Collections et actualités des musées de la Ville de Liège

Espace Jeunes Artistes – Maria Vita Goral

Emotional choreography

« Et vous ? Au travers de l’harmonie, de l’observation, de la liberté, de l’agonie… est-ce que vous dansez ? »

L’installation sculpturale Emotional Choreography est avant tout une re-création de soi qui donne un sens à sa propre histoire, intelligence ou expérience émotionnelle et qui propose des réflexions sur le processus essentiel et propre à chacun.

Les émotions sont la source de mouvement : regards, gestes, grâce, dynamisme, danse-coutume, expressions diverses, qui dans la recherche corporelle, sont contenus dans les objets choisis et présents dans l’installation.

Ce projet invite à l’auto-chorégraphie pour transformer dans un langage intime et sensible les émotions qui sont vécues durant la vie et peut-être au-delà.

L’expression des émotions permet de préciser les moments de la vérité personnelle dans un monde en pleine mutation.

Maria Vita Goral

Une perfomance urbaine par Lisa Charlier aura lieu pendant le vernissage le 1er juin à 18h

La Boverie
Du 2 juin au 31 juillet 2022
Entrée gratuite

LA DONATION ALPAC (1985-2020)

Ils sont sept artistes contemporains liégeois, de différentes générations, dont les oeuvres sont exposées aux cimaises de La Boverie : Marc Angeli, l’Atelier Pica Pica, André Delalleau, Catherine De Launoit, Pierre Gerard, Eva L’Hoest, et Pol Pierart. Leur point commun ? Leurs œuvres ont été acquises par l’ALPAC et ont fait l’objet d’une donation à la collection des Beaux-Arts en 2020.

Créée en 1985 à Liège, à l’initiative de l’échevinat de la Culture de la Ville de Liège et de plusieurs intellectuels, artistes et amateurs d’art de la région, l’ALPAC (pour Association liégeoise pour la promotion de l’art contemporain) a, jusqu’à sa disparition en 2020, été étroitement associée à l’existence du musée de La Boverie.

Durant trente-cinq ans, l’association a défendu et animé ce qui s’appelait alors le Musée d’art moderne et d’art contemporain (MAMAC), avec pour objectif de valoriser toutes les formes de création contemporaine, dans une large interdisciplinarité dont les arts plastiques constituaient la colonne vertébrale.

L’un des buts initiaux de l’ALPAC était également d’enrichir les collections muséales, en encourageant notamment les legs et donations de ses membres. Aussi, lorsque l’association a décidé de sa propre dissolution, en 2019, elle a souhaité rester fidèle à cet axe essentiel. Elle a donc acquis, auprès de sept artistes de Liège et ses environs, treize œuvres d’art contemporain. Peinture, installation, photographie, vidéo, art textile : pluridisciplinarité, innovation et qualité artistique ont été les critères de la sélection. Enfin, l’ALPAC a fait don en 2020 de ces œuvres à la Ville de Liège, pour qu’elles rejoignent la collection des beaux-arts de La Boverie. Pour la première fois, elles sont présentées au public, qui peut ainsi découvrir réunis les travaux des artistes Marc Angeli, Atelier Pica Pica (nom collectif de trois artistes), André Delalleau, Catherine De Launoit, Pierre Gerard, Eva L’Hoest, et Pol Pierart.

Entrée gratuite.
Du vendredi 3 juin au dimanche 7 août 2022.
La Boverie

Costa Lefkochir, le cheminement d’une quête

Œuvres monumentales 1989-2022
Exposition rétrospective et monographique du 6 mai au 7 août 2022 à La Boverie.

L’essence de cette exposition monographique repose sur la présentation des œuvres de grand format de Costa Lefkochir, peintures, sculptures et installations de 1987 à 2022. Dans cet ensemble qui couvrira 35 ans de production, nombre d’œuvres sont inédites, provenant de collections privées, d’institutions, d’entreprises et de l’atelier de l’artiste, certaines créées spécialement pour l’exposition qui comprendra plus de deux cents pièces.

Non chronologique, le parcours de l’exposition rassemble essentiellement des œuvres majeures en ce qu’elles sont significatives du chemin tracé et parcouru dans l’accomplissement d’un langage plastique imprégné d’une pensée foncièrement humaniste. L’ensemble réuni traduit une permanence de vision, de pensée, de conception dans une qualité de réalisation excluant un principe d’évolution. Les séries picturales ou sculpturales, les œuvres individuelles récentes ou anciennes, les installations, expriment des préoccupations et des recherches inscrites dans le temps mais constituant un tout indissoluble.

Cet état de création est animé par une spiritualité désireuse de trouver la meilleure adéquation possible dans une expression artistique hautement personnelle et singulière. La démarche en son entièreté procède d’une quête dans laquelle l’esprit et l’esthétique se rejoignent et se fondent dans l’affirmation de valeurs essentielles.

Au cours de la visite, l’exposition fera appel, de manière libre et volontaire, à la participation des visiteurs pour la réalisation d’une œuvre commune.

Une publication amplement illustrée, avec textes analytiques et interventions de l’artiste, retracera le parcours de manière chronologique.

La Boverie du 6 mai au 7 août 2022

Ticket d’entrée au musée (accès à la collection permanente et aux expositions « Costa Lefkochir », « Jacques Clauzel » jusqu’au 22.05 et « ALPAC » du 2.06 au 7.08) :

  • Adultes : 5€
  • Seniors/groupes : 3€
  • Jeunes < 26 ans : 0€
  • Article 27 : 1,25€

Billetterie en ligne


En parallèle à cette exposition, la Galerie Christine Colon présentera une exposition de Costa Lefkochir intitulée:
Cheminement d’une quête. Petits et moyens formats 2000-2022.
Exposition du 14 mai au 3 juillet 2022
Vernissage le samedi 14 mai de 14h à 19h
Galerie Christine Colon – Rue Saint Rémy, 12 – 4000 Liège

Visuel : Costa lefkochir, « Lettre à Dürkheim« , acrylique et élément sculptural sur carton marouflé sur châssis, 2020. © C. Lefkochir © Photo: Laura Lefkochir et Racines, acrylique sur toile, 150x200cm, 1992 © Photo : J.F Dreuilhe.

Espace Jeunes Artistes : Athanasia Vidali

« Au départ de ce travail est une comparaison du geste de dessiner avec le mouvement des vivants. Qu’est-ce qui anime le geste traçant une image ? S’intéressant à l’environnement et la vie hors de l’humain, j’ai commencé à m’approprier des paysages naturels trouvés dans l’histoire de l’art. L’idée était de mettre en question l’idéal qui veut que l’Homme possède un regard surplombant la nature grâce à sa rationalité. J’ai confronté ces points de vue en travaillant sur la surface du support, contre l’horizon visuel de l’image. Pour y parvenir, j’ai choisi des mouvements empruntés aux animaux ; en perçant, en coupant, en grattant ou en effaçant l’image, je cherchais à faire place à une vue autre sans horizon, qui surgit en tâtonnant, au contact de la matière. Lentement, les réponses que je cherchais germent de manière inattendue, à travers les fentes de ma propre perspective. De représentation visuelle, dernièrement, la nature semble émerger en tant que matière formant l’œuvre. Cette dernière, commence à ressembler à un organisme vivant, qui agit sur les questions de manière imprévue et vivante, évoquant des seuils qui vibrent de manière similaire aux tensions territoriales. « 
Athanasia Vidali

La Boverie
du 7 avril au 29 mai 2022
vernissage le 6 avril à 18h
Entrée libre

Photo : Athanasia Vidali, Paysage Troué II, détail, 2020.

Jacques Clauzel. Au cœur de l’épure.

Peintures à l’acrylique et mine de plomb sur du carton kraft tendu – ou pas -, dessins aquarellés sur de somptueux papiers artisanaux venus d’Inde ou de Thaïlande, gravures à l’eau-forte et aquatinte : quels que soient la technique et le support, l’œuvre de Clauzel s’offre sans artifice, rejetant les effets faciles et les contrastes – « le contraste fait un bruit énorme ! » -. Aux couleurs primaires, le peintre préfère les subtilités du noir et du blanc. Il affectionne les matériaux pour leur vérité, leur résistance et les hasards qu’ils peuvent générer. « Griffées, râpées, scarifiées, les surfaces subissent parfois un accrochage qui laisse à découvert le cœur du papier comme une plaie à vif » (Maurice Benhamou, 2009).

En 2018, l’artiste Jacques Clauzel, originaire de Nîmes, fait une importante donation au Musée des Beaux-Arts, soit un ensemble de 77 œuvres (peintures, estampes et dessins) qui fait aujourd’hui l’objet d’une présentation à La Boverie et s’accompagne d’un catalogue illustré. En 2020, l’artiste complète cette donation d’un ensemble d’une vingtaine de photographies noir et blanc, reflet de ses recherches picturales. Cette donation s’inscrit dans le sillage de l’exposition Deux peintres du peu présentée en duo avec Jean Degottex, au Mamac en 2012.

Exposition du 18 mars au 22 mai 2022
La Boverie
Tarif (expo Clauzel + Szymkowicz > 18.4 + collection permanente) : 5 € adultes / 3 € seniors, groupes / Gratuit pour les moins de 26 ans
Réservation : https://billetterie.laboverie.com/index-css5-laboverie-pg1.html

Espace Jeunes Artistes : Usha Lathuraz

La thématique de la mémoire a longtemps inspiré mon travail – je l’ai jusqu’ici abordée essentiellement à travers le prisme de la famille. Aujourd’hui, bien que je souhaite continuer d’alimenter ma réflexion sur le souvenir et la façon dont il détermine le possible, j’aimerais envisager plus spécifiquement l’idée d’évolution : la mienne évidemment, de la « petite fille » à la « femme », mais aussi celle des pensées, des actes que l’on pose sur son passage, de l’importance que l’on alloue aux éléments qui composent nos histoires.

Nous nous efforçons en permanence de nous situer dans une réalité que nous sentons pourtant friable, exposés que nous sommes à la dissipation de toute forme de conscience. Nous n’avons définitivement pas tout notre temps, c’est aussi le cas de nos proches. De ce constat, j’estime qu’il est possible de dégager un impératif simple : Il faut édifier notre expérience du monde et des autres tant que c’est encore possible. Constituer des souvenirs, car ils sont les seuls à demeurer, à pouvoir rappeler le temps, l’étirer. Cela implique d’interroger le rapport que nous entretenons vis-à-vis de la réalité et surtout la manière dont nous intervenons sur cette dernière.

Usha Lathuraz

Du 3 février au 3 avril
La Boverie
Entrée gratuite

Nouvel accrochage de la Galerie noire

« Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage »

Galerie noire de La Boverie (collections permanentes) propose un nouvel accrochage avec une sélection de 80 œuvres sur papier, dessins et estampes confondus.

Comme l’écrivait déjà du Bellay au 16e siècle, l’expérience viatique ne laisse indifférent. Quitter son lieu d’origine pour un certain temps, abandonner ses repères, son identité sociale, sa langue génèrent un décentrement sur soi et impacte directement la pratique artistique ou littéraire du voyageur.

En Italie, à Paris ou en Orient, les artistes prennent la route à pieds, à cheval, avec les moyens du bord selon les époques. Le voyage fait bien souvent partie intégrante de l’immersion. Sur place, le dépaysement stimule la création artistique et entraîne l’inspiration sur de nouvelles routes.

A travers une sélection de dessins et de gravures d’époques différentes, partez à la découverte des différents profils d’artistes-voyageur et de leurs destinations.

Dates : du 5 février au 26 juin 2022
La Boverie (Collections permanentes)

VISUEL Eugène Delacroix, Femme d’Alger, crayon et aquarelle sur papier, 200 x 285 cm © Ville de Liège, Musée des Beaux-Arts/La Boverie.

Charles Szymkowicz, le monde et l’intime

A travers une sélection d’œuvres minutieusement opérée, Charles Szymkowicz présente deux grands axes de son travail qui dans un dialogue fertile racontent son rapport au monde et à l’intime. Des portraits d’êtres proches et d’artistes qui lui sont chers – qu’il s’agisse de peintres, de sculpteurs, de compositeurs, de poètes, d’écrivains ou de philosophes – font face aux émotions que lui commande notre monde tourmenté. Dans cet échange riche et bilatéral, l’artiste présente les deux faces parmi les différentes urgences de ses inspirations humanistes. 

Une permanence cependant constitue un fil conducteur et anime l’artiste jusque dans ses plus profondes fibres créatrices. C’est le maintien, contre vents et marées, d’une originalité assumée souvent à contre-courant qui ne fait aucune concession et se présente au public dans une sincérité confondante et absolue.

Se donnant la gageure d’être lui-même dans un monde culturel où la mode fait office de dictat, Charles Szymkowicz éprouve une irrépressible et dévorante passion pour la figure de « l’artiste maudit ». Celui qu’on exclut pour ne pas répondre aux canons du temps, à l’approbation servile du plus grand nombre.

Marcher coûte que coûte vers la réalisation de soi-même et se présenter au monde à visage découvert est la route que l’artiste a choisi de suivre à l’égal des grands maîtres.

La Boverie
Du 10/12/2021 au 06/03/2022
PROLONGATION JUSQU’AU 18 AVRIL
Réservation recommandée : https://billetterie.laboverie.com

TARIFS : 

Ticket combiné pour l’exposition « Charles Szymkowicz » et les collections des Beaux-Arts :

  • Adultes : 5€
  • Seniors/groupes : 3€
  • Jeunes < 26 ans : 0€
  • Article 27 : 1,25€
  • Accès gratuit les premiers dimanches du mois.

Ticket combiné expositions (Szymkowicz + Inside Magritte) et collections des Beaux-Arts : 

  • Adultes : 17€
  • Seniors (+65 ans)/groupes (min. 20 pers.) : 15€
  • Jeunes (6-25 ans) : 8€
  • Enfants ( de 6 ans) : 0€
  • Groupes scolaires : 6€
  • Pack famille (2 adultes + 2 enfants de 618 ans) : 42€
    • + 6€ par enfant supplémentaire
  • Article 27 : 1,25€

Visuel : Charles Szymkowicz, Autoportrait avec l’art contemporain, 2004, acrylique sur toile, 205 × 180 cm.