Le niveau inférieur de La Boverie accueillera le meilleur des collections des Beaux-Arts de la Ville de Liège, abritée jusqu’il y a peu au Musée des Beaux-Arts (BAL) situé en Féronstrée. Lambert Lombard, Gérard de Lairesse, Ingres, Gauguin, Chagall, Picasso, Evenepoel, Delvaux, Magritte, et d’autres attesteront de la modernité de l’art à toutes les époques, de la Renaissance à nos jours. Le parcours, accessible au plus grand nombre, sera accompagné d’un soutien didactique interactif en quatre langues.
Découvrez ci-dessous quelques éléments de l’histoire des collections :
• La collection d’art ancien s’articule autour de Lambert Lombard, peintre de la Renaissance à Liège, et de la peinture du XVIIe siècle.
• Gilles-François-Joseph Closson (Liège, 1798-1842) a ramené de Rome, où il a séjourné de 1825 à 1829, en même tant que Corot, plus de 600 œuvres, pour la plupart réalisées en plein air dans la campagne romaine.
• La Collection s’est constituée dès le début du XIXe siècle : on peut en trouver l’origine dans le don fait par Napoléon Bonaparte à la Ville de Liège de son portrait par Ingres.
• À cette collection s’ajouteront dès la fin du XIXe des œuvres achetées lors des salons des Beaux-Arts qui animaient alors Liège et la Belgique. Boudin, dès 1887 et Monet en 1900 sont venus enrichir la collection.
• L’achat à Lucerne en 1939 de peintures «d’art dégénéré » conforte la réputation de Liège en matière de collections muséales avec l’entrée dans les collections d’œuvres exceptionnelles de Picasso, Gauguin, Chagall, Ensor, Laurencin, Marc, Kokoschka, Lieberman, Pascin.
• La même année, en 1939, la Ville de Liège achète à Paris un deuxième ensemble de peintures avec, notamment, des œuvres de Friesz, Gromaire, Guillaumin, Picart-Ledoux, Utrillo, Van Dongen, Signac, de Vlaminck.
• Sous l’impulsion de Fernand Graindorge, les collections s’ouvrent aux mouvements d’avant-garde, à la nouvelle abstraction (Magnelli, Poliakoff, Villon, Degottex), ou le groupe Cobra avec Corneille, Appel. Les expositions se succèdent et s’accompagnent d’acquisitions.








Le rapport entre l’homme et la nature n’a jamais été neutre. Autrefois terre nourricière, divinité à adorer ou à craindre, source d’inspiration poétique ou – selon Jean-Jacques Rousseau – lieu de méditation, la nature devient progressivement, entre le 18e et le 20e siècle, un lieu de plaisir, de jeux, de promenades et d’activités sportives. Mieux : un partenaire de détente ! Musarder devant une vitrine, s’égailler dans une guinguette au bord de l’eau, pratiquer une activité physique sur le « green », passer « un dimanche à la campagne », bref, flâner en plein air : l’espace des loisirs, seul ou en famille, est désormais à l’extérieur.
L’idée de cette exposition est née de la lecture du livre 21 rue La Boétie (Grasset) d’Anne Sinclair, où l’auteur décrit le parcours de son grand-père, Paul Rosenberg (1881-1959), l’un des grands marchands d’art de la première moitié du siècle passé. La carrière de cet homme d’exception, homme d’affaires avisé et amateur éclairé, ami et agent de Picasso, Matisse, Braque, Léger, Marie Laurencin, pour ne nommer que les noms les plus prestigieux, a servi de fil conducteur à une histoire qui le dépasse et dont il a été, tout à la fois, acteur et victime. Il s’agit donc d’une exposition d’art et de civilisation, la galerie mythique de Paul Rosenberg servant de pivot à une peinture d’époque du XXe siècle qui mêle histoire de l’art, histoire sociale et politique et histoire des mentalités, et se déploie en France, en Europe et aux États-Unis.


