Collections et actualités des musées de la Ville de Liège

Exposition : la paix de Fexhe

Liège fut pendant plus de 800 ans la capitale d’une principauté indépendante ayant à sa tête un prince-évêque. Tous les états ont des textes majeurs. L’ancienne principauté de Liège ne faisait pas exception à la règle. Présentée par certains historiens comme la « constitution » de cette principauté, la paix de Fexhe a joué un rôle déterminant dans l’histoire liégeoise en tentant de définir les limites des pouvoirs du prince-évêque, notamment en matière de justice, et ceux de ses sujets.

Proclamée au début du XIVe siècle dans un contexte de grandes tensions sociales, elle est le reflet des différentes forces qui s’affrontent : prince-évêque, chanoines, grands marchands et artisans. Ces derniers jouent d’ailleurs un rôle politique de plus en plus important dans ce XIVe siècle naissant.

Aujourd’hui, bien qu’ayant perdue toute valeur juridique, la paix de Fexhe reste encore présente dans l’inconscient collectif. C’est l’histoire, la « vie » de ce document que vous invite à découvrir l’exposition La paix de Fexhe.

 

Du 3 février au 30 avril 2017

Au Grand Curtius

136 Feronstrée – 4000 Liège

Accessible du mardi au dimanche de 10h à 18h. 

GRATUIT

Une réforme, un livre : Luther et la Bible palatine

En 1517, Martin Luther prit fermement position, dans ses 95 thèses, contre la doctrine des indulgences promues par Rome. Cinq cents ans plus tard, la Ville de Liège, en collaboration avec le Réseau des bibliothèques et les Collections artistiques de l’Université́ de Liège et avec l’asbl Luther, Liège 2017, présente cette exposition articulée autour d’une pièce maitresse : la Bible dite Palatine, traduction de la bible en allemand par Luther. D’autres pièces s’ajoutent à la présentation pour expliquer le luthéranisme, ses enjeux, sa diffusion, sa réception…

Date : du 03/02/2017 au 30/04/2017
Lieu : Grand Curtius (2e étage du palais Curtius), 136 Féronstrée.
Tarif : 5€ (adulte) – 3€ (étudiant, sénior, sans emploi) – 1.25€ (article 27) – Gratuit le 1e dimanche du mois
Accessible de 10 h à 18 h tous les jours, sauf le mardi.

Conférences :
• Luther et la Réforme, par Mgr Jean-Pierre Delville, évêque catholique de Liège jeudi 23/02/2017 à 20h00, à l’auditorium du Grand Curtius – Gratuit
• Luther et l’Économie, par M. Bruno Colmant, économiste, professeur à l’ULB et la Solvay Business School mercredi 15/03/2017 à 20h00, à la Salle académique de l’Université de Liège – 5 €
• Luther et le Judaïsme, par M. Thomas Gergely, professeur à l’ULB et directeur de l’Institut du Judaïsme Martin Buber jeudi 18/05/2017 à 20h00, à l’auditorium du Grand Curtius – Gratuit
• Approche musicale commentée : Chants révolutionnaires et musique de la Réforme, par M. Jean-Marie Dzuba au piano et le groupe vocal BASTA samedi 27/05/2017 à 20h00, à l’Église protestante de Liège, 22 Quai Marcellis – Gratuit

Pas d’inscription préalable

Expo « Pierre Alechinsky »

A partir du 10 novembre, l’exposition « CoBrA et après » au Grand Curtius, se double d’une présentation d’œuvres complémentaires de Pierre Alechinsky, figure majeure du mouvement CoBrA en Belgique. Cette exposition est réalisée avec la précieuse collaboration du Musée de l’Image imprimée de La Louvière.

Dans les années 1930, Alechinsky étudie à l’école Decroly à Bruxelles, il est un étudiant modéré. On oblige l’enfant gaucher à écrire de la main droite. La gauche, sa meilleure main, les éducateurs la lui laisseront pour les travaux « de moindre importance » : le dessin…  De 1944 à 1948, il étudie l’illustration du livre, la typographie, les techniques de l’imprimerie et la photographie à l’École nationale supérieure d’Architecture et des Arts visuels de La Cambre à Bruxelles. C’est pendant cette période qu’il découvre l’œuvre d’Henri Michaux, de Jean Dubuffet et des surréalistes. Il rencontre et se lie d’amitié avec le critique d’art Jacques Putman, qui consacrera de nombreux écrits à son œuvre. Il commence à peindre en 1947 et fait alors partie du groupe Jeune Peinture belge, qui réunit notamment Louis Van Lint, Jan Cox et Marc Mendelson.

pierre-alechinsky-1Pierre Alechinsky devient très rapidement l’un des acteurs majeurs du monde artistique belge de l’après-guerre. Il fonde avec Olivier Strebelle et Michel Olyff dans une maison communautaire, les Ateliers du Marais. Après sa rencontre avec Dotremont, il adhère en 1949 à CoBrA. Il participe aussitôt à la première exposition au Stedelijk Museum. Alechinsky s’y implique très fortement, organisant la deuxièmeexposition au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Il contribue à la réalisation de la revue CoBrA. Son travail illustre régulièrement la spontanéité sans frein, le rejet de l’abstraction pure et du « réalisme socialiste », et le refus de la spécialisation.

L’exposition bénéficie de la donation de Pierre Alechinsky au Musée de l’Image imprimé de La Louvière. Le parcours illustre parfaitement, après la dissolution du groupe CoBrA, la prolongation de l’esprit du mouvement dans sa carrière après 1951. « CoBrA, c’est mon école », a dit Alechinsky. Il s’installe à Paris. Il va compléter sa formation de graveur et s’initier à de nouvelles techniques à l’Atelier 17, dirigé par Stanley Hayter. C’est l’époque, à partir de 1952, où il se lie d’amitié avec Alberto Giacometti, Bram van Velde, Victor Brauner et où il commence une correspondance régulière avec le calligraphe japonais Shiryu Morita de Kyōto.

Cette double exposition au Curtius permet aussi d’insister sur le rôle de la Belgique, avec ses artistes, de Christian Dotremont à Pierre Alechinsky, qui ont joué un rôle essentiel dans l’histoire du mouvement. Jamais mouvement n’aura prôné autant la liberté de créer, la vivacité et la rapidité de pose du trait et de la couleur. Comme le dira Christian Dotremont, la Belgique aura été longtemps l’épicentre de cet esprit créatif révolutionnaire, dominé par « le désir d’une force créatrice invisible, ni organisée, ni désorganisée, où sont mêlés la forme et le contenu, la fin et les moyens, la laideur et la beauté, le dessin et la couleur, les puissances subjectives et les références aux réalités extérieures, dualité entretenue depuis la Renaissance par l’art aristocratique puis bourgeois ».

Jean-Christophe Hubert

 

Du 10 novembre 2016 au 15 janvier 2017

Grand Curtius
Féronstrée 136
4000 Liège

Cobra et après…

Acronyme de ‘COpenhague, BRuxelles, Amsterdam’, du nom des villes de résidence de la plupart de ses membres fondateurs, CoBrA est un mouvement artistique essentiel dans l’Europe du Nord d’après-guerre.

Après l’horreur de la guerre, Cobra veut revenir à un langage plus universel, naïf et primitif. Il veut retrouver une pureté joyeuse et insouciante.

Le mouvement ne dure que 3 ans. Quel sera le prolongement artistique de ce mouvement et de ses membres : Alechinsky, Appel, Jorn, Bury…?

Dans cette exposition « enfants admis », sont développés des outils destinés aux enfants : parcours spécifique, carnet de jeux…

Du 8 septembre 2016 au 15 janvier 2017

Grand Curtius

Tarif :
Adulte : 12 €
Groupe : 11 €
Moins de 12 ans : 8 €
Famille : 20 €

A partir du 10 novembre, l’exposition sera complétée par un focus sur ‘Alechinsky’. Le ticket d’entrée est valable pour les 2 expositions.

Télécharger les fiches ‘jeux’ pour visiter l’expo en famille

Télécharger le dossier pédagogique de l’exposition

 

Visuels : © SABAM Belgium 2016

Constellation Jacques Izoard

Le parcours de l’exposition tente humblement d’entrouvrir quelques portes vers l’univers du poète liégeois Jacques Izoard et de refléter cette vie tout entière vouée à l’écriture, à la vitalisation et à la diffusion de la poésie.

Dans une atmosphère intimiste, l’exposition présentée au 3e étage du palais Curtius, illustre sa vie, ses relations, les influences, les collaborations, l’intimité de l’écriture, le creuset de la maison et du jardin de Chevaufosse, l’amour de sa ville, et enfin le cercle de tous ceux qui l’ont côtoyé, dont les témoignages kaléidoscopiques esquissent une constellation de vie et d’inspiration.

 

Exposition du 9 septembre au 16 octobre 2016

au Grand Curtius

Entrée gratuite

 

Des événements autour de l’exposition

Auditorium du Grand Curtius

Vendredi 16 septembre 18h

Présentation des livres

«31 haikus pour Jacques Izoard» (Editions Bouboum tralala)

«Griffes d’écrivains, rencontres avec Jacques Izoard»

de Max Carnevale (Editions de la Province de Liège)

Vendredi 14 octobre 18h

Conférence «L’écriture et la foudre : Jacques Izoard et

François Jacqmin, deux poètes entre les choses et les mots»,

par Gérald Purnelle avec Jean-François Politzer

Les samedis 10, 17, 24 septembre, 1 et 8 octobre

Cinq ateliers d’écriture Izoard avec Karel Logist

Gratuit sur inscriptions: lectures@liege.be

I live here

i live here_Page_2Pour I live here, une vingtaine d’étudiants en journalisme de l’IHECS se sont immergés dans la réalité de personnes issues de l’immigration à Liège lors d’un atelier de photojournalisme.

C’est la générosité de l’accueil qui les surprend le plus. Au cœur des familles, le reportage est partage ; on raconte l’histoire de sa vie autour d’un repas, on sort les photos de la boîte à chaussure. Peut-être l’apprenti photojournaliste sera-t-il la seule visite de la journée, à moins qu’il ne vienne remuer des souvenirs qui  sont  d’ailleurs, de loin d’ici ;  peut-être deviendra-t-il le complice de jeu des enfants , la confidente d’une épouse fatiguée ou le témoin des limites de notre société.

Le QG, c’est le RAVI. Les histoires s’y construisent, les images sont éditées, l’expérience grandit chacun. On n’y parle pas que de photo, chacun raconte sa journée, chacun raconte sa rencontre.

A travers l’objectif de ces étudiants, les a priori vont tomber, et les images nous raconter des histoires singulières et attachantes.

 

Du 22/09/2016 au 16/10/2016

Grand Curtius, Féronstrée 136, 4000 Liège

Expo ’20e anniversaire de l’Appel à projet interculturel’

Voici 20 ans que la Ville de Liège lance chaque année un appel à projets en matière d’interculturalité et de lutte contre les intolérances à l’intention des associations qui oeuvrent dans le domaine des relations interculturelles sur le territoire de notre ville.

Cet appel à projets vise principalement à soutenir des actions qui favorisent l’intégration des personnes étrangères ou d’origine étrangère dans des domaines comme la lutte contre le racisme, les initiatives socioculturelles, la jeunesse, l’insertion professionnelle ou l’amélioration des conditions de sécurité et d’accueil du public visé par l’association, ayant pour finalité la découverte de la culture de l’autre à travers la tolérance.

Plus de 700 projets ont été soumis. 150 projets ont été primés par un jury composé de conseillers communaux et d’experts en matière d’interculturalité, soit un montant global de 276.831,48 euros attribué.

Vernissage le jeudi 15 septembre à 18h au Musée Curtius, sous un univers teinté d’électro, de jazz et de world music présenté par Esinam DOGBATSE (Belgique/Ghana). Il sera possible de visiter l’exposition jusqu’au dimanche 18 septembre.

L’exposition est accessible du 15 au 18 septembre dans les galeries du Grand Curtius

 

 

Une navette fluviale entre le Grand Curtius et La Boverie

Dès ce 1e Juin 2016 une navette fluviale relie plusieurs fleurons de notre patrimoine : le Grand Curtius, le centre historique, le Musée de la Vie wallonne et enfin le Musée et le parc de La Boverie.

Plus qu’un moyen de transport, la navette fluviale est une attraction en soit, une manière de découvrir Liège coté Meuse.

Du 1er juin au 31 août, période de test de cette opération pilote, 8 trajets seront organisés quotidiennement, du mardi au dimanche. Le premier de ceux-ci partira à 10h du Grand Curtius (quai Sainte-Barbe) pour arriver à 10h30 à la Boverie en passant par le centre ville (quai sur Meuse) vers 10h15. La dernière navette partira du Curtius à 17h pour effectuer une rotation complète.

Le prix est de 2€ pour un aller simple.

Informations pratiques

2€ le billet aller

Carte 6 trajets pour 10€

Gratuit pour les enfants jusque 6 ans

 

Horaires 

Tous les jours sauf le lundi

 

 

liège tourisme

Apéro littéraire : Marie-Isabelle Tasset 

Rencontre avec Marie-Isabelle Tasset, Les petits galets (Edilivre, 2014) et Contre vents et marées (Acrodacrolives, 2016).
La rencontre sera ponctuée de pauses musicales avec l’ensemble Darius (Anne-Sylvie Primo et frédéric Vandendunghen, violons).

AVT_Marie-Isabelle-Tasset_5390Marie-Isabelle Tasset 

Marie-Isabelle Tasset est née en 1974 sur les hauteurs de Liège ; après des études de lettres, un passage par l’enseignement et un poste d’assistante de direction, elle choisit de se consacrer à sa famille et à sa plume.

Avec Les petits galets, elle signe en 2014 un premier roman à l’intrigue psychologique et policière. Contre vents et marées est son deuxième roman.

« En ce 4 août 1914, Violette vient d’avoir vingt ans. La fête n’a pas encore commencé que déjà le clairon au loin remplace les vivats, et que le bruit des bottes marque le pas d’une danse macabre. Tandis que les forts s’arment, Liège s’organise. L’heure est à la résistance : l’ennemi allemand est aux portes du pays !

Refusant l’archétype de la jeune bourgeoise docile, que la société bien-pensante de son temps voudrait lui imposer, cette jeune femme généreuse est bien déterminée à prendre son destin en main. »

 

anne-sylvie-300x200Anne-Sylvie Primo

Actuellement directrice artistique de Musique Chambrée et premier violon de l’Ensemble Darius avec lequel elle participe à des événements tels que « La Nuit Musicale » du Château de Seneffe.

En 1999, elle entre au Conservatoire Royal de Musique de Liège, où elle obtient les premiers prix de solfège, de violon (classe de Richard Pieta) et de musique de chambre (classe de Michel Bassine). Elle poursuit parallèlment des cours de violon avec Mikhail Bezverkhini, premier prix du Concours International Reine Elisabeth en 1976.

Elle participe régulièrement à des concerts avec différents orchestre (l’Opéra Royal de Wallonie, l’Orchestre Philharmonique de Liège, le Limburg Symphony Orchestre…)

 

Vendredi 17 juin 2016 à 18h au Grand Curtius