Collections et actualités des musées de la Ville de Liège

Cinémusée : Sophie Calle

Sophie Calle – Sans titre de Victoria Clay Mendoza Couleur – 52’ – 2012

Doit-on encore présenter l’artiste française Sophie Calle qui, depuis plus de trente ans, a fait de sa vie personnelle le thème essentiel de son œuvre tant et si bien qu’il nous semble la connaître réellement ? Et si Sophie Calle était autrement que ce que nous avions imaginé ?
Victoria Clay Mendoza, réalisatrice et amie intime, pénètre seule dans l’atelier de la plasticienne. Elle est guidée par une lettre lue à voix haute par Sophie Calle elle-même (qui d’autre ?) et qui l’autorise à se servir de tout ce matériel accumulé depuis des années : films, photos, lettres, documents, objets.. autant de traces de son existence et de son œuvre.
Sur cette idée de film en forme de jeu de piste très caractéristique du travail de l’artiste, nous sommes pris dans ses filatures d’inconnus, l’accompagnons pour une nuit blanche au sommet de la Tour Eiffel ou à Las Vegas pour un mariage pour le moins… hasardeux.
Au centre de ce portrait en creux qui semble si léger, si ludique, une ombre pèse pourtant, celle de la mort, la mort des autres, la mort aux autres avec laquelle on voudrait jouer aussi pour qu’elle ne fasse plus aussi peur.

Mercredi 21 avril à 12h30 et 18h

Auditorium du Grand Curtius

à 12h30 : Cinémusée Lunch avec projection du film, un sandwich et une boisson : 5 €
à 18h : Cinémusée classique avec projection du film et débat : 3€

Cinémusée, c’est tous les 3e mercredi du mois au Grand Curtius

Apéro littéraire : Line Alexandre, Kenan Görgün et Daniel Simon

Le vendredi 15 avril, enlivrez-vous avec 3 écrivains de chez nous.

 

Line Alexandre

Line AlexandreRomaniste, enseignante, Line Alexandre vit à Liège où elle écrit et anime des rencontres littéraires. Lauréate du Prix de la Maison de la Francité pour plusieurs nouvelles, elle a publié des romans et un recueil de nouvelles. « Jeanne derrière la porte » est le dernier roman de Line Alexandre, paru aux éditions Weyrich. Le début de l’histoire se passe dans une chambre d’hôpital. Julien, un homme de septante ans, est allongé immobile, plongé dans le coma. Son corps ne répond pas, mais il entend. Des femmes viennent le voir. Sa fille Jeanne, sa sœur et sa maîtresse lui rendent visite. L’histoire de cet homme se raconte grâce à ces voix féminines. Son rapport aux femmes a été faussé par l’emprise que sa mère avait sur lui.

Kenan Görgün

kenan gorgunKenan Görgün se définit comme un étranger de partout. Citoyen d’Occident ayant ses racines dans un petit village anatolien, il faut chercher après lui dans ses écrits : romans, nouvelles, pièces de théâtre, scripts pour le cinéma, chansons pour groupes de rock, journalisme gonzo dans les coulisses de la Culture. Avec ce roman , il pousse encore plus loin le brouillage des frontières et des identités et cosigne une œuvre littéraire avec « Yadel », un auteur qui existe et n’existe pas, qui est Kenan et surtout son alter ego, empruntant à partir d’ici les chemins de traverse de sa propre aventure romanesque, avec des textes qui seront (et ne seront pas) l’œuvre de Kenan Görgün.

DELIA ON MY MIND
Hanté par le fantôme d’un frère qui a à peine vécu et dont il a hérité du nom, Yadel voit sa vie qui s’effrite, ses parents qui consument leur amour à la flamme absente d’un enfant disparu. Mais dans sa vie, il y a aussi Delia, beauté diaphane, éternellement jeune.
Ensemble, ils inventent l’amour, la passion et sa folie. Se poussent toujours plus loin pour s’attirer toujours plus près. Jusqu’au jour où Delia disparaît…
Roman du cœur, de la rage, de la famille, des deuils et des renaissances, des larmes et de la joie, Delia on my mind est une symphonie écrite pour la vivre. Avec ce roman des reflets, roman de l’ivresse de vivre et de la pulsion de mort, Kenan Görgün porte ses personnages jusqu’à l’incandescence et nous offre le noyau du chant des poètes : la fragilité et la force d’être humains.

L’association Lire & Ecrire Liège qui a travaillé en ateliers d’écriture à partir des textes et de la pièce « J’habite un pays fantôme » de Kenan Görgün proposera une lecture de textes

Daniel Simon

daniel-simon-3Poète, dramaturge et metteur en scène, professeur d’Histoire et de philosophie du théâtre, pionnier et théoricien des ateliers d’écriture qu’il pratique en de nombreux pays, directeur de la compagnie Traverse et de la Collection – Revue « Je » aux éditions Couleur Livres, auteur d’une quinzaine d’ouvrages,
Daniel Simon affectionne la nouvelle, le texte bref et le poème en prose, qui lui permettent de vouer à l’étrangeté du monde son regard perplexe de faux naïf.
Il nous présentera « A côté du sentier » (M.E.O) et « Autobiographie rêvée » (Couleur Livres)
Son précédent recueil de nouvelles, « Ne trouves-tu pas que le temps change ? » (Le Cri) a obtenu le Prix Gauchez-Philippot.

 

Vendredi 15 avril 2016 à 18h
Auditorium du Grand Curtius
Gratuit
04/2219209

Episode 4 : Des activités pour tous les publics pour mieux comprendre le musée

edith boverieLa Boverie se veut à l’écoute de tous les publics et de leur diversité. C’est pourquoi le Service Animations des musées vous propose un large panel d’activités aux contenus et outils spécifiques adaptés aux différents visiteurs.

Des visites guidées, des conférences, des colloques, des ateliers pédagogiques, des parcours découvertes répondent à l’attente du grand public comme des spécialistes.

Préparant les adultes de demain, le service éducatif se concentre tout particulièrement sur les plus jeunes, offrant des animations dédiées à la fois au monde scolaire et au domaine des loisirs.

L’éveil et la sensibilisation aux arts sont ainsi au coeur des préoccupations de nos institutions muséales.

 

SCOLAIRE

Des visites actives ou des ateliers sont proposés aux écoles. Adaptées à l’âge des élèves, elles permettent d’aborder différents thèmes spécifiques comme la théorie des couleurs, la gravure, le portrait…

 

TOUT PUBLIC

Différentes activités sont proposées au grand public.

Visites guidées
Des visites guidées sont proposées aux groupes mais également aux individuels au travers de visites thématiques :
• 15 mai 2016 à 14h : Bien plus qu’un musée
• 16 octobre 2016 à 14h : Traces de modernité

Pour les familles, des animations ludiques sont proposées dans les collections:
• 8 mai 2016 à 14h : Point, touche, aplat… Comment font les peintres
• 14 août 2016 à 14h : Entre parc et musée. Jeu de piste
• 9 octobre 2016 à 14h : À la découverte du musée de La Boverie
• 11 décembre 2016 à 14h : À la découverte du paysage

 Visites spécifiques
Les Musées sont attentifs à l’accessibilité des collections à tous visiteurs. Des visites pour personnes à mobilité réduite, déficientes visuelles, déficientes intellectuelles, déficientes auditives ou primo-arrivants ont ainsi été mises en place.

Animations jeunes publics
Tout au long de l’année, les enfants peuvent venir s’amuser au musée (à La Boverie ou dans les autres musées) grâce au Créamusée, un atelier créatif gratuit le premier dimanche du mois. Et pourquoi pas fêter son anniversaire à La Boverie ?

 

INFOS ET RESERVATIONS

Musées de la Ville de Liège

Service Animations des Musées

+ 32 (0)4 221 68 32 (37)

animationsdesmusees@liege.be

Le Grand Curtius raconté par les étudiants de l’ULg

Dimanche 3 avril 2016

Tous les premiers dimanches du mois, les visiteurs ont accès gratuitement aux Musées de la Ville de Liège. La journée du dimanche 3 avril 2016 sera l’occasion pour tous de profiter de cette initiative au Grand Curtius.

Les étudiants de Master en Histoire de l’art et Archéologie de l’Université de Liège mettront au service du public leurs connaissances et leur expertise.
Leur mission dans cet exercice de médiation : raconter, valoriser et commenter la richesse des collections du Grand Curtius et de ses bâtiments. Des visites « éclairs » d’une demi heure pour découvrir l’essentiel du musée.

Infos pratiques :

Horaire :
Le Grand Curtius raconté
une visite toutes les demi-heures
Grand Curtius – 136 Feronstrée

Rendez-vous à l’accueil du musée
GRATUIT

Contacts :
Service Animations des Musées
04/221.68.32(37)
animationsdesmusees@liege.be
www.lesmuseesdeliege.be

Épisode 3 : La Boverie et les collections permanentes des Beaux-Arts

Le niveau inférieur de La Boverie accueillera le meilleur des collections des Beaux-Arts de la Ville de Liège, abritée jusqu’il y a peu au Musée des Beaux-Arts (BAL) situé en Féronstrée. Lambert Lombard, Gérard de Lairesse, Ingres, Gauguin, Chagall, Picasso, Evenepoel, Delvaux, Magritte, et d’autres attesteront de la modernité de l’art à toutes les époques, de la Renaissance à nos jours. Le parcours, accessible au plus grand nombre, sera accompagné d’un soutien didactique interactif en quatre langues.

Découvrez ci-dessous quelques éléments de l’histoire des collections :
• La collection d’art ancien s’articule autour de Lambert Lombard, peintre de la Renaissance à Liège, et de la peinture du XVIIe siècle.
• Gilles-François-Joseph Closson (Liège, 1798-1842) a ramené de Rome, où il a séjourné de 1825 à 1829, en même tant que Corot, plus de 600 œuvres, pour la plupart réalisées en plein air dans la campagne romaine.
• La Collection s’est constituée dès le début du XIXe siècle : on peut en trouver l’origine dans le don fait par Napoléon Bonaparte à la Ville de Liège de son portrait par Ingres.
• À cette collection s’ajouteront dès la fin du XIXe des œuvres achetées lors des salons des Beaux-Arts qui animaient alors Liège et la Belgique. Boudin, dès 1887 et Monet en 1900 sont venus enrichir la collection.
• L’achat à Lucerne en 1939 de peintures     «d’art   dégénéré » conforte la réputation de Liège en matière de collections muséales avec l’entrée dans les collections d’œuvres exceptionnelles de Picasso, Gauguin, Chagall, Ensor, Laurencin, Marc, Kokoschka, Lieberman, Pascin.
• La même année, en 1939, la Ville de Liège achète à Paris un deuxième ensemble de peintures avec, notamment, des œuvres de Friesz, Gromaire, Guillaumin, Picart-Ledoux, Utrillo, Van Dongen, Signac, de Vlaminck.
• Sous l’impulsion de Fernand Graindorge, les collections s’ouvrent aux mouvements d’avant-garde, à la nouvelle abstraction (Magnelli, Poliakoff, Villon, Degottex), ou le groupe Cobra avec Corneille, Appel. Les expositions se succèdent et s’accompagnent d’acquisitions.

Apéro littéraire : Littérature jeunesse avec Lisbeth Renardy

Le 18 mars, Enlivrez-vous et les ATI (Ateliers du Texte et de l’Image asbl) vous invitent à découvrir l’univers de Lisbeth Renardy. Une rencontre animée par Isabelle Schoenmaeckers, spécialiste en littérature jeunesse.

1913448_10152239869104448_1482371169_oLisbeth Renardy est graduée en illustration aux Beaux-Arts de Liège, créative et curieuse, dotée d’un sens aigu de l’observation, de la mise en page et des techniques de cinéma (qu’elle maîtrise en variant les plans et les points de vue).

Elle est, depuis toujours, passionnée pas les arts plastiques. La classe de mer (texte de Dominique Maes), son premier album pour la jeunesse, est paru en octobre 2003 chez Alice Éditions. Elle a publié depuis La princesse du Jour et le prince de la Nuit (texte d’Adeline Yzac), Chéri et Mirabelle (texte de Dominique Maes) et Samuel a peur du noir, tous deux parus chez Alice Éditions. Lisbeth Renardy réalise (en compagnie de Maxime Pierret) les couleurs informatiques sur le Tome 22 de la série les Aigles décapitées.Les êtres vivants et la nature m’inspirent chaque jour. J’utilise l’acrylique, les crayons, l’encre de Chine…

Lauréate d’une Bourse de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Résidence, 2010

Valeur montante de l’illustration jeunesse en Belgique, Lisbeth Renardy signe avec « Western Bolognaise » (2008) , « On va où quand on est mort ? », Alice, 2010, « La révolte des princesses », Alice, 2011 des albums très aboutis.

Le vendredi 18 mars à 18h
Grand Curtius (Auditorium) Féronstrée 136 4000 Liège
Entrée libre.
04/221.92.09

Pol Piérart

L’artiste liégeois Pol Piérart est mis à l’honneur au Palais Curtius, du 10 mars au 1e mai 2016. Pol Piérart a fait des études à l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège en peinture décorative, il s’est ensuite intéressé à la photographie. Depuis 1979, il expose dans de nombreux musées et galeries belges ainsi qu’à l’étranger, notamment aux Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles (2002), à la Galerie Bernard Bouche à Paris (2002) ; il a aussi présenté un film à la Biennale d’Art de Venise (2011).
Dans son travail photographique – des photos en noir et blanc et en petits formats (comme une carte postale ou une photo-souvenir dans un cadre) – le mot, les mots ou la petite phrase, écrits en majuscules sur des papiers blancs, sont introduits dans un paysage ou dans des compositions à la manière des natures mortes. Ces mots renforcent l’image et l’image renforce les mots pour que l’ensemble raconte une histoire ou permette une double lecture.

Dans ses peintures, des formats assez monumentaux parfois, le mot est le sujet principal de l’œuvre et se détache sur un fond relativement neutre. Relativement, car il ne s’agit pas d’un aplat monochrome mais bien de nuances très subtiles dans une même gamme de couleurs : la superposition de couches rend la matière bien présente et pourtant légère. Le mot qui figure sur la toile est généralement à double sens, grâce à un travail sur la graphie : une ou deux lettres, voire une partie de lettre, sont remplacées, cachées ou bien ajoutées et le sens devient tout autre. Cela semble simple, direct, comme une évidence… mais cette dualité de sens fait réfléchir, éveille notre conscience.

Grand Curtius
Féronstrée 136, 4000 Liège

Du 10 mars au 1er mai 2006.
Tous les jours de 10h à 18h sauf le mardi.