Collections et actualités des musées de la Ville de Liège

Une œuvre à découvrir : Henri Evenepoel – Promenade du dimanche…

En attendant la réouverture de notre musée et la fin des mesures de confinement, nous vous proposons de redécouvrir certains de nos chefs-d’oeuvre. 
Vidéos, fiche informative, projet pédagogique… les équipes du musée vous proposent de continuer à faire vivre la culture et notre collection durant cette période particulière de notre histoire. Conçus pour les petits et les plus grands, nous espérons que chacun y trouvera un peu de réconfort et de divertissement.

Pour débuter cette série, nous célébrons le printemps avec l’un de nos chefs-d’oeuvre incontesté : La Promenade du dimanche au Bois de Boulogne, d’Henri Evenepoel. 

Pour les enfants, saurez-vous résoudre toutes les énigmes de ce livret de jeu ? 

Pour vous aider, observez bien l’oeuvre de l’artiste. 

Retrouvez régulièrement d’autres activités sur le site de La Boverie ou sur la page Facebook

Quelques activités pour enfants

Pendant le confinement, nous vous proposons de télécharger ici quelques fiches d’activités basées sur les collections de La Boverie. 

Les couleurs primaires

Un cube à monter Le Corbusier

Les philactères d’Evenepoel

Les 7 erreurs de Monet

Le Labyrinthe de la Chèvre 

Un masque bien plus rigolo…

En attendant de vous retrouver pour nos ateliers et animations, créez créez créez et amusez-vous ! 

Retrouvez régulièrement d’autres activités sur le site de La Boverie ou sur la page Facebook

Visite virtuelle du Salon aux Palmiers du Grand Curtius

Grâce aux prises de vue réalisées par le photographe Thierry Lechanteur, plongez-vous dans l’ambiance raffinée du Salon aux Palmiers comme si vous étiez.

Cet espace, rendu exotique par la présence d’ornements en forme de palmiers, conserve des collections de pendules, porcelaines et autres objets d’art décoratifs qui traduisent les idées des philosophes des Lumières.

Visitez-le dès à présent virtuellement :

Salon aux Palmiers

Cela vous a plu ? N’hésitez pas à effectuer la visite virtuelle complète du musée 

Visite virtuelle du Grand Curtius : la salle de la Préhistoire

Le photographe Thierry Lechanteur nous propose la visite virtuelle des différents salles du Grand Curtius. Débutons la balade par la salle de la Préhistoire :

Les artéfacts préhistoriques exposés, issus des anciens Musées d’Archéologie et d’Arts décoratifs, proviennent essentiellement de la collection Marcel de Puydt – donation faite à la Ville de Liège en 1920 – ; fruit des recherches personnelles de cet archéologue pendant près de 50 ans, et des fouilles menées à Spy (1885-1886) et en Hesbaye (1888 – début du 20e siècle). Avec la donation Georges Cumont (1914), cette donation exceptionnelle permit de constituer une des collections de Préhistoire les plus riches du pays.

Sa description s’accompagne de prises de vue qui vous permettent, dès à présent, de visiter la salle virtuellement :

Photo à 360° de la salle de la Préhistoire prise par le photographe liégeois Thierry Lechanteur

Cela vous a plu ? Effectuez la visite virtuelle complète du musée.

 

À la découverte des chefs-d’œuvre du Grand Curtius : un peigne à 4 dents daté de – 5300 ans

Ce petit peigne en os nous entraîne au néolithique ancien. La culture rubanée est la plus ancienne d’Europe centrale. Elle se serait diffusée dans nos régions depuis l’actuelle Roumanie, en suivant le cours du Danube.
C’est la civilisation Starcevo qui va jouer un rôle important dans la néolithisation de l’Europe centrale, atteignant rapidement l’Allemagne, la France et nos régions, principalement la Hesbaye liégeoise.

À cette époque, les hommes abandonnent leur vie de nomades, basée sur la chasse et la cueillette pour se tourner vers l’élevage et l’agriculture. La vie sédentaire les amène à cultiver des céréales en quantité et à produire des récipients pour les stocker.

Ils fabriquent des vases en terre cuite qu’ils décoreront préalablement à l’aide de notre fameux peigne. Ce dernier leur permet de tracer dans la terre encore crue toutes sortes de motifs qui diffèrent selon les aires géographiques d’occupation. Dans nos régions, ces motifs constitués de lignes parallèles et de points entourent le récipient de manière à former un ruban (qui donnera son nom à la période historique du rubané).  

En voilà un petit objet qui a des choses à raconter !

À l’ombre de l’atelier : le métier de restaurateur

En déambulant dans les couloirs du musée, difficile de s’imaginer les nombreux métiers qui assurent son fonctionnement au quotidien. C’est notamment le cas des restaurateurs dont la mission, pourtant essentielle, consiste à veiller au bon état des collections et à les préparer en vue de leur exposition. Le temps d’un article, Christophe et Audrey vous invitent à passer la porte de leur atelier et à en découvrir un peu plus sur ce travail, d’ordinaire effectué à l’abri des regards.

Restaurer, ce n’est ni inventer, ni adapter l’œuvre afin de la faire correspondre à certains critères de beauté. Il s’agit de poser un diagnostic précis qui orientera le type de traitement à réaliser. Pour cela, l’œil est notre premier outil nous confie Audrey Jeghers, spécialiste en restauration de tableaux, ou plutôt ‟conservation – restauration″ comme l’appellent désormais les gens de la profession en raison des différentes natures de travail à effectuer.

Alors que la conservation ne tiendra pas compte de l’aspect esthétique de l’œuvre mais tentera plutôt de prévenir les dégâts et de les réparer, la restauration se souciera davantage de son rendu final.

« Les Experts » des musées

À ce stade, vous êtes en droit de vous demander « concrètement, en quoi est-ce que cela consiste ? ». Pour y répondre, Christophe Remacle, lui aussi spécialisé dans la restauration de tableaux, nous a gentiment ouvert les portes de l’atelier et a pris le temps de tout nous expliquer. Car comme il le rappelle : restaurer ce n’est qu’une partie de notre métier.

  • Tout débute par une demande de la part d’un conservateur ou d’un chargé d’exposition : lorsque celui-ci choisit les pièces à exposer, les restaurateurs se rendent dans les réserves pour réaliser un premier constat de l’œuvre et estimer l’ampleur de la tâche à effectuer. Sur base de leur avis et des délais impartis, il peut être décidé de réaliser le travail en interne ou de recourir aux services d’un restaurateur extérieur.
     
  • La restauration à proprement parler peut ensuite démarrer. Dans le cadre de la restauration d’un tableau, on procède souvent à l’élimination des anciennes couches de vernis oxydés, jaunis avec le temps. Pourquoi est-ce si important ? Car le vernis oxydé va ramener les différents plans présents sur le tableau sur un seul, diminuant ainsi sa profondeur et perturbant sa lisibilité. En rendant au tableau son aspect d’origine, les restaurateurs contribuent donc à le rendre plus compréhensible. Ils travaillent d’ailleurs de concert avec des historiens de l’art qui vont pouvoir étudier les œuvres sous un regard neuf et faire d’éventuelles découvertes qui rendront l’histoire autour du tableau beaucoup plus riche. S’en suivent d’autres étapes importantes telles que la réparation des déchirures de toile ou le collage des joints d’un panneau pour finir par le comblement et la retouche des lacunes.
     
  • Quel qu’en soit le but final, les restaurateurs doivent se montrer patients et méticuleux lors de la restauration : procéder avec prudence, étape par étape demeure essentiel pour éviter d’apporter à l’objet des changements irréversibles. Connaître ses limites se révèle tout aussi important : il y a tellement de matériaux à travailler, chacun avec ses spécificités… il vaut parfois mieux reconnaître que cela dépasse notre champ d’expertise et confier certaines matières que nous n’avons pas l’habitude de travailler à d’autres restaurateurs dont c’est le métier souligne Christophe.
     
  • Mais une fois l’œuvre prête à être exposée, le travail n’est pas terminé ! Dans le cadre de prêts d’objets de collections entre les musées, les restaurateurs doivent s’assurer du transport de ces derniers dans les meilleures conditions et être présents sur les lieux de montage et de démontage afin de pouvoir en dresser des constats d’état à chaque phase de la préparation, de leur mise en caisse à leur accrochage au sein de l’exposition.

Le métier de restaurateur, tout un art… mais pas que !

Qu’il s’agisse de connaître les propriétés des différents solvants nécessaires au dévernissage du tableau ou de s’assurer de maintenir les œuvres dans des conditions optimales de conservation, la pratique de la restauration mobilise autant de connaissances scientifiques qu’artistiques.

C’est dans cette optique de dévoiler les différentes facettes de son métier qu’en 2019, Audrey s’est temporairement installée dans un espace habituellement dédié aux collections du musée afin de restaurer le tableau « L’Exode de Jacob » de Cornelis Buys. Au-delà de permettre aux visiteurs qui le souhaitaient de la regarder travailler, cette véritable première au Grand Curtius s’est accompagnée d’une série d’ateliers ouverts au cours desquels le public était invité à échanger avec Audrey tout en recevant des explications sur les produits et techniques utilisé(e)s lors des différentes phases de la restauration. Vous nous avez manqué ? N’hésitez pas à consulter, ici, le déroulement des événements.

———————————————————————————————–

En résumé
  1. La conservation préventive vise à anticiper les causes de dégradation d’un objet du patrimoine en agissant sur son environnement (veiller à la stabilité du climat ou à l’utilisation d’un éclairage adapté).
     
  2. En cas de dégradation, la conservation curative a pour but de traiter ses effets et de stopper son évolution, notamment par la consolidation ou la réparation de matériaux affaiblis.
     
  3. La restauration regroupe l’ensemble des opérations qui ne sont pas indispensables à la survie de l’objet mais qui permettent de le mettre en valeur et d’améliorer sa lisibilité (par exemple: le comblement et la retouche des lacunes). 

Coloriages pour enfants

Occupez vos enfants en leur proposant de mettre en couleur quelques œuvres du Grand Curtius.
Téléchargez le pdf ICI et imprimez-le au format A4.
Vous trouverez ci-dessous une petite présentation de ces œuvres.

Le Chevalier Antoine de Bolsée

Rendez ses couleurs au fier Antoine de Bolsée, chevalier bienfaiteur du prieuré de Saint-Nicolas-en-Glain. Le nom de ce personnage, l’écriture de l’inscription retrouvée sur le monument à son effigie et la typologie de l’armement représenté permettent d’établir qu’il aurait vécu durant la première moitié du 13e siècle.

Son heaume fermé protège complètement la tête. Il porte un haubert de mailles, en partie caché par une cotte d’armes, et dispose d’un bouclier en écu, orné des armoiries de son propriétaire.

Evangéliaire de Notger

Le manuscrit que renferme cette reliure proviendrait de l’abbaye de Stavelot et a été écrit vers 930. Le plat de la reliure, sculpté en ivoire, montre le Christ entouré de figures allégoriques représentant les vertus Courage, Justice et Tempérance ainsi que les quatre fleuves du paradis (Fison, Géon, Tigre et Euphrate). Saurez-vous les retrouver ?

Dans le registre inférieur se trouve un homme agenouillé, tenant un livre dans sa main. L’inscription latine qui l’entoure porte à croire que le donateur pourrait être Notger, Premier Prince-Évêque de Liège, fondateur de l’église Saint Jean dont provient l’évangéliaire.

Les plaques dorées sous forme de décor de feuillages ont, elles, été ajoutées dans le courant du 15e siècle. 

Et vous ? Comment choisirez-vous de le décorer ?

Vierge d’Evegnée

Vierge d'Evegnée

Cette Vierge est une Sedes Sapientiae (en latin « siège de sagesse ») ainsi nommée car elle sert de siège au Christ qui incarne la sagesse. En vertu de ce rôle, elle semble sérieuse, voire un peu sévère. 

L’enfant ressemble à un adulte miniature. D’une main, il bénit à la manière latine (les deux derniers doigts repliés), de l’autre, il tient un livre. Si ces éléments nous paraissent irréalistes aujourd’hui, il n’en est pas de même du 10e au 12e siècle où les artisans accordent peu d’importance à un rendu fidèle de l’anatomie des personnages et se concentrent sur la symbolique des    images qu’ils produisent.

Vierge à l’enfant de Pieter Coecke

Vierge à l'Enfant

Dès le 13e siècle, les Vierge à l’Enfant laissent la place à des images maternelles souriantes, plus « humaines ». Ce changement iconographique correspond aux changements des mentalités et de la manière de percevoir les personnages bibliques. Loin des héros impassibles aux expressions neutres, les personnages sont dès lors représentés avec plus d’humanisation, tant dans leur anatomie que dans leurs attitudes et expressions.

Ce changement permet au fidèle de s’identifier plus facilement à ces modèles.

Cette Vierge à l’Enfant de Pieter Coecke datant du 16e siècle tient, en plus de l’enfant Jésus sur ses genoux, un feuillet de parchemin entre ses mains. Que souhaitez-vous lui voir lui raconter ?