqu’à la fin de sa carrière y sont présentés dans un parcours riche et sensible. L’exposition réunit aussi bien ses images les plus emblématiques que de nombreuses photographies inédites, offrant une vision complète et renouvelée de son œuvre. Après son grand succès à Paris, cette étape liégeoise marque le début d’une tournée internationale et s’enrichit d’une sélection belge.

Un regard humaniste, tendre et profondément attentif au réel


Loin du simple cliché, chaque photographie de Doisneau porte la trace d’un regard à la fois curieux, tendre, libre et généreux. Il saisit avec justesse la poésie du quotidien, les moments de grâce comme les instants de gravité. L’exposition explore les grands thèmes qui traversent son œuvre : l’enfance, les ateliers d’artistes, les écrivains, les bistrots, les années Vogue, mais aussi la dureté des banlieues et la fragilité de la condition humaine. À travers des photographies, des documents rares, des dispositifs interactifs, des enregistrements et des témoignages sonores, le visiteur est invité à découvrir le lien intime entre l’artiste et les mondes qu’il a traversés.

Une attention particulière portée à la Belgique


À Liège, le public découvrira une sélection belge inédite, mettant en lumière les paysages et les figures emblématiques du pays : de la Tour cybernétique aux hauts fourneaux de Liège, des figures folkloriques comme les Gilles au charme intemporel de Bruges, sans oublier ses photos de l’Expo 58 et de Georges Simenon.

La Boverie, Liège
31.10.2025 – 19.04.2026
 info@expo-doisneau.com
+32(0)488 35 50 77

Horaire du mardi au dimanche de 10h à 18h.
Fermeture hebdomadaire le lundi.

Fermeture les 24 et 31 décembre à 16h30. 
Fermé les 25 décembre et 1er janvier.
Ouvertures exceptionnelles de l’exposition Robert Doisneau. Instants Donnés les lundis 22 et 29 décembre.

Une production de Tempora et l’Atelier Robert Doisneau en partenariat avec La Boverie.

Espace Jeunes Artistes : Céline Pinckers

« Pas miniatures, les œuvres de Céline, mais, l’échelle penche pour le geste délicat, ineffable, comme si le temps avançait sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller les morts de leur rêverie esthétique.

C’est ainsi que Céline assouplit la réalité à son désir : se broder en blason de corps, des paysages où on ne se dissout pas, mais où l’abstraction prend forme en glacis de rêves qui taisent le bruissement du temps.

Sa douceur est une pudeur, qui de ses timbres paysages racontent les gestes du corps et leur désir muet d’une éclaircie de notre rencontre avec leur avènement devant nos yeux.

Muet, et pour autant paré d’une grammaire torride, derrière une palette tout en retenue, telle une huître qui serre bien sa perle.

Grammaire des blasons du corps en danse, en filigrane des corps paysages. Érotisme du détail. Tout chez elle enchante et chante l’ivresse d’être, où le geste modèle un rythme, et où un silence brodé vaut mille phrases. En voici pourtant une dernière : Céline est de la trempe de ces artistes qui élèvent le lien entre l’homme et la nature au rang du mythe sur-esthétisé, en plein cœur de l’horizon(tal) d’un intime précieux tout autant qu’Universel. »

Narjisse TDK Moumna

Céline Pinckers
Empreintes
La Boverie
Du 18 septembre au 9 novembre 2025
Vernissage mercredi 17 septembre à 18h

L’Académie royale des Beaux-Arts de Liège a 250 ans : 3 expositions à découvrir

La Ville de Liège, l’Echevinat de la Culture, l’Echevinat de l’Instruction publique et Académie royale des Beaux-Arts de Liège, célèbrent les 250 ans de cette dernière par le biais de trois expositions à découvrir de septembre 2025 à janvier 2026.

Histoire

L’Académie royale des Beaux-Arts de Liège – ou l’« Aca », comme l’appellent aujourd’hui familièrement celles et ceux qui la fréquentent – est la plus ancienne école de la Ville de Liège.
Elle fut en fondée en 1775, sous l’impulsion de François-Charles de Velbrück (1719-1784), alors Prince-évêque de Liège, homme des Lumières, grand protecteur des arts et initiateur de réformes en éducation. Le peintre Léonard Defrance (1735-1805) et le sculpteur Guillaume Evrard (1709-1793) firent partie de son premier corps professoral. Sous différentes appellations, en fonction des différents régimes politiques, l’institution fut liégeoise, française, hollandaise avant d’être belge. Aujourd’hui, elle regroupe trois établissements répartis sur deux implantations : le secondaire artistique, qui dépend du Centre d’enseignement secondaire Léonard Defrance, l’enseignement supérieur artistique, Beaux-Arts de Liège, et l’Académie royale des Beaux-Arts Horaire réduit.
Forte de ces 250 ans d’histoire, l’Académie a formé et continue à former des générations d’artistes qui font aujourd’hui sa réputation. D’autres ont produit, à Liège, des peintures qui ornent nos intérieurs, nos palais de justice, nos églises ou nos hôtels de ville, d’autres encore ont réalisé des illustrations, des caricatures, des bandes dessinées ou encore des sculptures dont certaines sont bien connues des Liégeoises et Liégeois : Li Torê des Terrasses, les Baigneurs devant l’hôpital de la Citadelle, le Charlemagne du Parc d’Avroy, les « Betchettes » du boulevard Frère Orban, les reliefs de la façade de l’Athénée de Waha, le Godefroid de Bouillon de la Place royale de Bruxelles ou l’Ambiorix de Tongres…

Trois expositions à Liège en 2025

Pour célébrer ces deux siècles et demi d’enseignement artistique, trois expositions sont proposées en étroite collaboration avec les trois établissements constitutifs de l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège, les Fonds Patrimoniaux de la Ville de Liège et le musée de La Boverie.

  • « L’Atelier de dessin » à la Galerie noire de La Boverie – Du 6/9/25 au 18/1/26

L’exposition « L’Atelier de dessin » organisée à la Galerie noire de La Boverie mettra en lumière une série de dessins rarement montrés et appartenant aux collections de la Ville de Liège. Ces dessins sont réalisés par des élèves, des professeurs ou des directeurs de l’Académie, parmi lesquels figurent Léonard Defrance, Emile Berchmans, Barthélemy Vieillevoye, Adrien de Witte, Richard Heintz et Draner. Un premier volet consacré aux artistes des 19e-20e siècles sera présenté en septembre et sera suivi d’une seconde partie, dès janvier 2026, consacrée aux artistes des 20e-21e siècles.

  • « Une école d’art sur quatre siècles » aux Fonds Patrimoniaux – Du 3/10/25 au 18/1/26

Les Fonds Patrimoniaux (Îlot Saint-Georges, 4000 Liège) présenteront l’exposition « Une école d’art sur quatre siècles » qui porte le nom de l’ouvrage éponyme de Philippe Delaite et Jean-Paul Depaire, paru en 2019, aux Éditions du Perron. Au travers de documents d’archives, d’affiches, de caricatures et de photographies d’époque, l’exposition retrace le parcours de l’institution. On pourra y découvrir que l’académie, au 19e siècle, avait son siège en Feronstrée avant de déménager en 1896 dans ses locaux rue des Anglais, que ces locaux ont servi d’hôpital de fortune au lendemain de l’armistice de 1918 où furent soignés 1159 soldats de toutes les nationalités, que la cour du bâtiment a accueilli les statues d’un pont des Arches qui avait sauté en juin 1914, que les caves de ce même bâtiment ont abrité Li Torê et la Vierge de Vinâve d’Île ainsi que la plupart des statues publiques en bronze pendant le seconde guerre mondiale… On y découvre aussi que la première intervention à Liège de Daniel Buren n’a pas eu lieu sur la verrière des Guillemins mais dans l’escalier de l’école 1979 et que l’Arc Majeur que Bernar Venet prévoyait d’élever près d’Auxerre, avait été présenté lors d’une conférence à l’académie en 1984, soit près de quarante ans avant qu’il ne puisse voir son projet aboutir sur l’E411 près de Rochefort.
Ouverture spéciale le dimanche 18 janvier de 14h à 17h . Visite guidée par les commissaires d’exposition à 14h30. Réservation souhaitée: fonds.patrimoniaux@liege.be

  • « Continuités » à la Galerie des Beaux-Arts (Rue Sœurs-de-Hasque, 4000 Liège) – Du 7/11 au 19/12/25

Continuités propose un dialogue engagé entre les collections du Musée des Beaux-Arts de Liège et des artistes issus des trois établissements de l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège. L’exposition entend mettre en évidence les filiations – visuelles ou thématiques – entre ces artistes qui ont tous·tes partagé à un moment donné un enseignement commun.
Onze œuvres des collections ont été sélectionnées, avec pour fil conducteur le fait que leurs créateur·trices ont arpenté les couloirs de l’institution, soit en tant que professeur·e, soit en tant qu’élève/étudiant·e. Elles entreront en résonance avec les créations de 18 artistes diplômé·es de l’Aca (ESAHR, ESA, Léonard de France) au cours de ces deux dernières décennies.
Organisée dans le cadre des 250 ans de l’institution, l’exposition se déroulera en deux temps. Deux dialogues différents, au départ de la même sélection patrimoniale, seront donc proposés pour une durée de 3 semaines chacun. Deux accrochages pour une mise en perspective des continuités entre passé récent, présent et futur.
Avec entre autres Karine Assima, Charles-Henry Sommelette, Jean-François Cuda, Patrice Turine, Honoré Ndayishimiye, Maria Vita Goral, Teresa Casares Montero, Anne-Sophie Fontenelle, Yann Freichels, Sarah Minutillo…
Et les œuvres de : Mady Andrien, Marc Angeli, Freddy Beunckens, René Debanterlé, Daniel Fourneau, Anne-Marie Klenes, Jacques-Louis Nyst, Pol Piérart, Jean-Pierre Ransonnet, Juliette Rousseff, Guy Vandeloise
Commissariat : Marc Sterkendries et Céline Eloy

Espace Jeunes Artistes : Michaël Lecomte

« Danser sur les volcans » naît d’une urgence. Celle de faire, de peindre, de dire. Du chaos oui – mais du chaos digéré.

C’est une peinture qui déborde du cadre, qui refuse la bienséance, qui ne cherche pas à séduire. Une peinture qui tape. Qui crie et qui sature.

Chiara Canullo Stefanelli

Michaël Lecomte
du 24 juillet au 14 septembre 2025
vernissage mercredi 23 juillet à 18h
Entrée Libre