Collections et actualités des musées de la Ville de Liège

Costa Lefkochir, le cheminement d’une quête

Œuvres monumentales 1989-2022
Exposition rétrospective et monographique du 6 mai au 7 août 2022 à La Boverie.

L’essence de cette exposition monographique repose sur la présentation des œuvres de grand format de Costa Lefkochir, peintures, sculptures et installations de 1987 à 2022. Dans cet ensemble qui couvrira 35 ans de production, nombre d’œuvres sont inédites, provenant de collections privées, d’institutions, d’entreprises et de l’atelier de l’artiste, certaines créées spécialement pour l’exposition qui comprendra plus de deux cents pièces.

Non chronologique, le parcours de l’exposition rassemble essentiellement des œuvres majeures en ce qu’elles sont significatives du chemin tracé et parcouru dans l’accomplissement d’un langage plastique imprégné d’une pensée foncièrement humaniste. L’ensemble réuni traduit une permanence de vision, de pensée, de conception dans une qualité de réalisation excluant un principe d’évolution. Les séries picturales ou sculpturales, les œuvres individuelles récentes ou anciennes, les installations, expriment des préoccupations et des recherches inscrites dans le temps mais constituant un tout indissoluble.

Cet état de création est animé par une spiritualité désireuse de trouver la meilleure adéquation possible dans une expression artistique hautement personnelle et singulière. La démarche en son entièreté procède d’une quête dans laquelle l’esprit et l’esthétique se rejoignent et se fondent dans l’affirmation de valeurs essentielles.

Au cours de la visite, l’exposition fera appel, de manière libre et volontaire, à la participation des visiteurs pour la réalisation d’une œuvre commune.

Une publication amplement illustrée, avec textes analytiques et interventions de l’artiste, retracera le parcours de manière chronologique.

La Boverie du 6 mai au 7 août 2022

Ticket d’entrée au musée (accès à la collection permanente et aux expositions « Costa Lefkochir », « Jacques Clauzel » jusqu’au 22.05 et « ALPAC » du 2.06 au 7.08) :

  • Adultes : 5€
  • Seniors/groupes : 3€
  • Jeunes < 26 ans : 0€
  • Article 27 : 1,25€

Billetterie en ligne


En parallèle à cette exposition, la Galerie Christine Colon présentera une exposition de Costa Lefkochir intitulée:
Cheminement d’une quête. Petits et moyens formats 2000-2022.
Exposition du 14 mai au 3 juillet 2022
Vernissage le samedi 14 mai de 14h à 19h
Galerie Christine Colon – Rue Saint Rémy, 12 – 4000 Liège

Visuel : Costa lefkochir, « Lettre à Dürkheim« , acrylique et élément sculptural sur carton marouflé sur châssis, 2020. © C. Lefkochir © Photo: Laura Lefkochir et Racines, acrylique sur toile, 150x200cm, 1992 © Photo : J.F Dreuilhe.

Espace Jeunes Artistes : Athanasia Vidali

« Au départ de ce travail est une comparaison du geste de dessiner avec le mouvement des vivants. Qu’est-ce qui anime le geste traçant une image ? S’intéressant à l’environnement et la vie hors de l’humain, j’ai commencé à m’approprier des paysages naturels trouvés dans l’histoire de l’art. L’idée était de mettre en question l’idéal qui veut que l’Homme possède un regard surplombant la nature grâce à sa rationalité. J’ai confronté ces points de vue en travaillant sur la surface du support, contre l’horizon visuel de l’image. Pour y parvenir, j’ai choisi des mouvements empruntés aux animaux ; en perçant, en coupant, en grattant ou en effaçant l’image, je cherchais à faire place à une vue autre sans horizon, qui surgit en tâtonnant, au contact de la matière. Lentement, les réponses que je cherchais germent de manière inattendue, à travers les fentes de ma propre perspective. De représentation visuelle, dernièrement, la nature semble émerger en tant que matière formant l’œuvre. Cette dernière, commence à ressembler à un organisme vivant, qui agit sur les questions de manière imprévue et vivante, évoquant des seuils qui vibrent de manière similaire aux tensions territoriales. « 
Athanasia Vidali

La Boverie
du 7 avril au 29 mai 2022
vernissage le 6 avril à 18h
Entrée libre

Photo : Athanasia Vidali, Paysage Troué II, détail, 2020.

Jacques Clauzel. Au cœur de l’épure.

Peintures à l’acrylique et mine de plomb sur du carton kraft tendu – ou pas -, dessins aquarellés sur de somptueux papiers artisanaux venus d’Inde ou de Thaïlande, gravures à l’eau-forte et aquatinte : quels que soient la technique et le support, l’œuvre de Clauzel s’offre sans artifice, rejetant les effets faciles et les contrastes – « le contraste fait un bruit énorme ! » -. Aux couleurs primaires, le peintre préfère les subtilités du noir et du blanc. Il affectionne les matériaux pour leur vérité, leur résistance et les hasards qu’ils peuvent générer. « Griffées, râpées, scarifiées, les surfaces subissent parfois un accrochage qui laisse à découvert le cœur du papier comme une plaie à vif » (Maurice Benhamou, 2009).

En 2018, l’artiste Jacques Clauzel, originaire de Nîmes, fait une importante donation au Musée des Beaux-Arts, soit un ensemble de 77 œuvres (peintures, estampes et dessins) qui fait aujourd’hui l’objet d’une présentation à La Boverie et s’accompagne d’un catalogue illustré. En 2020, l’artiste complète cette donation d’un ensemble d’une vingtaine de photographies noir et blanc, reflet de ses recherches picturales. Cette donation s’inscrit dans le sillage de l’exposition Deux peintres du peu présentée en duo avec Jean Degottex, au Mamac en 2012.

Exposition du 18 mars au 22 mai 2022
La Boverie
Tarif (expo Clauzel + Szymkowicz > 18.4 + collection permanente) : 5 € adultes / 3 € seniors, groupes / Gratuit pour les moins de 26 ans
Réservation : https://billetterie.laboverie.com/index-css5-laboverie-pg1.html

Espace Jeunes Artistes : Usha Lathuraz

La thématique de la mémoire a longtemps inspiré mon travail – je l’ai jusqu’ici abordée essentiellement à travers le prisme de la famille. Aujourd’hui, bien que je souhaite continuer d’alimenter ma réflexion sur le souvenir et la façon dont il détermine le possible, j’aimerais envisager plus spécifiquement l’idée d’évolution : la mienne évidemment, de la « petite fille » à la « femme », mais aussi celle des pensées, des actes que l’on pose sur son passage, de l’importance que l’on alloue aux éléments qui composent nos histoires.

Nous nous efforçons en permanence de nous situer dans une réalité que nous sentons pourtant friable, exposés que nous sommes à la dissipation de toute forme de conscience. Nous n’avons définitivement pas tout notre temps, c’est aussi le cas de nos proches. De ce constat, j’estime qu’il est possible de dégager un impératif simple : Il faut édifier notre expérience du monde et des autres tant que c’est encore possible. Constituer des souvenirs, car ils sont les seuls à demeurer, à pouvoir rappeler le temps, l’étirer. Cela implique d’interroger le rapport que nous entretenons vis-à-vis de la réalité et surtout la manière dont nous intervenons sur cette dernière.

Usha Lathuraz

Du 3 février au 3 avril
La Boverie
Entrée gratuite

Nouvel accrochage de la Galerie noire

« Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage »

Galerie noire de La Boverie (collections permanentes) propose un nouvel accrochage avec une sélection de 80 œuvres sur papier, dessins et estampes confondus.

Comme l’écrivait déjà du Bellay au 16e siècle, l’expérience viatique ne laisse indifférent. Quitter son lieu d’origine pour un certain temps, abandonner ses repères, son identité sociale, sa langue génèrent un décentrement sur soi et impacte directement la pratique artistique ou littéraire du voyageur.

En Italie, à Paris ou en Orient, les artistes prennent la route à pieds, à cheval, avec les moyens du bord selon les époques. Le voyage fait bien souvent partie intégrante de l’immersion. Sur place, le dépaysement stimule la création artistique et entraîne l’inspiration sur de nouvelles routes.

A travers une sélection de dessins et de gravures d’époques différentes, partez à la découverte des différents profils d’artistes-voyageur et de leurs destinations.

Dates : du 5 février au 26 juin 2022
La Boverie (Collections permanentes)

VISUEL Eugène Delacroix, Femme d’Alger, crayon et aquarelle sur papier, 200 x 285 cm © Ville de Liège, Musée des Beaux-Arts/La Boverie.

Charles Szymkowicz, le monde et l’intime

A travers une sélection d’œuvres minutieusement opérée, Charles Szymkowicz présente deux grands axes de son travail qui dans un dialogue fertile racontent son rapport au monde et à l’intime. Des portraits d’êtres proches et d’artistes qui lui sont chers – qu’il s’agisse de peintres, de sculpteurs, de compositeurs, de poètes, d’écrivains ou de philosophes – font face aux émotions que lui commande notre monde tourmenté. Dans cet échange riche et bilatéral, l’artiste présente les deux faces parmi les différentes urgences de ses inspirations humanistes. 

Une permanence cependant constitue un fil conducteur et anime l’artiste jusque dans ses plus profondes fibres créatrices. C’est le maintien, contre vents et marées, d’une originalité assumée souvent à contre-courant qui ne fait aucune concession et se présente au public dans une sincérité confondante et absolue.

Se donnant la gageure d’être lui-même dans un monde culturel où la mode fait office de dictat, Charles Szymkowicz éprouve une irrépressible et dévorante passion pour la figure de « l’artiste maudit ». Celui qu’on exclut pour ne pas répondre aux canons du temps, à l’approbation servile du plus grand nombre.

Marcher coûte que coûte vers la réalisation de soi-même et se présenter au monde à visage découvert est la route que l’artiste a choisi de suivre à l’égal des grands maîtres.

La Boverie
Du 10/12/2021 au 06/03/2022
PROLONGATION JUSQU’AU 18 AVRIL
Réservation recommandée : https://billetterie.laboverie.com

TARIFS : 

Ticket combiné pour l’exposition « Charles Szymkowicz » et les collections des Beaux-Arts :

  • Adultes : 5€
  • Seniors/groupes : 3€
  • Jeunes < 26 ans : 0€
  • Article 27 : 1,25€
  • Accès gratuit les premiers dimanches du mois.

Ticket combiné expositions (Szymkowicz + Inside Magritte) et collections des Beaux-Arts : 

  • Adultes : 17€
  • Seniors (+65 ans)/groupes (min. 20 pers.) : 15€
  • Jeunes (6-25 ans) : 8€
  • Enfants ( de 6 ans) : 0€
  • Groupes scolaires : 6€
  • Pack famille (2 adultes + 2 enfants de 618 ans) : 42€
    • + 6€ par enfant supplémentaire
  • Article 27 : 1,25€

Visuel : Charles Szymkowicz, Autoportrait avec l’art contemporain, 2004, acrylique sur toile, 205 × 180 cm.

Pierre Devreux, corolles d’hiver

Des pétales de fleurs vont recouvrir notre musée en décembre. 

Des fleurs avec ou sans épines.

Feu d’artifice ou taches de sang, les corolles seront là pour enchanter les yeux du jardinier (d’amour) qui sommeille en nous.

Pierre Devreux.

Dès le 9 décembre 2021, le musée de La Boverie présente une exposition consacrée à l’artiste Pierre Devreux.

Polymorphe et synthétique, suggestive et énergique, l’œuvre de Pierre Devreux plonge ses racines au cœur de nous-même et nous met au défi de trouver la source – celle d’où émerge l’élan de vie qui rapproche les Hommes.

Inspiré par ses maîtres d’art, il déploie son talent en une énergie explosive tandis que ses pinceaux captent l’essence des choses dans un langage fait de couleurs et de formes multiples.

Cette exposition sera l’occasion de promouvoir la sortie du « beau livre » (+ de 300pages) intitulé « Ce tableau va me tuer » consacré à l’œuvre complète de Pierre Devreux.

Covid Safe Ticket d’application au musée, ainsi que le port du masque.

La Boverie
Entrée gratuite
Du 09/12/2021 au 06/03/2022
Réservation recommandée : https://billetterie.laboverie.com

Visuel : Pierre Devreux (détail) © SABAM Belgium 2021

Espace Jeunes Artistes : Sarah Joveneau

PIEL de LUCHA* 

Ces images mettent en lumière la peau des manifestations féministes chiliennes de Valparaiso et Santiago, d’automne 2018. Des milliers de femmes et de personnes issues d’autres minorités de genre descendent dans les rues pour crier leurs espoirs, tatouent les murs de leurs fêlures et laissent leurs revendications courir sur les trottoirs …  

 J’ai voulu photographier ces corps qui reprennent leur autonomie dans les rues, réincarnés par le vivant tels des territoires de résistance depuis lesquels lutter. Rendre visibles ces bouts de peau comme des paysages qui se réveillent, s’animent, dansent, chantent et crient dans le clair-obscur de la désobéissance civile cognant sous les lampadaires. Mémoriser ces visages, des fragments de leur histoire, cette parole qui se libère, cette intimité qui se dénude et se dénoue, mais surtout l’audace de cette époque volcanique et la résilience de ses protagonistes.

Sarah Joveneau

*PEAU de LUTTE

Gratuit
LA BOVERIE  /  Parc de la Boverie • 4020 Liège
jusqu’au 30 janvier 2022


Mesures sanitaires : Covid Safe Ticket + port du masque