Collections et actualités des musées de la Ville de Liège

Créamusée : initiation à la fouille.

COMPLET !

Archéologue en herbe, à vos pinceaux ! ce dimanche 2 août, vous apprendrez comment se déroulent les fouilles archéologiques et peut-être découvrirez-vous un trésor enfoui sous le sable ?

Tous les premiers dimanches du mois, les musées sont accessibles gratuitement. C’est l’occasion de venir en famille et de suivre les ateliers créatifs qui vous sont proposés par le Service Animations des Musées de la Ville de Liège. Peinture, sculpture, bricolage, collage,… venez exercer votre sens artistique au musée.

Dimanche 2 août de 14h00 à 17h00
Au Grand Curtius
De 6 à 12 ans (accompagnés des parents)
Gratuit

Informations : +32 (0)4 221 68 32 (37) – animationsdesmusees@liege.be

Inscription obligatoire : Merci de remplir le formulaire suivant : https://forms.gle/kN3iPpEMU6cwSP6x8

Cinémusée : Autoportrait de James Ensor

Je suis fou, je suis sot, je suis méchant – Autoportrait de James Ensor
Un film de Luc de Heusch (1990 – 55’)
Du jeune Ensor, artiste génial et peu connu, au Baron Ensor, couvert d’honneur, qui ne peignait plus que des tableaux où il faisait son propre plagiat, Luc de Heusch propose la lecture d’un homme et d’une oeuvre. Musicien du dimanche, misogyne convaincu, talentueux imprécateur, amoureux de la Sirène, vendeur de souvenirs de plage, il a laissé des dessins fulgurants et quelques oeuvres majeures de la peinture du 20ème siècle. Au centre du film, le problème de l’impuissance créatrice (personnelle ?) qui l’a frappé au milieu de sa vie. En décor, Ostende, reine des plages, la mer du Nord, admirablement photographiée.

Depuis janvier 2011, le Grand Curtius invite le cinéma au Musée. En collaboration avec le Centre du Film sur l’Art (CFA), « Cinémusée » propose, tous les 3e mercredis du mois une projection cinématographique ayant pour thème l’art. Au cours de ce cycle, les artistes et courants artistiques seront explicités à travers des œuvres cinématographiques, destinées aux étudiants, aux passionnés et à tout un chacun. Les séances sont suivies d’un débat, animé par Loraine Jacoletig, historienne de l’art.

Informations :
Grand Curtius
16/09/2020 à 12h30
Prix : 3 €
Informations : +32 (0)4 221 68 32 (37) – 
Paiement au musée le jour de votre visite

Réservation obligatoire : https://forms.gle/kB6zCrjhpy9fi4KW7

D’UN MUSÉE À L’AUTRE

Découvrez la Boverie et le Grand Curtius, en Navette fluviale !

Cette année encore, partez à la découverte des musées via un transport hors du commun : la navette fluviale.

Grâce à un ticket combiné, découvrez les collections permanentes de La Boverie et du Grand Curtius jusqu’au 30 septembre. Ce ticket offre le trajet en bateau qui relie les deux institutions, et allie moment de détente et de découverte avec un nouveau regard sur la ville.

Le combiné, au prix de 15€, sera disponible durant toute la période de navigation de la Navette Fluviale, jusqu’au 30/09/2020. Il sera en vente à l’accueil de La Boverie, du Grand Curtius, à l’Office du Tourisme, ainsi qu’en ligne sur le site internet de l’Office du tourisme. Les personnes ayant acheté ce billet combiné n’auront pas l’obligation de visiter les deux musées le même jour.

Informations pratiques :

Prix 15€
Inclus :

  1. Un accès aux collections du Grand Curtius
  2. Un accès aux collections de La Boverie 
  3. Un ticket journalier pour la Navette fluviale

En raison des mesures liées au Covid-19, il est obligatoire de réserver votre visite dans chacun des deux musées. Plus d’informations pratiques sur les réservations sur https://www.grandcurtius.be/ et sur  https://www.laboverie.com/

Validité :

Jusqu’au 30/09/2020 pour la Navette et les collections
Offre non cumulable avec d’autres promotions.

Points de vente :

Grand Curtius, Feronstrée 136 – 4000 Liège
La Boverie, Parc de la Boverie 3 – 4020 Liège
Office du Tourisme de Liège, Quai de la Goffe 13 – 4000 Liège

Jusqu’à épuisement des stocks.

Visite thématique : La Vierge dans tous ses états

Au sein des collections d’Art religieux du Grand Curtius, les représentations de la Vierge Marie sont nombreuses. A chaque époque, l’image mariale reflète les idées de son temps et la manière de vivre la foi. Un voyage au cœur de l’histoire de l’art comme miroir de l’évolution de la société.

Dimanche 16/08/2020 de 14:00 à 15:00
Grand Curtius

Réservation obligatoire https://forms.gle/kN3iPpEMU6cwSP6x8

TARIFS 10€/adultes

Cinémusée : Retour vers le néolithique

Un film de Jacques Mitsch (2003 – 52’)

Dix à douze personnes sont réunies pour quelques semaines dans un village néolithique. Leur mode de vie sera identique à celui des derniers hommes de la Préhistoire. Pour mieux les connaître, nous utilisons le moyen de l’expérimentation scientifique. Elle consiste à s’immerger dans les conditions théoriques d’une période pour en approcher la réalité pratique. Percevoir et montrer pour comprendre et, grâce aux scientifiques qui nous accompagnent, expliquer comment l’homme a passé ce cap de la Préhistoire à l’Histoire est notre ambition.

Cinémusée propose, tous les 3e mercredis du mois, une projection cinématographique en lien avec le monde artistique. Artistes, courants et institutions artistiques seront analysés à travers des œuvres cinématographiques, destinées aux passionnés, aux étudiants et à tout un chacun. Les séances sont suivies d’un débat, animé par Loraine Jacoletig, historienne de l’art.

Mercredi 19/08/2020 à 12:30
Auditorium du Grand Curtius
Réservation obligatoire:  https://forms.gle/kN3iPpEMU6cwSP6x8
Tarif : 3 euros

Visite virtuelle du Salon aux Palmiers du Grand Curtius

Grâce aux prises de vue réalisées par le photographe Thierry Lechanteur, plongez-vous dans l’ambiance raffinée du Salon aux Palmiers comme si vous étiez.

Cet espace, rendu exotique par la présence d’ornements en forme de palmiers, conserve des collections de pendules, porcelaines et autres objets d’art décoratifs qui traduisent les idées des philosophes des Lumières.

Visitez-le dès à présent virtuellement :

Salon aux Palmiers

Cela vous a plu ? N’hésitez pas à effectuer la visite virtuelle complète du musée 

Visite virtuelle du Grand Curtius : la salle de la Préhistoire

Le photographe Thierry Lechanteur nous propose la visite virtuelle des différents salles du Grand Curtius. Débutons la balade par la salle de la Préhistoire :

Les artéfacts préhistoriques exposés, issus des anciens Musées d’Archéologie et d’Arts décoratifs, proviennent essentiellement de la collection Marcel de Puydt – donation faite à la Ville de Liège en 1920 – ; fruit des recherches personnelles de cet archéologue pendant près de 50 ans, et des fouilles menées à Spy (1885-1886) et en Hesbaye (1888 – début du 20e siècle). Avec la donation Georges Cumont (1914), cette donation exceptionnelle permit de constituer une des collections de Préhistoire les plus riches du pays.

Sa description s’accompagne de prises de vue qui vous permettent, dès à présent, de visiter la salle virtuellement :

Photo à 360° de la salle de la Préhistoire prise par le photographe liégeois Thierry Lechanteur

Cela vous a plu ? Effectuez la visite virtuelle complète du musée.

 

À la découverte des chefs-d’œuvre du Grand Curtius : un peigne à 4 dents daté de – 5300 ans

Ce petit peigne en os nous entraîne au néolithique ancien. La culture rubanée est la plus ancienne d’Europe centrale. Elle se serait diffusée dans nos régions depuis l’actuelle Roumanie, en suivant le cours du Danube.
C’est la civilisation Starcevo qui va jouer un rôle important dans la néolithisation de l’Europe centrale, atteignant rapidement l’Allemagne, la France et nos régions, principalement la Hesbaye liégeoise.

À cette époque, les hommes abandonnent leur vie de nomades, basée sur la chasse et la cueillette pour se tourner vers l’élevage et l’agriculture. La vie sédentaire les amène à cultiver des céréales en quantité et à produire des récipients pour les stocker.

Ils fabriquent des vases en terre cuite qu’ils décoreront préalablement à l’aide de notre fameux peigne. Ce dernier leur permet de tracer dans la terre encore crue toutes sortes de motifs qui diffèrent selon les aires géographiques d’occupation. Dans nos régions, ces motifs constitués de lignes parallèles et de points entourent le récipient de manière à former un ruban (qui donnera son nom à la période historique du rubané).  

En voilà un petit objet qui a des choses à raconter !

À l’ombre de l’atelier : le métier de restaurateur

En déambulant dans les couloirs du musée, difficile de s’imaginer les nombreux métiers qui assurent son fonctionnement au quotidien. C’est notamment le cas des restaurateurs dont la mission, pourtant essentielle, consiste à veiller au bon état des collections et à les préparer en vue de leur exposition. Le temps d’un article, Christophe et Audrey vous invitent à passer la porte de leur atelier et à en découvrir un peu plus sur ce travail, d’ordinaire effectué à l’abri des regards.

Restaurer, ce n’est ni inventer, ni adapter l’œuvre afin de la faire correspondre à certains critères de beauté. Il s’agit de poser un diagnostic précis qui orientera le type de traitement à réaliser. Pour cela, l’œil est notre premier outil nous confie Audrey Jeghers, spécialiste en restauration de tableaux, ou plutôt ‟conservation – restauration″ comme l’appellent désormais les gens de la profession en raison des différentes natures de travail à effectuer.

Alors que la conservation ne tiendra pas compte de l’aspect esthétique de l’œuvre mais tentera plutôt de prévenir les dégâts et de les réparer, la restauration se souciera davantage de son rendu final.

« Les Experts » des musées

À ce stade, vous êtes en droit de vous demander « concrètement, en quoi est-ce que cela consiste ? ». Pour y répondre, Christophe Remacle, lui aussi spécialisé dans la restauration de tableaux, nous a gentiment ouvert les portes de l’atelier et a pris le temps de tout nous expliquer. Car comme il le rappelle : restaurer ce n’est qu’une partie de notre métier.

  • Tout débute par une demande de la part d’un conservateur ou d’un chargé d’exposition : lorsque celui-ci choisit les pièces à exposer, les restaurateurs se rendent dans les réserves pour réaliser un premier constat de l’œuvre et estimer l’ampleur de la tâche à effectuer. Sur base de leur avis et des délais impartis, il peut être décidé de réaliser le travail en interne ou de recourir aux services d’un restaurateur extérieur.
     
  • La restauration à proprement parler peut ensuite démarrer. Dans le cadre de la restauration d’un tableau, on procède souvent à l’élimination des anciennes couches de vernis oxydés, jaunis avec le temps. Pourquoi est-ce si important ? Car le vernis oxydé va ramener les différents plans présents sur le tableau sur un seul, diminuant ainsi sa profondeur et perturbant sa lisibilité. En rendant au tableau son aspect d’origine, les restaurateurs contribuent donc à le rendre plus compréhensible. Ils travaillent d’ailleurs de concert avec des historiens de l’art qui vont pouvoir étudier les œuvres sous un regard neuf et faire d’éventuelles découvertes qui rendront l’histoire autour du tableau beaucoup plus riche. S’en suivent d’autres étapes importantes telles que la réparation des déchirures de toile ou le collage des joints d’un panneau pour finir par le comblement et la retouche des lacunes.
     
  • Quel qu’en soit le but final, les restaurateurs doivent se montrer patients et méticuleux lors de la restauration : procéder avec prudence, étape par étape demeure essentiel pour éviter d’apporter à l’objet des changements irréversibles. Connaître ses limites se révèle tout aussi important : il y a tellement de matériaux à travailler, chacun avec ses spécificités… il vaut parfois mieux reconnaître que cela dépasse notre champ d’expertise et confier certaines matières que nous n’avons pas l’habitude de travailler à d’autres restaurateurs dont c’est le métier souligne Christophe.
     
  • Mais une fois l’œuvre prête à être exposée, le travail n’est pas terminé ! Dans le cadre de prêts d’objets de collections entre les musées, les restaurateurs doivent s’assurer du transport de ces derniers dans les meilleures conditions et être présents sur les lieux de montage et de démontage afin de pouvoir en dresser des constats d’état à chaque phase de la préparation, de leur mise en caisse à leur accrochage au sein de l’exposition.

Le métier de restaurateur, tout un art… mais pas que !

Qu’il s’agisse de connaître les propriétés des différents solvants nécessaires au dévernissage du tableau ou de s’assurer de maintenir les œuvres dans des conditions optimales de conservation, la pratique de la restauration mobilise autant de connaissances scientifiques qu’artistiques.

C’est dans cette optique de dévoiler les différentes facettes de son métier qu’en 2019, Audrey s’est temporairement installée dans un espace habituellement dédié aux collections du musée afin de restaurer le tableau « L’Exode de Jacob » de Cornelis Buys. Au-delà de permettre aux visiteurs qui le souhaitaient de la regarder travailler, cette véritable première au Grand Curtius s’est accompagnée d’une série d’ateliers ouverts au cours desquels le public était invité à échanger avec Audrey tout en recevant des explications sur les produits et techniques utilisé(e)s lors des différentes phases de la restauration. Vous nous avez manqué ? N’hésitez pas à consulter, ici, le déroulement des événements.

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En résumé
  1. La conservation préventive vise à anticiper les causes de dégradation d’un objet du patrimoine en agissant sur son environnement (veiller à la stabilité du climat ou à l’utilisation d’un éclairage adapté).
     
  2. En cas de dégradation, la conservation curative a pour but de traiter ses effets et de stopper son évolution, notamment par la consolidation ou la réparation de matériaux affaiblis.
     
  3. La restauration regroupe l’ensemble des opérations qui ne sont pas indispensables à la survie de l’objet mais qui permettent de le mettre en valeur et d’améliorer sa lisibilité (par exemple: le comblement et la retouche des lacunes).