Collections et actualités des musées de la Ville de Liège

Les hiéroglyphes avant Champollion

Le 27 septembre 1822, Jean-François Champollion (1790 – 1832) envoie à Joseph-Bon Dacier, secrétaire de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, sa célèbre lettre dans laquelle il expose les principes généraux de l’écriture hiéroglyphique, qu’il venait de découvrir grâce notamment à la Pierre de Rosette. Cette date marque la naissance symbolique de l’égyptologie scientifique. 

Deux cents ans plus tard, le service d’égyptologie de l’Université de Liège et le Pôle Muséal et Culturel de l’Université de Liège, en partenariat avec le Grand Curtius, célèbrent cette découverte qui va donner accès au monde de l’Égypte ancienne, encore largement méconnu. 

Depuis la fin de l’Antiquité jusqu’au début du 19e siècle, les philosophes, les historiens, les voyageurs et les collectionneurs éclairés s’étaient fabriqué une idée de l’Égypte et de ses écritures largement fondée sur le témoignage des auteurs grecs et latins, et donc sur une perception tronquée des faits. 

L’exposition présentée au Grand Curtius retrace cette histoire curieuse, amusante parfois, des hiéroglyphes qui alimentèrent un fort courant d’interprétation symbolique. L’écriture égyptienne et, à travers elle, toute la civilisation des bords du Nil, furent aussi quelquefois instrumentalisées à des fins politiques et théologiques. Elle servit de caution à ceux qui recherchaient une écriture universelle, faite de symboles, détachée de la langue et de la parole. Elle fut même un temps utilisée pour rattacher la culture chinoise à l’histoire occidentale. 

L’exposition rassemble une sélection d’ouvrages anciens, conservés pour l’essentiel dans les fonds patrimoniaux de la Bibliothèque de l’Université de Liège. Plusieurs objets issus des collections des Musées de la Ville de Liège, du Musée Royal de Mariemont et de la Bibliothèque royale de Belgique complètent le parcours et accompagnent les ouvrages. Autant de témoins des différents courants d’interprétation de l’écriture égyptienne au fil des siècles. 

En collaboration avec les professeurs Pierre Hallot (Faculté d’architecture) et Michaël Schyns (HEC-Liège), des expériences utilisant les techniques de réalité augmentée et virtuelle clôturent le parcours chronologique. Le visiteur pourra ainsi voir une reproduction 3D du monument funéraire d’Hubert Mielemans, édifié vers 1560 dans l’église Sainte Croix, et une mise en scène de l’obélisque du Latran, depuis son emplacement originel au temple de Karnak jusqu’à sa situation actuelle à Rome. Un mapping laser sur une stèle des collections du Musée Curtius permettra au visiteur de comprendre l’organisation du décor et la disposition des inscriptions. 

Un riche programme d’animations (conférences, visites guidées, ateliers créatifs, stage) est à découvrir en fin d’article (PDF).

Commissariat scientifique

  • Pr Jean Winand, Egyptologue, Premier Vice-Recteur de l’Université de Liège, Président du Pôle muséal et culturel
  • Dr Gaëlle Chantrain (FNRS – UR Mondes anciens – ULiège), Dr Cécile Oger (Conservatrice – ULiège Library), Dr Laurence Neven (UR Mondes anciens – ULiège) 

Organisation 
Les Musées de la Ville de Liège, le service d’égyptologie de l’Université de Liège et le Pôle Muséal et Culturel de l’Université de Liège, sur une initiative du Pr Jean Winand, Premier Vice-Recteur de l’Université de Liège. 

L’exposition ‘Les hiéroglyphes avant Champollion’ rentre dans le cadre de la convention-cadre visant à structurer et développer les collaborations entre les musées et les collections qu’elles gèrent respectivement. 

Catalogue 
L’exposition s’accompagne d’un catalogue scientifique, publié par les Presses universitaires de Liège, en vente à la boutique du musée. 

Les hiéroglyphes avant Champollion. Depuis l’Antiquité classique jusqu’à l’Expédition d’Égypte. Jean Winand & Gaëlle Chantrain (dir.)  

Partenaires 
Fédération Wallonie-Bruxelles, ULiège, Agence Wallonne du Patrimoine (AWaP), Bibliothèque royale de Belgique (KBR), Musée Royal de Mariemont, Fondation Roi Baudouin. 

Remerciements à Monsieur Trevisiol. 

Infos pratiques 
En raison d’un mouvement de grève, le musée du Grand Curtius sera fermé ce jeudi 24 mars 2022. Veuillez nous excuser pour ce désagrément.

  • « Les hiéroglyphes avant Champollion » du 05.03 > 22.05.2022 
  • Grand Curtius : Féronstrée, 136, 4000 Liège
  • Entrée libre 
  • Ouverture : Tous les jours de 10h à 18h – fermé le mardi  – Fermé les 1/01, 01/05, 1/11, 02/11, 11/11 et 25/12. 

Légende du visuel de la galerie photos 
Détail de l’affiche de l’exposition Source : Kircher, Athanase, Obeliscus Pamphilus [Obélisque Pamphile], Rome, 1650, in-folio, 560 p., illustrations. Copyright Uliège Library.

Un Espace César Franck au Grand Curtius

À l’occasion du bicentenaire de la naissance du compositeur liégeois, qui a véritablement révolutionné la musique française du XIXe siècle, la Ville de Liège consacre à César Franck une exposition d’une année, en collaboration avec l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège.

Dès le 12 janvier 2022, cet espace accueille l’emblématique console (claviers, pédalier et accessoires) de l’orgue Cavaillé-Coll dont César Franck fut titulaire à la basilique Sainte-Clotilde de Paris, prêtée par le Vleeshuis Museum de la Ville d’Anvers. Le manuscrit original des Variations symphoniques pour piano et orchestre (1886, conservé au Conservatoire Royal de Liège) et de nombreux articles, documents et témoignages d’époque issus des Fonds Patrimoniaux de la Ville de Liège (devoirs musicaux du jeune César élève au Conservatoire de Liège, articles la presse liégeoise relatant ses premiers concerts…) sont également à y découvrir.

Cet Espace César Franck vient ainsi compléter la présence des grands compositeurs liégeois au cœur de la Ville : le Musée Grétry en Outremeuse, et le Studio Ysaÿe au Curtius, qui jouxte volontairement l’Espace César Franck, mettant ainsi en contrepoint les deux destins liés et exceptionnels de ces deux immenses musiciens du XIXe siècle.

Bicentenaire César Franck (1822 – 2022)

Né le 10 décembre 1822, à Liège, le compositeur César Franck a transformé en profondeur la musique française de son temps. Ses œuvres font encore aujourd’hui le tour de la planète. De septembre 2021 à décembre 2022, l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, l’un des interprètes incontournables de César Franck depuis 60 ans, célébrera le bicentenaire de celui qu’on surnommait « le Messie de l’art » avec une série de concerts, plusieurs coffrets discographiques, des parutions inédites et des projets numériques. »

Source et amples informations : https://www.oprl.be/fr/cesarfranck

Découvrez le programme des activités organisées par la Ville de Liège dans le cadre de l’année César Franck

Infos pratiques
– Prolongation jusqu’au 1er janvier 2024

– Situé au sein du parcours permanent du Grand Curtius, l’Espace César Franck est accessible à l’achat d’un ticket d’entrée aux collections permanentes du musée.

– Accès au musée soumis à l’évolution des mesures sanitaires, masques et CST.

Partenaires

La Ville de Liège / OPRL / Vleeshuis Museum de la Ville d’Anvers / Conservatoire Royal de Musique de Liège / Conservatoire Royal Flamand d’Anvers / Bibliothèque Ulysse Capitaine.

TERRA MOSANA : 3 expériences interactives

Le Grand Curtius accueille, dès le 29 novembre 2021, 3 expériences interactives pour plonger dans le passé de Liège au 18e siècle : immersion virtuelle, maquette 3D et application mobile !

IMMERSION VIRTUELLE
Grâce à un casque de réalisé virtuelle, les visiteurs plongeront au cœur de Liège, telle que la ville était au 18eme siècle. De quoi s’imprégner de l’ambiance qui régnait dans les rues à l’époque en déambulant au centre historique… Comme si on y était!

MAQUETTE 3D
Le voyage dans le temps et dans les dimensions continue ensuite grâce à une maquette 3D du centre historique de Liège, tel qu’il fut entre 1700 et 1730. Un jeu de lumière et un vidéo mapping complètent le dispositif pour le rendre encore plus attractif.

APPLICATION MOBILE
Pour ceux qui désirent prolonger l’expérience dans les rues de Liège, téléchargez l’application mobile sur www.terramosana.org et découvrez les pépites historiques qui jonchent le centre-ville. Aachen, Julich, Leopoldsburg, Maastricht et Tongres proposent également des expositions et expériences innovantes. Un passeport Terra Mosana, disponible auprès de chaque partenaire, permet également aux visiteurs de cheminer de site en site pour appréhender toutes les richesses de cette terre mythique de l’Euregio Meuse-Rhin!

QU’EST CE QUE TERRA MOSANA ?
Le projet Terra Mosana (Interreg) est une collaboration entre municipalités, sites patrimoniaux, universités, et citoyens afin de renforcer l’attractivité touristique de l’Euregio Meuse-Rhin (EMR) et le sentiment d’appartenance à celle-ci grâce à l’exploitation numérique de son patrimoine culturel. Cette exploitation est réalisée au travers de récits numériques de l’histoire partagée de plusieurs villes de l’EMR. Ceux-ci sont basés sur le développement et l’exploitation de modèles 3D du patrimoine eurégional et sont présentés de façon innovante grâce, entre autres, à la réalité virtuelle et augmentée. Une nouvelle manière de (re) découvrir notre région.

Infos pratiques

> A découvrir au sein du parcours permanent ( 1er étage – Haut Moyen-Age) : accessible à l’achat d’un ticket d’entrée aux collections permanentes du musée.

Autour de Raphaël. Estampes du Musée Wittert au Grand Curtius

L’année 2020 fut celle du 500e anniversaire de la mort de Raphaël, l’un des génies emblématiques de la Renaissance italienne. Cette Renaissance, qui faisait de l’homme l’acteur central d’un monde harmonieux, trouva en Raphaël un interprète magistral et un propagateur d’une incomparable efficacité. Raphaël fit en effet reproduire ses œuvres sous la forme de gravures, qui furent largement diffusées dans toute l’Europe, y compris à Liège. Une sélection de ces gravures, issue des riches collections du Musée Wittert (Pôle muséal et culturel de l’Université de Liège), sera visible au Grand Curtius du 16 octobre 2021 au 16 janvier 2022. L’exposition se déplacera ensuite à Urbino, la ville natale de Raphaël.

A l’abri du tumulte, dans un espace épuré, où la puissance des images sera exaltée, le visiteur sera invité à partager les interrogations essentielles que soulèvent les créations de Raphaël : l’amour, la vie, le plaisir, les passions, la violence, la mort, le sacré et la quête incessante et multiforme du beau à travers l’art.

A l’occasion de cette exposition, un programme riche d’animations sera organisé : conférences, prestations artistiques musicales, stage pour les jeunes, atelier créatif….

INFOS Pratiques 

Dates : du 16.10.21 au 16.01.22 – Du lundi au dimanche – de 10h à 18h. Fermeture le mardi.
Lieu : Grand Curtius (Palais Curtius), Féronstrée, 136 – 4000 Liège
Libre accès

Les réservations sont recommandées pour pouvoir accéder au musée. 
Réservation en ligne en cliquant sur le lien suivant ou par téléphone (04-221 92 21)

Le port du masque est obligatoire dès l’entrée dans l’enceinte du musée.

Organisation : Les Musées de la Ville de Liège (Le Grand Curtius) et le Musée Wittert de l’Université de Liège sur une initiative du Service d’Histoire de l’Art des Temps modernes de l’Université de Liège (Pr. Dominique Allart et Dr. Antonio Geremicca), unités de recherches Transitions

Légende : Détail de l’affiche de l’exposition Source : Léon Davent, d’après Giulio Romano, L’Aige de Jupiter apportant à Psyché l’eau du Styx, burin, inv. 29868, copyright Musée Wittert Uliège.

La Commune. Paris 1871. Liège 1886

PROLONGATION JUSQU’AU 22 AOÛT

La Commune est un mouvement citoyen et populaire qui prend forme à Paris entre le 18 mars et le 28 mai 1871. Pendant 72 jours, La Commune, élue au suffrage universel, va concevoir une nouvelle forme d’état basée sur l’intervention du peuple au quotidien. Cette expérience prendra fin de manière extrêmement violente.

À Liège, cette période insurrectionnelle ne semble pas avoir d’influence immédiate. Mais la Commune de Paris a marqué les esprits et sa commémoration en 1886 est le déclencheur des grandes émeutes à Liège et dans le Hainaut qui contribuèrent à l’obtention d’une première forme de réglementation sociale.  

Dans le cadre du 150e anniversaire de la Commune de Paris, l’exposition ambitionne de mettre en lumière les idées émancipatrices de la Commune à travers trois approches singulières : les femmes, la Commune en images et les événements de 1886 à Liège.  

La Commune étant un des premiers événements historiques à avoir été photographié, l’exposition y consacre une place majeure. Aux côtés de celles-ci, sont exposés des documents, journaux et affiches d’époque, des tableaux, des caricatures anticommunardes et des souvenirs historiques.

Partenaires

Une exposition menée en partenariat avec Theun Vonckx, archiviste, responsable de la galerie De Queeste Art (Poperinge)l’Institut d’histoire ouvrière, économique et sociale (IHOES) et le Centre des Archives du communisme en Belgique (CarCoB). 

Infos pratiques

Grand Curtius, Féronstrée 136, 4000 Liège

Du 30 avril au 25 juillet 202. Prolongation jusqu’au 22 août
Fermé le samedi 1er mai

Accès libre

Masque obligatoire

Réservation obligatoire via le lien suivant. ou par téléphone (04-221 92 21) Du 1/10 au 31/5 : du lundi au samedi de 9h à 17h et dimanche de 9h à 16h. Du 1/6 au 30/9 : du lundi au dimanche de 9h à 17h.

Le premier dimanche du mois, réservation via cet autre lien

20e Biennale internationale « Petit Format de Papier » et « Petits Formats Numériques »

La Biennale internationale « Petit Format de Papier » est une exposition qui réunit 153 œuvres sur papier, de dimension A4 maximum, toutes techniques confondues.   

Créée en 1981, la Biennale est née de l’initiative d’amateurs d’art de Cul-des-Sarts (sud de la Province de Namur) qui souhaitaient dynamiser la vie artistique locale. Ils font appel à Gabriel Belgeonne (Gerpinnes, 1935) qui proposera un concept basé sur le principe que tout artiste a la possibilité d’envoyer son travail par courrier postal et à peu de frais. L’idée que l’enveloppe puisse accueillir l’œuvre suppose que le format de celle-ci n’excède pas le format A4 et que son épaisseur soit limitée. De ses contraintes techniques va émerger l’essence même de la Biennale. L’ensemble des dons laissés par les artistes, au fil des biennales, constitue une collection de plus de 4000 pièces conservées, depuis 1984, par le Musée du Petit Format à Nismes. 

Tous les deux ans, un comité, composé de professionnels de la scène artistique contemporaine, envoie une invitation à une sélection d’artistes à travers le monde. Le cadre de la feuille de papier respecté, l’artiste a l’entière liberté du sujet et de son traitement et est assuré d’être exposé. Fin 2019, en vue de la 20e Biennale internationale « Petit Format de Papier »,  327 invitations sont lancées par le Comité de sélection par courrier postal : 153 artistes ont renvoyé une ou plusieurs œuvres qui sont présentées dans le cadre de cette exposition itinérante. 

Par ailleurs, cette 20e édition est l’occasion d’investir les pratiques technologiques contemporaines. Jusqu’à présent, le propos de la Biennale s’est concentré sur le support « papier », bien que l’expérimentation recourant aux nouvelles technologies y soit néanmoins bien présente. Cependant, l’échange et le partage des images ont fondamentalement changé depuis 1981. L’ère numérique a révolutionné le rapport à l’œuvre et à l’image, à la manière de les échanger, de les partager et de les diffuser. Ces questions sont abordées dans l’exposition à travers une sélection d’œuvres numériques choisies par Marie du Chastel (curatrice et coordinatrice de la plateforme numérique KIKK à Namur). Les œuvres, existantes ou crées pour l’occasion, touchent ou évoquent la notion du « petit format », non pas en se référant aux ‘dimensions limitées’, mais en évoquant l’intime, le regard de l’artiste, le rapport d’échelle.  

« Petits formats numériques »

La rapidité de l’évolution technologique et les changements sociétaux qui en découlent donnent naissance à de nouvelles expressions artistiques. Ces nouvelles avancées technologiques ouvrent des perspectives de recherche et d’expérimentation inédites pour les artistes. Le champ exploratoire devient de plus en plus large, tout comme les outils de création dont ils disposent.
Les pinceaux et crayons sont remplacés par les ordinateurs, le code, ou les capteurs électroniques permettant d’explorer les couches invisibles de notre monde, à l’instar de Claire Williams qui nous fait découvrir le spectre des ondes radio qu’elle capte en temps réel depuis une antenne située en Angleterre. À travers un dispositif de verres soufflés, de bobines de cuivre et de billes aimantées, elle matérialise les champs magnétiques terrestres, pour nous faire entendre des phénomènes météorologiques qui s’agitent, en ce moment, dans notre ionosphère et signalent l’activité des aurores boréales, des séismes, ou encore des orages ayant lieu à l’autre bout de la planète.
La question de la relation avec notre environnement naturel fascine tout autant Cédric Sabato qui nous propose de contempler la beauté d’une nature communicante dotée d’intelligence. Sous un habit de verre, une plante déplace ses feuilles à différentes fréquences sonores et entame un «ballet végétal» au rythme de la musique qu’elle entend. Lors de sa croissance, la plante a appris à réagir à la musique. Approchez, soyez patient et attentif, si vous arrivez au bon moment, vous pourrez observer les feuilles se mouvoir délicatement en harmonie avec le son.
Alain Wergifosse s’intéresse également à la beauté de l’imperceptible et à la poésie de la face cachée de la nature. Il circonscrit des petits événements microscopiques et les présente comme des images en mouvement que l’on pourrait qualifier d’aquarelles vivantes. La filiation entre la peinture classique et le numérique se retrouve aussi dans la pratique d’Alex Verhaest qui nous plonge dans l’esthétique des tableaux de maîtres anciens et des natures mortes, tout en leur donnant vie dans un étrange univers intemporel, et futuriste à la fois.
S’opère, alors, une fusion entre monde réel et virtuel, où les couches se superposent, se mélangent, et donnent à voir une réalité hybride parfaitement transcrite dans l’installation ATLAS de Yann Deval et Marie G. Losseau où les objets physiques prennent vie à travers l’écran d’une tablette devenant l’interface entre nous et le monde. Cette interface prend la forme d’un scanner 3D pour Katinka de Jonge qui a parcouru la ville d’Anvers pour répertorier et scanner ses statues et monuments qu’elle a imprimé en 3D. La sculpture finale de cette série constitue la statue “moyenne” de la ville d’Anvers, dans laquelle elle a fusionné tous les scans en un seul et même monument. Le domaine de la sculpture se trouve ici empreint d’arithmétique et de concepts mathématiques, le monde réel est disséqué, transformé ou simplement révélé grâce aux possibilités du numérique. C’est ce que donnent à voir ces petits formats numériques.

Marie du Chastel, KIKK

Artistes participants «Petit Format de Papier»

Magda AMARIOAREI (Roumanie/Belgique), Tiany ANDRIAMASOMANANA (France), Camiel ANDRIESSEN (Pays-Bas), Cees ANDRIESSEN (Pays-Bas), Fernanda ARÁNGUIZ M. (Chili), Yoshito ARICHI (Japon), Daniel AULAGNIER (France), Paul AUTHOM (Belgique), Michel BARZIN (Belgique), Ode BERTRAND (France), Pawel BINCZYCKI (Pologne), Bernard BOIGELOT (Belgique), Marie-France BONMARIAGE (Belgique), Alain BORNAIN (Belgique), Philippe BOUILLON (Belgique), Koen BROUCKE (Belgique), Sylvie CANONNE (Belgique), Martin CHAUMONT (Belgique), Juan Pablo CHIPE (Mexique/Espagne)
Jean-Pierre CLAES (Belgique), COSTIS (Grèce), Alexia CREUSEN (Belgique), Kikie CREVECOEUR (Belgique), DANIEL DANIEL (Belgique), Laurent DANLOY (Belgique), Ella DE BURCA (Irlande/Belgique), Philippe DE KEMMETER (Belgique), Gérald DEDEREN (Belgique), Elise DELBRASSINNE (Belgique), Nathalie DOYEN (Belgique), Raymond DRYGALSKI (Belgique), Arpaïs DU BOIS (Belgique), Jean-François DUBREUIL (France), Emelyne DUVAL (Belgique), Vesna DZAKIC (Serbie), Luc ETIENNE (Belgique), Cynthia EVERS (Belgique), Amandine FACQUER (France), Daniel FAUVILLE (Belgique), Anne Marie FINNE (Belgique), Jean-Michel FRANCOIS (Belgique), Noriko FUSE (Japon/France), Xuyong GAO (Chine/Belgique), Michèle GAROT (Belgique), Anne GILSOUL (Belgique), Emmanuel GODART (Belgique), Thierry GOFFART (Belgique), Michèle GROSJEAN (Belgique), Marie-Paule HAAR (Belgique), Wieslaw HALADAJ (Pologne), Isabelle HAPPART (Belgique), Chantal HARDY (Belgique), Jorma HAUTALA (Finlande), Philippe HERBET (Belgique), Luc HOENRAET (Belgique) & Alexey SHLYK (Biélorussie/Belgique), Françoise HOTTOIS (Belgique), François HUON (Belgique), Sergiy HRAPOV (Ukraine), Jean-Pierre HUSQUINET (Belgique), Anna ILLES (Hongrie), Laurent IMPEDUGLIA (Belgique, Atsuko ISHII (Japon/France), Pepa IVANOVA (Bulgarie/Belgique), Edmond JAMAR (Belgique), Maria JAS (Pologne), Julia JEDWAB (Belgique), Thomas JODOGNE (Belgique)
Stanislaw Zbigniew KAMIENSKI (Pologne), Aïda KAZARIAN (Belgique), Akané KIRIMURA (Japon/France), Caroline KOENDERS (Pays-Bas), Jeff KOWATCH (USA/Belgique), Jean-Claude LALOT (Belgique), André LAMBOTTE (Belgique), Martin LA ROCHE  (Chili/Pays-Bas), Emmanuelle LEBLANC (France), Jean-Pierre LECLEF (Belgique), Jacques LENNEP (Belgique), Annick LE THOER (France), Mégane LIKIN (Belgique), Thomas LOYATHO (France), Gabrielle MALHERBE (Belgique), Henri MARTRAIX (France), Takako MATSUKAWA (Autriche), Jean-Pierre MAURY (Belgique), Laurence MEYER (Belgique), Anita MIZRAHI (Pays-Bas), Jean MORETTE (Belgique), Mitsouko MORI (Japon/France), Georges-Henri MORIN (France), Sophie NEGRIER (France/Bénin), Judith NEM’S (Hongrie), Jiri NEUWIRT (Tchéquie), Vesna OPAVSKY (Serbie), Roland OREPÜK (France)
Ulysse OST (Belgique), Hyacinthe OUATTARA (Burkina Faso/France), Berenika OVCACKOVA (Tchéquie), Omer OZCETIN (Belgique), Mario PALLI (Italie), Yiannis PAPADOPOULOS (Grèce), Maurice PASTERNAK (Belgique), Olivier PE (Italie/Belgique)
Colin PENNO (Allemagne), William PLOEGAERT (Belgique), Marianne PONLOT (Belgique), Boris PRAMATAROV (Bulgarie/Belgique), Andréa RADERMACHER-MENNICKEN (Belgique), Dominique RAPPEZ (Belgique), Romina REMMO (Belgique), Dominique ROMEYER (France/Belgique), Sigurd ROMPZA (Allemagne), Pascale ROUFFART (Belgique), Elina SALMINEN (Finlande/Belgique), Francesca SCARITO (Italie/Belgique), Laurent SCHOONVAERE (Belgique), Lieven SEGERS (Belgique), Timothy SEGERS (Belgique), Weronika SIUPKA (Pologne), Gisbert STACH (Allemagne), Vincent STREBELLE (Belgique), Jacques THANNEN (Belgique), Vincent THIERION (France), Brigitte TOUVRON (France), Katharina TRUDZINSKI (Allemagne), Philip ULLRICH (Allemagne/Suisse), Kelli VALK (Estonie), Jan VAN BERGEN (Belgique), Dominique VAN DEN BERGH (Belgique), Ben VAN DEN BERGHE (Belgique), Diane VAN EEPOEL (Belgique), Romain VAN WISSEN (Belgique), Dirk VERHAEGEN (Belgique), Denis VERKEYN (Belgique), Catherine VERSE (Belgique), Patrick VERTENTEN (Belgique), Bernard VILLERS (Belgique), Aurélie VINK (Belgique), Sophie VINK (Belgique), Corinne VIONNET (Suisse), VORE (Allemagne), Theadora WALSH (Etats-Unis), Thierry WESEL (Belgique), Désirée WICKLER (Luxembourg/Allemagne), Laura WILSON (Royaume-Uni)
Alain WINANCE (Belgique), François WINANTS (Belgique), Hans de WIT (Pays-Bas), Anne-Marie WITTEK (Belgique), Léon WUIDAR (Belgique), Tianmeng ZHU (Belgique), Walid ZOUARI (Tunisie)

Artistes participants «Petits Formats Numériques»

Yann DEVAL et Marie-Ghislaine LOSSEAU (France/Belgique), Katinka de JONGE (Pays-Bas), Cédric SABATO (France/Belgique), Alex VERHAEST (Belgique), Alain WERGIFOSSE (Belgique), Claire WILLIAMS (Belgique

La Biennale internationale « Petit Format de Papier » participe de l’Accord de Coopération Culturelle entre les Communautés française et flamande. Cette exposition itinérante relève d’un partenariat entre le Musée du Petit Format d’Art Contemporain à Nismes, le WARP à Sint-Niklaas, l’Espace Beau Site à Arlon et le Grand Curtius à Liège. Un concept original au service de l’art contemporain. 


Infos pratiques

Exposition gratuite

Du 05/03 > 11/04/2021

Grand Curtius Palais Curtius

Du lundi au dimanche : 10h > 18h, fermé le mardi

RESERVATION & MASQUE OBLIGATOIRES 
Les réservations sont obligatoires pour pouvoir accéder au musée.  Celles-ci peuvent être réalisées de 2 manières : 1) réservation en ligne (à privilégier) Gestion par l’Office du Tourisme ; 2) par téléphone (04-221 92 21) du lundi au dimanche de 9h30 à 17 heures. ; Pour pouvoir accéder au musée, toute personne devra impérativement avoir réservé sa visite au préalable.  Chaque enfant vous accompagnant doit également être inscrit !

Une fois sur place
• Le port du masque  est  obligatoire  dès l’entrée dans l’enceinte du musée.
• Le vestiaire et les consignes resteront fermées.  Nous vous demanderons de vous présenter munis du minimum :  Les grands sacs et trolleys seront refusés  ;  les sacs à main et petits sacs à dos seront acceptés.
• Les paiements s’effectueront  par voie électronique uniquement.
• Du gel hydroalcoolique sera mis à disposition des visiteurs, à l’accueil du musée. 
• Les sanitaires et autres endroits sensibles comme les poignées de portes seront régulièrement nettoyés. 
• Le nombre de visiteurs acceptés sera basé sur les consignes délivrées par le conseil de sécurité et sur celles préconisées par l’ICOM et tiennent compte également du protocole spécifique de la FWB pour les musées.
• Les visites sont uniquement destinées à un public individuel ou familial. Les visites de groupes et activités demeurent à ce jour suspendues.
• La boutique du musée est ouverte La cafétéria (Le Bistro du Musée by MadCafé) est fermée.

Andy Warhol by Typex

Un conte de faits est l’imposante biographie d’Andy Warhol déployée sur plus de 550 pages par le dessinateur hollandais Typex. L’exposition, imaginée avec l’auteur pour les Rencontres du 9e Art d’Aix-en-Provence en 2019, est présentée à Liège, offrant – simultanément à l’exposition de La Boverie – un regard personnel et décalé sur la pop culture et l’univers warholien. Typex se joue avec humour et virtuosité des styles qui ont marqué l’histoire de la bande dessinée.

Téléchargez le guide du visiteur
Download des Besucherführers auf Deutsch

Réouverture le 7 décembre 2020
RÉSERVATION OBLIGATOIRE
Du 30.10 au 21.2 au Grand Curtius
En partenariat avec les Rencontres du 9e Art d’Aix-en-Provence et les Editions Casterman
Le Grand Curtius, Feronstrée, 136 – 4000 Liège
www.grandcurtius.be
5€ ou gratuit sur présentation du ticket d’entrée de la collection permanente du Grand Curtius ou celuide l’expo Warhol à La Boverie

Inner Space Vol.6

Inner Space est un collectif qui rassemble des curateurs d’expositions, des artistes et les publics. Le but est de générer des rendez-vous et des collaborations qui alimentent chacun de ses membres. Plus que de concevoir de simples expositions, Inner Space cherche a mettre en place un lieu de réflexion pour la communauté qu’il rassemble. 

Au Grand Curtius, le 6e volume d’Inner Space est un événement pluridisciplinaire où se croisent des performances artistiques, de l’art vidéo, de l’art plastique, des concerts et des rencontres. La quarantaine d’artistes qui y sont représentés sont issus de la région liégeoise, mais plus largement de Belgique et d’Europe. Ils ont été invités à proposer une intervention artistique inspirée de leur rencontre avec les collections du Grand Curtius. Les coexistences qui en résultent suscitent tantôt la confrontation, tantôt la fusion, tantôt le partage. Ces mises en perspective créent des dialogues entre les artefacts du musée et la création actuelle, mettant en lumière la grandeur historique, artistique et technologique dans l’ancienne Principauté de Liège. 

Avec : Acher – Anne-Sophie Fontenelle – Attila – Babi Avelino – Caroline Roloux – Charles-Henry Sommelette – Charlotte de Naeyer – Claudine Grodent – Coco – Dirk D. Knickhoff – Emilio Sanchez – Gaëtane Lorenzoni – Grégoire Faupin – Husein Bedday – Ilona Chlubnova – Jean-François Cuda – Jenny Donnay – Joao Costa Leal – Joëlle Desmarets – Josianne Hermesse – Kristina Sedlerova Villanen – Laurence Gerard – Luc Mabille – Marine Sharp – Michaël Nicolaï – Nar – Nicolas Deprez – Patrick Magnus – Robin Bodéüs – Samuel Bello – Sarah Minutillo – Simon Somma – Sofie Vangor – Thierry Grootaers – Thierry Hanse – Ulrike Scholder – Usha Lathuraz – Vanessa Cao – Werner Moron

Réouverture le 7 décembre 2020
Grand Curtius, Féronstrée 136, 4000 Liège
Du 23 octobre 2020 au 28 février 2021

Adulte : 9 €
Senior, groupe, sans emploi : 5 €
Article 27 : 1,25 €
Entrée gratuite :
-Pour les moins de 26 ans.
-Pour tous, le 1er dimanche du mois

Réservation et masque obligatoires :

Télécharger le guide du visiteur

Download de bezoekersgids

Racines, les civilisations du Bas-Danube – EUROPALIA ROMANIA

Dans le cadre d’ EUROPALIA ROMANIA, le Grand Curtius dévoilera, à l’automne 2019, l’exposition « Racines, les civilisations du Bas-Danube ».

Fruit d’une intense collaboration avec le Musée national d’Histoire de Roumanie, et l’Institut culturel roumain, cette exposition présente au travers de 300 pièces majeures les prémices de notre monde contemporain. Poteries, figurines anthropomorphes, parures et armes en or ou en bronze souligneront la révolution des symboles qui prend place au Néolithique, puis à l’Age du Bronze. 

Située au sud-est de l’Europe, bordée par les Carpates, le Danube et la mer Noire, la Roumanie se trouve aux confluences des cultures slaves, balkaniques et germaniques. De par sa situation, elle est depuis longtemps un lieu d’échanges privilégiés entre l’Orient et l’Occident.

Dès la préhistoire, la région du Danube est l’une des premières à connaître la Révolution néolithique : au milieu du 7e millénaire avant notre ère, s’y installe un nouveau mode de vie venu du Proche-Orient, caractérisé par la sédentarisation, l’agriculture, l’élevage, l’architecture, l’artisanat et de nouvelles pratiques funéraires. Ces changements sociétaux profonds donneront naissance, un millénaire plus tard, à des agglomérations de plusieurs milliers d’habitants et à des cultures aux productions artisanales parmi les plus remarquables d’Europe. 

La plus ancienne métallurgie du monde, celle du cuivre et de l’or s’y développe aussi, dès le 5e millénaire avant notre ère, suivie de celle du bronze aux 3e – 2e millénaires acn. L’adoption de ces technologies donnera naissance à de nouvelles structures économiques et sociétales reflétant une manière de penser le monde en constante évolution.

GRAND CURTIUS
Féronstrée 136 – 4000 Liège

8.11.19 > 26.4.20
LU  > DIM  10:00-18:00
Fermé le Mardi & 11.11 – 25.12 – 1.1  

Tarif
10 € Adultes | Volwassenen | Adults
8 € Groupes (min. 8 pers) – seniors 
1,25 € Article 27
1 € <26 ans | <26 jaar | <26 years

Inclus dans le ticket
L’accès aux collections permanentes du Grand Curtius et l’exposition «Dacia Felix» au Musée Gallo-romain de Tongres

Événements Conférences, visites, ateliers créatifs…

Visites de l’exposition
Visites scolaires – Infos et Réservation : + 32 (0)4 221 68 32 – 6837 – animationsdesmusees@liege.be – https://lesmuseesdeliege.be/service-animation-des-musees/

Visites pour groupes non scolaires (FR et NL) – Infos et Réservation : Maison du Tourisme du Pays de Liège (Réservation) : +32 0 4 221 93 03 + reservation.tourisme@liege.be . Réserver une visite en ligne : https://www.visitezliege.be/fr/reserver-une-visite

Légende photo : Le penseur et la femme assise. Cernavoda Région de Constanta,  Néolitique, Culture Hamangia. Terre cuite – Propriétaire :  Musée national d’Histoire de Roumanie