Collections et actualités des musées de la Ville de Liège

A la table de Léonie

« À la table de Léonie » est née de cette image à la fois intime et collective.

La table, on la dresse, on s’y installe, on y croise les regards ; puis on la débarrasse, laissant derrière soi les traces d’un moment vécu. Elle est à la fois un lieu de gestes concrets et un espace où circulent les paroles, les savoirs et les élans créateurs. Un lieu de partage et de transmission.

L’installation prend la forme d’une grande table dressée pour commémorer les cent ans de la disparition de Léonie de Waha, figure majeure de l’histoire liégeoise.

Née à Liège en 1836 et décédée à Tilff en 1926, Léonie Chestret-de Waha a marqué son époque de ses nombreux engagements. Elle œuvra, en particulier, pour l’instruction des jeunes filles à une époque où l’accès au savoir leur était encore restreint. La mettre à l’honneur aujourd’hui ne relève pas seulement de la commémoration : il s’agit de rappeler que les conquêtes d’hier éclairent les combats d’aujourd’hui.

Autour de Léonie de Waha prennent place, de manière symbolique, 22 femmes liégeoises. Figures historiques et contemporaines issues d’horizons multiples (arts plastiques, littérature, recherche, sport, arts de la scène, engagement citoyen, transmission,..) dont les parcours, ont déplacé les lignes. Cette installation valorise par ailleurs la table comme lieu de rassemblement, d’évocation et de transmission. Il n’est pas étonnant que cette exposition soit proposée sous le marrainage de Françoise Shein

Entre céramique, textile et teinture végétale, « À la table de Léonie » tisse ainsi un récit collectif où matière, geste et mémoire se rencontrent pour célébrer celles qui ont façonné – et façonnent encore – le paysage liégeois. 

L’exposition est portée par un trio d’artistes liégeoises – Samira Bourhaba – Céramiste (Atelier Sentimentables); Martine Ernoux, teinturière végétale (Atelier Indigo blue création) et Myriam Dehard, artiste textile.  – réunies pour l’occasion sous le nom « Les Gaillardes ». Trois pratiques ancrées dans la matière, dans le temps long, dans le geste répété. Trois manières d’habiter le monde par la main.

Le travail céramique de Samira Bourhaba (Atelier Sentimentables) s’exprime ici sur de la vaisselle en porcelaine ancienne, redécorée pour l’occasion. Ces objets, porteurs d’une mémoire domestique, sont transformés par l’ajout de visuels évocateurs des femmes mises à l’honneur. Les motifs ne cherchent pas le portrait fidèle mais la suggestion : un symbole, une tension graphique, une présence qui dialogue avec la délicatesse de la porcelaine. L’objet utilitaire devient surface de récit.

Martine Ernoux (Indigo blue création), teinturière végétale travaille la couleur comme une empreinte vivante : les plantes deviennent pigments, les bains révèlent des nuances uniques, les textiles portent la trace d’un temps organique, de la nappe collective aux serviettes individuelles ;

Myriam Dehard, artiste textile développe un travail centré sur la broderie et la mise en forme des serviettes de table. Par le fil, elle inscrit des signes, des mots, des traces délicates qui prolongent le récit de la table. Par le pli, la tension, le volume donné au textile, elle transforme ces objets familiers en présences expressives, tantôt discrètes, tantôt affirmées.

Ensemble, ces pratiques revendiquent la puissance du geste. Ces gestes artistiques et artisanaux, longtemps associés au domaine domestique et considérés comme secondaires sont ici affirmés par « Les Gaillardes » comme des actes de création pleinement contemporains.

Le nom de cette collective n’a pas été choisi au hasard. Si la gaillarde est la fleur introduite par Léonie de Waha comme emblème de l’Union des femmes wallonnes, ce symbole évoque aussi la force, la ténacité, l’élan vital.

A la table de Léonie, c’est une exposition. C’est aussi une invitation qui vous est faite.

Collaboratrices de cette exposition

Elise Ancion, Mady Andrien, Renée Brock, Victoire Cappe , Simone David Constant, Lucie Dejardin, Fanny Germeau, Brigitte Grignet,Brigitte Kaquet, Sandra Kim, Caroline Lamarche, Lisette Lombe, Brigitte Massart, Aurore Morisse, Nanesse, Caroline Pultz,  Christiane Stefanski, Anne-Josèphe Théroigne, Lise Thiry, Nathalie Toro, Brigitte Van den Bosshe, Aurélie William Levaux. 

Informations pratiques

Musée Grand Curtius – Féronstrée 136 – 4000 Liège
Galerie vitrée
Du 6 au 30 mars 2026 – Du lundi au dimanche de 10h à 18h – fermé le mardi.
Gratuit

Expo « Sur les murs Vol. III » par Le Musée Hors les Murs

Rendez-vous à la Galerie vitrée du  Grand Curtius jusqu’au 19 janvier 2026 pour découvrir l’exposition « Sur les murs Vol. III ».

Le projet « Le Musée Hors Les Murs », est le fruit d’une collaboration entre les Départements de la Proximité et de la Culture (Musées, Fonds patrimoniaux et Service de la Lecture publique) de la Ville de Liège

L’objectif de ce projet citoyen est de permettre aux habitants/ usagers de découvrir de manière ludique des œuvres issues des collections des Musées en rapport avec l’histoire de leur quartier.

« Le Musée Hors les Murs » à la Bibliothèque de Wandre 

Après les Vennes, Sclessin, Sainte-Marguerite, Saint-Léonard, le « Musée hors les murs » s’est installé à Wandre où est exposée une œuvre de Mady Andrien. L’œuvre est visible du 9 septembre 2025 au 3 janvier 2026.

Les animations pédagogiques autour de ces œuvres étaient multiples :
– Visites/ateliers à destination des écoles du quartier;
– Mise à disposition d’un carnet de balade-jeu permettant une découverte du quartier, en autonomie;
– Balade guidée découverte du “petit Patrimoine de Wandre” (à partir de 12 ans ), le samedi 20 septembre 2025;
– Une expo/rencontre autour de l’histoire du quartier avec partages de témoignages, le samedi 6 décembre 2025.

EXPOSITION « Sur les murs Vol. III » au Grand Curtius

L’exposition « Sur les murs Vol. III » rassemble une série de sculptures en terre cuite réalisées par les élèves de l’école fondamentale Wandre-Pont et de l’école Saint-Etienne de Wandre. Celles-ci ont été réalisées par les enfants des écoles du quartier lors d’ateliers terre au Musée Boverie : les élèves de l’école Saint-Etienne P3, P4, P5 et P6 ainsi que les élèves de l’école Wandre Pont P3, P4, P5 et P6.

Au Musée de la Boverie, les élèves ont d’abord exploré la notion de sculpture et de trois dimensions à travers la collection permanente, avant d’expérimenter eux-mêmes le rendu du relief, des creux et des bosses. Ils ont ainsi modelé de petites baigneuses en prenant pour référence l’œuvre “Mes chères baigneuses” de l’artiste liégeoise Mady Andrien.

Durant l’automne, dans le cadre du projet « Musée hors les murs », cette œuvre a été présentée à la bibliothèque de Wandre. Diverses animations y ont permis d’appréhender le travail de Mady Andrien ainsi que son rôle dans le paysage artistique local, notamment à travers la sculpture en hommage à Robert Gilon à l’entrée du pont de Wandre.

Ce projet vise à offrir aux habitants du quartier une rencontre directe et sensible avec une œuvre liée à leur environnement. La dernière étape consistera en l’enregistrement d’un podcast réalisé par les élèves, qui sont allés recueillir la mémoire vivante des séniors du quartier afin d’enrichir et de prolonger cette démarche de transmission.

Infos pratiques

> Exposition au Grand Curtius : du 19 décembre 2025 au 18 janvier 2026
> Accessible tous les jours de 10h à 18h sauf le mardi.
> Galerie vitrée du Grand Curtius 
> Entrée libre
> Vernissage le vendredi 19 décembre à 14h

Expérience réalité virtuelle « Ayahuasca – Kosmik Journey » de Jan Kounen

Une organisation de l’asbl « Approches Transpersonnelles », dans le cadre du Congrès « Psychédéliques, psychothérapies et spiritualité » qui se tiendra à la salle Noppius, galerie Opéra à Liège, le 24, 25 et 26 octobre 2025.

Fasciné par la façon dont l’ayahuasca peut faire découvrir d’autres pans de réalité, le réalisateur Jan Kounen a choisi de reconstituer ses potentiels effets à travers la technologie la plus à même d’offrir au spectateur une vision alternative : la réalité virtuelle.

Pendant vingt minutes, venez tester la version linéaire de cette expérience visionnaire en 360°, à travers les royaumes des plantes médicinales, le tout dirigé par un guérisseur traditionnel indigène Shipibo, dans la forêt amazonienne.

Jan Kounen

Réalisateur, scénariste et producteur d’origine néerlandaise, Jan Kounen est diplômé de l’École française des arts décoratifs. Il réalise en 1997 son premier long métrage, DOBERMANN, avec Vincent Cassel et Monica Bellucci. Il a réalisé des films de renommée internationale tels que Blueberry (2004), 99 FRANCS (2007), Coco Chanel & Igor Stravinsky (2009) et L’homme qui rétrécit avec Jean Dujardin (2025). Jan Kounen s’est lancé sur les traces de la plante ayahuasca en 2000, suivant les pas d’explorateurs de la conscience tels que Carlos Castaneda et William Burroughs.

Ce film produit par Atlas V, a_Bahn et Small a été présenté en avant-première au Tribeca Film Festival à New York en mai 2019 puis à Arles VR Fesival à l’été 2019.

Informations pratiques

> Du 24 octobre 2025 au 9 novembre 2025 (le musée est fermé les 1er et 2 novembre 2025).
> L’installation est accessible tous les jours de 10h à 18h (sauf le mardi) aux tarifs d’entrée aux collections permanentes du Grand Curtius.
> Inscription au Congrès « Psychédéliques, psychothérapies et spiritualité » via ce lien : https://www.la-conscience.be/
> Tarifs

Réservation en ligne

Copyrights des visuels : Ayahuasca – VRWorld

Trésors cachés de l’Institut archéologique liégeois

175 ans de l’IAL célébrés au Grand Curtius 

Naissance de l’IAL

Le 4 avril 1850, seize « amis du passé » se sont réunis dans les locaux de la Société d’Émulation à Liège pour jeter les bases d’une société savante ayant pour premier objectif de rechercher, rassembler et conserver les œuvres d’art et monuments archéologiques témoignant du passé liégeois. Cette mission figure toujours à l’article 1er des statuts de l’Institut archéologique liégeois (IAL), nom donné à la nouvelle association.

Très tôt dans son histoire et grâce à de généreux donateurs, l’IAL a pu rassembler de multiples objets relatifs, pour l’essentiel, au passé de la région liégeoise. Quelques œuvres majeures y figuraient déjà, comme le mausolée du prince-évêque Velbruck aujourd’hui en dépôt dans le cloître de la cathédrale ou bien le bas-relief de la Vierge de dom Rupert, l’un des chefs-d’œuvre des collections du Grand Curtius.  

L’exposition

Aujourd’hui, près de six cents pièces appartenant à l’IAL sont présentées dans le parcours permanent du Grand Curtius, des milliers d’autres sont en réserve. C’est un échantillon d’environ 250 pièces, et pas toujours des moindres, tirées de ces réserves qui seront présentées, parfois pour la première fois, dans l’exposition qu’organise le Grand Curtius à l’automne 2025, à l’occasion des 175 ans de l’IAL. Cette exposition a pour premier objectif de montrer la diversité des collections qui se sont développées au cours du temps grâce à des amis du passé liégeois soucieux de conserver les témoins de ce passé.   

L’exposition sera l’occasion de présenter les acquisitions récentes, avec des pièces souvent inédites, qui démontrent combien l’IAL reste actif quant à l’enrichissement des musées de Liège.   

Dans cette exposition jubilaire seront notamment présentées quelques pièces majeures des collections égyptologiques que l’IAL a reçues de son premier président, le baron d’Otreppe de Bouvette, en 1865. C’est la plus importante collection de ce genre en Wallonie. Par l’origine des objets, elle est même tout à fait complémentaire à la grande collection des Musées royaux d’Art et d’Histoire au Cinquantenaire.   

La plus ancienne pièce présentée à l’exposition sera un biface acheuléen, sorte d’outil à tout faire utilisé pour couper du bois, de la viande ou même à racler les peaux. Cet objet remonte à près de 300.000 ans et provient du quartier de Sainte-Walburge. Il fut donné à l’IAL par son découvreur, Marcel De Puydt, un pilier de l’Institut qui fut l’un des principaux fondateurs de la fameuse école liégeoise de préhistoire.  

En raison du rôle prééminent joué par l’IAL dans les fouilles archéologiques en province de Liège au 19e siècle, ses collections en la matière sont extrêmement riches et aident à comprendre le faciès culturel de nos lointains ancêtres. On trouvera dans l’exposition des artefacts non seulement préhistoriques, mais également des pièces gallo-romaines et mérovingiennes illustrant la vie quotidienne dans nos régions durant l’Antiquité et le Haut Moyen Âge. Ces objets rappellent l’importance de plusieurs sites archéologiques qui furent fouillés au XIXe siècle, comme la place Gît-le Coq Jupille ou encore les nécropoles mérovingiennes du Mont-Saint-Sauveur à Fallais et du Pré des Princes à Seraing.   

Des grands noms de la sculpture principautaire seront présentés, avec en premier lieu notre fameux sculpteur baroque Jean Del Cour, mais également des meubles liégeois du 18siècle,  relevant du rococo épanoui.

En peinture, on trouvera comme un condensé de l’histoire de la peinture liégeoise de la fin du XVIe à la fin du 18e siècle, avec des noms tels que Jean Ramey (élève de Lambert Lombard), Gérard Douffet (fondateur de l’école liégeoise du 17e siècle), François Walschartz (grand peintre caravagesque aujourd’hui presque complètement oublié),  mais aussi Walthère Damery, Jean-Guillaume Carlier, Louis Counet, Léonard Defrance ou encore Pierre-Michel de Lovinfosse. On trouvera encore des vues topographiques gravées de monuments liégeois ainsi qu’un dessin du Spadois Remacle Le Loup préparatoire à l’une des gravures des célèbres « Délices du païs de Liège ».  

Les verres et les céramiques constitueront deux sections majeures de l’exposition par le nombre et la qualité des témoins qui ont été sélectionnés.  

Les grès, la faïence et la porcelaine ne seront pas en reste ; on trouvera quelques-unes des rares pièces liégeoises du 18e siècle issues de la manufacture de Saint-Léonard, mais aussi des pièces provenant des manufactures de Meissen, Strasbourg, Septfontaines, Raeren, Tournai, Andenne, Bruxelles, Lunéville, Delft…, et enfin des pièces commandées par des Liégeois en Chine et au Japon.  

Quelques très belles pièces en verre confirmeront que le Grand Curtius détient l’une des plus conséquentes collections européennes de verres anciens. Pour rappel, le Musée Curtius fut à l’origine de la création de l’Association internationale pour l’Histoire du Verre. Les pièces exposées iront des verres 17e et 18e de la région mosane, dont de magnifiques témoins dits à la façon de Venise, à des pièces Art nouveau de Gallé, Lalique ou du Val Saint-Lambert.  

Bon nombre de pièces d’orfèvrerie civile liégeoise ont été acquises ces dernières années pour combler des lacunes de la collection, avec notamment des pièces d’orfèvres locaux qui n’y étaient pas encore représentés. La plupart seront exposées pour la première fois. Quelques pièces en étain, spécialement des étains de Liège et de Huy, évoqueront l’important don de plus de près de quatre cents pièces en étain dont le professeur Roger Lemaire a récemment fait bénéficier l’IAL.  

Cet ensemble sera complété par quelques documents manuscrits, comme un livre de recettes médicales du 17e siècle, une généalogie illustrée de la famille Curtius, la correspondance d’un imprimeur liégeois de la fin du 18e siècle et même des carnets de fouilles des pionniers de l’archéologie au pays de Liège.  

Enfin, une section ethnographique exhibera quelques objets sélectionnés au sein de la centaine que l’IAL a, de longue date, mis en dépôt au Musée de la Vie wallonne, institution la plus appropriée pour conserver des pièces de ce type. On trouvera, par exemple, dans l’exposition aussi bien un robinet du 17e siècle qu’un collier de chien du 18e ou un moule à couque et une enseigne de brasserie du XIXe. 

Enfin, un catalogue richement illustré sera publié à l’occasion de cet anniversaire.

Cette exposition est réalisée par le Grand Curtius avec la collaboration de l’Institut archéologique liégeois.

Commissaire d’exposition : Jean-Luc Schütz, Conservateur du département d’Archéologie du Grand Curtius

Infos pratiques

Gand Curtius
Du 26.09.25 > 11.01.26

Légende : Jean-Baptiste Van Loo, projet de calendrier pour le chapitre de la cathédrale de Saint-Lambert, détail, 1730, toile, 170 x 75 cm, Liège, Grand Curtius, inv. I/35/11 – Copyright Ville de Liège – Grand Curtius

Télécharger le dossier pédagogique de l’exposition

ams.TRAM.gram

Trop souvent on oublie que Culture et Mode sont étroitement liées alors que la Mode est l’une des déclinaisons de la Culture.

Le Grand Curtius, en partenariat avec l’HELMo Mode et le Service Patrimoine du Diocèse de Liège, initie un projet audacieux mêlant patrimoine, mode et durabilité.

Dès la première semaine de leur rentrée académique, les étudiants de 2e bachelier en stylisme ont plongé dans un processus créatif intensif autour de l’upcycling textile. 

Après une immersion dans les riches collections textiles du Grand Curtius et une sensibilisation à la diversité et à la codification des vêtements ecclésiastiques – formes, couleurs et symboliques –, ils ont relevé le défi de concevoir un gilet de steward pour le futur tram de Liège. Fournis respectivement par leur professeure et le Service Patrimoine du Diocèse de Liège, chaque participant a reçu un kit composé d’un vêtement de travail et d’un habit ecclésiastique désacralisé, avec pour mission de sublimer ces matières nobles du passé (broderies, passementeries, textiles) dans une création contemporaine et durable.

S’inscrivant dans une tradition historique dans laquelle de riches robes de dames ont été réemployées pour confectionner des vêtements religieux, ce projet réinterprète cette pratique en l’adaptant aux exigences du monde professionnel moderne. Cette dynamique, à la croisée du design, de l’histoire et de l’upcycling, entre en résonnance avec l’identité du Tram de Liège et l’héritage historique de la Cité des Prince-Évêques.

L’aventure s’est poursuivie par un shooting et un tournage mettant en lumière les créations dans des lieux emblématiques : le Grand Curtius, la Cathédrale Saint-Paul et la maquette du futur tram au Musée des Transports en Commun.

Point d’orgue de cette démarche, « ams.TRAM.gram », une exposition à découvrir au cœur du Grand Curtius, présente ces pièces uniques en dialogue avec les collections textiles du parcours permanent. Ce regard croisé entre passé et présent propose une relecture inédite du textile et de ses usages, soulignant la richesse d’un patrimoine et d’un savoir-faire réinterprétés par la créativité contemporaine.

Ce projet éducatif et responsable a offert aux étudiants une expérience unique de recyclage, tout en contribuant à une initiative artistique locale et durable. En revisitant les textiles de récupération, ils ont été sensibilisés à la sauvegarde du patrimoine religieux ; ils ont participé activement à une mode plus responsable et engagée.

Informations pratiques

> Grand Curtius
> Du 18 avril 2025 au 29 juin 2025
> L’exposition est accessible tous les jours de 10h à 18h (sauf le mardi) aux tarifs d’entrée aux collections permanentes du Grand Curtius.
> Tarifs

  • Adulte : 9 €
  • Senior, groupe, sans emploi : 5 €
  • Article 27 : 1,25 €
  • Entrée gratuite : Moins de 26 ans, Profs, Détendeurs du MuseumPassMusée et pour toutes et tous, les 1ers dimanches du mois.

Visuel (c) Ville de Liège

Françoise Schein. AIPOTU. Un portrait à rebours

Du 16 mai au 31 août 2025, le Grand Curtius accueille l’exposition “AIPOTU” consacrée à l’artiste Françoise Schein.

« Françoise Schein charpente invariablement ses projets sur le texte de la Déclaration des Droits humains. Si inscrire les Droits fondamentaux sur les murs de villes, souvent et partout, constitue à la fois la ligne conductrice et la raison d’être de ses projets, (…) chaque ville dans laquelle elle est invitée à intervenir est unique et chaque projet se doit de l’être aussi. »
Betina Zalcberg

L’exposition s’accompagne d’un programme d’animations, dont un stage pour enfant, de 8 à 12 ans,  qui se déroulera du 28 au 30 avril 2025  : https://www.grandcurtius.be/fr/actualites/agenda/stage-autour-de-francoise-schein-etre-un-artiste-de-aipotu

Exposition « Françoise Schein. AIPOTU. Un portrait à rebours »

Née à Bruxelles en 1953, cette artiste plasticienne engagée est connue pour ses interventions monumentales, liant architecture et art, fresques en céramique et autres œuvres publiques qui dessinent un réseau entre les villes du monde telles que Bruxelles, Liège, Paris, Lisbonne, Berlin, Stockholm, Londres, New-York, Ramallah, Haïfa, Haïti, Barcelone, Rio de Janeiro…    

Ce que l’on sait moins, c’est qu’elle développe aussi une production parallèle et intimiste qui accompagne, comme à contrario, le gigantisme de ses interventions urbainesCertaines de ces œuvres – dessins aux traits délicats et sculptures aux contours précieux – en majorité inédites, sont ici présentées.   

Apprécier le lien, l’interdépendance même, entre ces deux volets de l’œuvre de Françoise Schein est une occasion rare qui offre une riche lecture de son parcours. D’autant que ce matériau est accompagné ici par des éléments de sa matière “grise” : notes, essais, esquisses, interviews, permettent un éclairage sur le déploiement de sa pensée artistique.   

Et quelle est-elle cette pensée que l’artiste dépeint – souvent à l’aide de carreaux en céramique, aux quatre coins de la planète ? Une idée qui relève, dirons certains, de l’utopie, et que pourtant Françoise poursuit, inlassablement : inscrire sur les murs des villes la Déclaration universelle des droits humains.    

Ce faisant, et en donnant à certains de ses projets un volet participatif qui implique un large public, notamment les jeunes, elle (é)lève les consciences tout en créant la relève.    

Ce ne sont ainsi pas seulement les limites du lieu de l’art qu’elle repousse en investissant l’espace public, mais aussi les frontières politiques et sociales du monde artistique. L’espace de son action résiste aux définitions car elle entremêle à plaisir les genres et les registres, emprunte à toutes les formes et échelles, alliant l’esthétique à l’éthique, la fantaisie à l’Histoire – et surtout, les expériences intimes des individus à ce que l’humain a d’universel.   

Commissariat : Betina Zalcberg, Lohana Schein   

Cette exposition est une production de la Cellule architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles en partenariat avec le Grand Curtius et l’artiste Françoise Schein

Publication

Un ouvrage accompagne l’exposition : Zalcberg, Betina,  « Françoise Schein. AIPOTU. Un portrait à rebours ».  

Editions Cellule architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Bruxelles, 2025 – ISBN : 978-2-930705-53-8  

 Infos pratiques

> Musée Grand Curtius – Féronstrée, 136 – 4000 Liège
> Du 16.05 > 31.08.2025 – Du lundi au dimanche de 10h à 18h – fermé le mardi.
> Tarifs uniques pour l’accès à l’exposition et à la collection permanente du musée

  • Adulte : 10 €
  • Groupe adulte : 8 €
  • Senior : 6 €
  • Senior, groupe : 6€
  • Article 27 : 1,25 €
  • Entrée gratuite : Moins de 26 ans, Profs, Détenteurs du MuseumPassMusée et pour toutes et tous, les 1ers dimanches du mois.

Billetterie en ligne

> Dossier de presse

Visuel : Françoise Schein, inauguration de « Dyades » pour la station Parvis de Saint-Gilles, Bruxelles, 1992. Crédits : François Aglalaz

Exposition «Contes au carré» | Loïc Gaume

Des modules ludiques et interactifs autour du livre pour enfants «Contes au carré» s’installent dans la Galerie vitrée du Grand Curtius : une immersion dans la démarche de son auteur-illustrateur Loïc Gaume.

Enfants et adultes sont invités à jouer avec les images et les mots du livre dans lequel une quarantaine de contes comme « Le Petit Poucet » et « Raiponce » sont résumés à l’essentiel. Appréhender une nouvelle façon de créer par la manipulation et l’observation, telle est l’invitation de l’auteur à travers l’exposition «Contes au carré».

Plus de vingt lieux ont accueilli l’exposition en Belgique, en France et en Suisse.

L’exposition s’inscrit dans un projet PECA  » Patrimoine revisité » en collaboration avec Loïc Gaume, NN Studio et les départements de l’Instruction publique et de la Culture de la Ville de Liège. Plus de 70 écoles vont vivre les animations présentes dans le cadre de l’exposition.

Loïc Gaume

Loïc Gaume (1983, France) vit à Bruxelles, est auteur-illustrateur et enseignant à l’atelier de communication graphique de La Cambre.
Son premier livre pour enfants paru en 2016 est un recueil de quarante contes classiques réécrits en quatre séquences. Tel est le défi qu’il s’est fixé!

«Contes au carré» est primé aux Bologna Ragazzi Awards et figure aujourd’hui dans «100 grands livres pour les petits».

Loïc Gaume collabore en parallèle comme dessinateur et graphiste, il est régulièrement invité pour des workshops en Belgique, en France et à l’étranger.

Livre pour enfant «Contes au carré»

«Le récit en quatre cases : invention d’une forme originale et minimaliste pour toucher à l’essence des contes, et renouveler leur lecture par le jeu. Loïc Gaume a inventé une forme atypique, éminemment moderne, pour perpétuer cette littérature ancestrale. Cette épure redonne force et puissance à ces récits merveilleux (…). Un trait sûr, appuyé, assuré donc et pourtant délicat (…). Le texte, quant à lui, malgré sa brièveté, n’est en rien un résumé desséché ou trop rapide qui effacerait le merveilleux. La langue est choisie (…) et la variété des contes, des très célèbres aux plus confidentiels, permet de varier les plaisirs du connu et de la découverte. Ainsi, la démarche comme l’objet-livre redonnent une attractivité à ces récits de la tradition orale».

Sophie Van der Linden et Raphaële Botte
«100 grands livres pour les petits»

Infos pratiques

> Galerie vitrée du Grand Curtius
> Entrée libre
> Du samedi 25 janvier au dimanche 9 février 2025 inclus
> Accessible tous les jours de 10h à 18h sauf le mardi.

 Visites pour les groupes scolaires COMPLETES 

Expo « Sur les murs #3 » par Le Musée Hors les Murs

Rendez-vous à la Galerie vitrée du  Grand Curtius jusqu’au 12 janvier 2025 pour découvrir l’exposition « Sur les murs #3« .

Projet « Le Musée Hors Les Murs »

Le projet « Le Musée Hors Les Murs », est le fruit d’une collaboration entre les Départements de la Proximité et de la Culture (Musées, Fonds patrimoniaux et Service de la Lecture publique) de la Ville de Liège. L’objectif de ce projet citoyen est de permettre aux habitants/ usagers de découvrir de manière ludique des œuvres issues des collections des Musées en rapport avec l’histoire de leur quartier.

« Le Musée Hors les Murs » à la Bibliothèque du Nord 

Le projet « Musée hors les murs », fruit d’une collaboration entre Le Service Proximité, la Lecture Publique et les Musées de la Ville en est à sa quatrième édition. Cette dernière s’est déroulée dans le quartier Saint-Léonard de juillet à octobre 2024.

Ce projet consiste à délocaliser des œuvres issues des collections des musées de la Ville de Liège en lien avec le patrimoine historique d’un quartier et à les y exposer dans un lieu citoyen. L’art vient ainsi à la rencontre des usagers/habitants du quartier comme porte d’entrée vers les musées, acteurs majeurs de l’éducation permanente et de l’éveil à la citoyenneté, outils incontournables pour stimuler la curiosité, le questionnement et la créativité.

Après les Vennes, Sclessin et Sainte-Marguerite, « Musée hors les murs » s’est installé à Saint-Léonard où ont été exposées une peinture de l’ artiste Raymonde Dumoulin ainsi qu’une gravure de l’artiste Katerina Tsitsela.

Les animations pédagogiques autour de ces œuvres étaient multiples :

– Découverte commentée des tableaux et atelier artistique (réalisations à l’acrylique sur d’anciennes cartes postales représentant le quartier à la manière de Raymonde Dumoulin) – à destination des écoles et adultes du quartier.

– Visite guidée du quartier en lien avec les œuvres exposées.

– Atelier Cyanotype lors du week-end Saint Léon’art.

– Ateliers de peinture à la manière de Raymonde Dumoulin sur des cartes postales du quartier Saint-Léonard  agrandies en format A4 (reproduction de carte de la Bibliothèque Ulysse Capitaine).

– Mise à disposition d’un carnet de balade-jeu permettant une découverte du quartier, en autonomie.

Des oeuvres de deux artistes ont été exposées pendant l’été 2024 à la Bibliothèque du Nord de Saint-Léonard : « Quai de Maestricht à Liège » de  Raymonde Dumoulin, collection des Beaux-Arts, (1943) et « The train » de Katerina Tsitsela, collection du cabinet des estampes et des dessins, (2016). Une sélection des travaux réalisés par différents participants lors d’ateliers est exposée dans la galerie vitrée du Grand Curtius.

Les deux artistes 

Raymonde Dumoulin  est une artiste belge née à Liège en 1921 et décédée en 2004. Elle a étudié à l’académie des Beaux-Arts de Liège et fait partie de l’école liégeoise du paysage. C’est une artiste qui s’inscrit dans le courant de la figuration, c’est-à-dire qu’il est possible de reconnaître et nommer les sujets qu’elle représente. 

Tsitsela Katerina  est une artiste grecque qui utilise les techniques de peinture et de gravure dans son travail artistique. Elle représente des sujets figuratifs en les synthétisant, cela signifie que les détails sont quasi inexistants. Ce qui n’empêche pas le spectateur de reconnaître les sujets. L’œuvre présentée est une gravure, le mot estampe peut aussi être utilisé pour qualifier cette technique.

Les participants 

• les élèves de l’école Saint-Barthélemy P3,P4 et P5;

• les élèves de l’école Bonne Nouvelle P3 et P4;

• les élèves de l’école Vieille Montagne P5 et P6;

• les élèves de l’école Robert Brasseur;

• des habitants du quartier.

Publication : Carnet du « Musée hors les Murs

A l’occasion de 3e édition du « Musée hors les Murs », un carnet a été réalisé. Il retrace l’ensemble du projet mis sur pied à Saint-Léonard et donne à voir divers travaux issus des ateliers et des initiatives de l’été 2024. Ce carnet est le fruit d’une collaboration entre les Départements de la Proximité et de la Culture de la Ville de Liège (Musées, Fonds patrimoniaux et Service de la Lecture publique).

A télécharger en fin d’article.

EXPOSITION « Sur les murs #3″ au Grand Curtius – Infos pratiques

> du 11 décembre 2024 au 12 janvier 2025
> Accessible tous les jours de 10h à 18h sauf le mardi.
> Galerie vitrée du Grand Curtius 
> Entrée libre
> Vernissage le mercredi 11 décembre à 14h

Visuel : Exposition « Sur les murs #3 » – Copyright Ville de Liège – Grand Curtius

Kroll lance des bouteilles à la mer

Prolongation de l’exposition jusqu’au 16 février inclus.

Pierre Kroll

Pierre Kroll, né en 1958, est un caricaturiste belge incontournable. Après des études d’architecture et de sciences de l’environnement à Liège et Bruxelles, il a commencé sa carrière de dessinateur de presse dans les années 1980. Très actif dans la région de Liège, il a publié ses œuvres dans de nombreux médias locaux et a participé à divers projets culturels. Kroll est également connu pour son travail à la RTBF et pour ses publications annuelles d’albums de dessins qui sont parmi les livres les plus vendus en Belgique francophone. 

Exposition : « Kroll lance des bouteilles à la mer »

« Le dessinateur de presse est un peu comme un naufragé sur son île qui envoie des bouteilles à la mer avec des messages dedans. Il ne sait pas quand ils seront lus, par qui, ni où, ni comment.
Parfois, ils vont vite disparaître à jamais. Parfois, ils vont circuler beaucoup et longtemps. Parfois, ils alerteront, choqueront, feront rire ou réfléchir. Parfois, ils resteront accrochés sur un mur ou dans une mémoire. »

Pierre Kroll

En 40 ans de publications, avec plus de 20 000 dessins archivés et autant d’autres éparpillés, Pierre Kroll ignore lui-même le devenir de chaque œuvre et ce qu’elle a suscité. Incapable de choisir ses favoris, il a confié la sélection et l’ordre des dessins à Marc Dausimont, un graphiste de talent. Celui-ci a retrouvé des dessins vieux de quarante ans et les a mêlés à des créations très récentes.

Cette exposition n’est pas une rétrospective du travail de Kroll, ni un « best of ». Elle ressemble plutôt à une « playlist » qu’un auditeur aurait composée pour une occasion particulière.

Kroll se sent un peu visiteur lui-même. Il redécouvre, s’étonne, regrette et s’amuse.

Montée une première fois à Spa en 2023, l’exposition a été adaptée pour le Curtius avec l’aide d’Olivier Debie, un graphiste liégeois de talent. En plus d’une centaine de dessins reproduits, des originaux des dessins d’actualité proches les plus récents ont été ajoutés. Une nouvelle section est dédiée aux dessins réalisés pour des médias liégeois ou ayant Liège pour sujet. 

Exposition dans le cadre des 15 ans du Grand Curtius

Infos pratiques

> Grand Curtius
> Du 13.09.2024 > 19.01.2025. Prolongation jusqu’au 16 février 2025
> Entrée libre

Légende du visuel : Copyright  Pierre Kroll